Band 
Tome premier.
Seite
207
JPEG-Download
 

1 c st I

AUTOUR DU MONDE.

^ir C) Pctit-e pagode isolée et presque soli-cites r , Ull<i or R° ni iance et d’une symétrie par-''%'iiai,^ 1 taUt au ^ ronton un Ri cu monté sur un;H üu > et à chaque angle saillant un des. Ca ractéristiques des monumens duS''u,] lp Usnie et du bramanisme. A droite , à

207

Petite 1 SUr t ^ evant R u temple, figuraientSi e ^ cl ‘ a pelles votives ou praws, dont laH XXy ^ e a ' 1 celle des clochetons sarrazins^ié ^ Un P eu plus loin un cénotaphe

vV a ° Utama > qui est le Bouddha actuel,ie nt , a ttssi un examen attentif. Le monu-atl) lptû - i en ma rhre chinois parfaitementsou 5 ’ ,, ails une couche pratiquée au sommet,^ a lt re a ^ r i d’une espèce de toit, BouddhaeSeiu ® couché, pendant qu’un de scstenait en adoration devant lui

fii

(l VVv Se

% X *Vl

l)tj ^ 3), Cette espèce de mausolée votif

1 Purp Cara ctère naïl' et simple, qui le classaitfoi,. ^Us

, Ul ts e ra Pprochant du centre de la ville,

ra Utes dans quelques habitations ; elleshP l 'esq,

pie toutes construites en bambou

^ -tf 0s [ es de feuilles de palmier, avec desv“. Petit l [ C ‘ illa 3 ces pour les tenir plus aérées :(j 3 ' 1 Oj'jj- ° s planté d’arbres fruitiers leur ser-I, c es „ fU’einent d’appendice. Devant l’une*1 e ’ nous VAmes un cou P Ae siamois,„ et Emilie ; l’homme était à demi(|,N S j seule pièce de toile l’enveloppait^■X Xvi ^ute des reins jusqu’à mi-jambeJ^otijj ~). La femme, assise sur un canapé?Cey e nait a la main un éventail ; elle avaittr^ * ïas comme un homme ; un pagneS* 6 a de SUr son cpaule lui laissait la poi-(P Ve^ ^couverte ; son pantalon assezttV X Xyj ait se nouer au-dessous du genouL 11 do Uc La physionomie de cette femmetj, e fa Se ’ 8 ra cieuse, avenante ; cette cheve-t t( ^ a t costume étrange et simple, enclian-(jH tl aii Con) pagnon de voyage. Il voulutp g S a case où nous trouvâmes d’abordc °t(li a < | U ,^ e Refiance , puis de l’abandon etV* ^iso h ° S P italil c-

^ ris Res riches marchands, celles deslt(l e ^Ripai,. r °^ aurae j les temples , les palais

Ç|J .| p, Mutent faits de matériaux plus so-lj f j e s q e Us coûteux que le bambou et les0 Ue , le P alrn ier. Le marbre, la pierre, lav ht 1aî is C g Il0rt * er > le hois de charpente en-% tpij GS instructions. La toiture est sou-.£Ü*. a muses, parfois en étain laminé

üNW;"0“iu«„lh.

^clq Celle première course à travers° Us re S a g;nâmes les bords du Moi-

nan où nous prîmes congé de l’obligeant Sil-veira. Le lendemain, Norberg me réveilla defort bonne heure. « Allons revoir la ville, medit-il, mais seuls cette fois; il faut examiner cepeuple-là de plus près qu’hier pour savoir qu’enpenser. Je n’aime ni les explications toutes mâ-chées , ni les opinions toutes faites. » Peu deminutes après, nous accostions l’un des radeauxqui bordent la rive, et bientôt une populaceempressee xious entoura et nous suivit en gros-sissant toujours. C’étaient, sur notre passage,tantôt des cris confus , tantôt de stupides ques-tions auxquelles notre interprète ne répondaitqu’en haussant les épaules. Ce qui préoccupaitle plus cette foule, c’était de savoir de quelleétoffe étaient nos habits, et à quel usage ser-vaient les petits colifichets de la toilette euro-péenne. Ainsi escortés, nous parcourûmes lesquartiers les plus populeux ; nous vîmes le bazarchinois entièrement pavé de briques, où setrouvaient étalées une foule de marchandisesd’Asie et d’Europe; des crêpes de Chine queportent les Siamoises, des toiles de Bengale etdes draps d’Angleterre ; nous passâmes sous lesremparts de la forteresse, ouvrage sans fossé etsans canons ; nous visitâmes la prison, la ma-nufacture de poudres et quelques asiles publicsqui ressemblent aux chauderies hindoues.

Banckock est bâtie sur un terrain d’alluvionqui a partout de la fermeté et de la consistance.De grands canaux, avec une foule de petits cm-brancliemens, l’cnlacent et en font une espècede Venise . Ces canaux sont couverts de bateauxmarchands qui, chargés de riz, de coton, desel, d’huile et de poisson salé, forment autantde magasins de gros et de détail le long du quai.De temps en temps, sur ces étroites lagunes, pa-raissent des ponts informes composés de simplestroncs d’arbres et projetant leurs arches jusqu’àtrente pieds de hauteur. Pour les traverser sanscrainte, il faut avoir la hardiesse et l’aplombd’un équilibriste.

Nous marchions depuis deux heures sans queNorberg m’eût adressé la parole. Absorbédans son rôle d’observateur, il semblait m’a-voir oublié : enfin il rompit le silence. « Toutcela est bien misérable, dit-il, hommes, mai-sons, industrie, mœurs, caractère. Une demi-civilisation a gâté cette race : mieux vaudraitpour elle la barbarie du Mautchou. Lâcheté,fainéantise, vanité, bassesse, voilà ce qui estécrit sur ces physionomies. Il ne faut pas s’é-tonner si l’on trouve ici des courtisans qui sejettent à plat ventre devant un roi. »

Nous cherchions encore à nous frayer lin