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Tome premier.
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lam*° U euro péenne. Son accueil fut bien-

civil

v eill ant -

do nna P° ur les évêques missionnaires ; il leurdère^t*} 11 leria * n ou camp, dans lequel ils fon-fie^s , e . séminaire de Saint-Joseph. Des chré-^ r S Cr SréS Gochinchine à la suite d’unea l0 ^ re ^SÎ euse » 'vinrent se ranger souscha^ 0rit< i épiscopale et formèrent sur-le->ni er Ul ^ cioyau de communion. Mais ce pre-sser,. . Ces ne fut rien auprès de ceux que leur. C e U i lc . haSard -

a e Tch 6 lasaien e ff et qui conduisit à la couri\, CQn a °U-Naraïa un aventurier, Constantin (lr es ■ Grec deCéphalonie, venu jeune à Lon-amené dans les Indes par son pro-mus j ’ tour à tour commis marchand, soldat61 s übi ,.'Uiliec anglaise, brocanteur, armateurX ij! 0 ^ Car S ue * Après une série de voyages plusheureux, la tempête le jeta sur une4 la CQü ^n> e temps que l’ambassadeur de Siamc ® di„ n . r Perse. Quelques services rendus àhev,.. aire furent l’occasion de sa fortune.

AUTOUR DU MONDE.

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avec lui à Sio - Thya, P’halcon y

''aij.ç pauvre d’abord et nourri dans le sénn-V a aux frais de l’évêque de Beryte. Mais, dansde ’cuce que lui donna le roi, il fit preuveS,^ 1 de sagacité, il développa des vues siHüg s i justes sur la politique siamoise,Has u ‘N»raïa se l’attacha d’abord commec lpj. e aa detu- ; ensuite comme confident intime^’èc^ ler ministre. Poussé au pouvoir par les^Hji 5 . lançais, Plialcon ne les oublia pas'1 S '^ait ( y f u t assis. Chrétien grec en naissant,P r °testant à Londres ; il devint ca-^* am P ar calcul plutôt que par con-S >ni s ' UlVl hiiieu X et rusé, il protégea les travauxAta'ia j° ni mircs, obtint pour eux de Tcliaou-1 h d e ° S P r lviléges et des secours, leur fit .j' )r >>ii lai S faisons et des églises. Mais sa pensée |t^ala' 1 . 16 ata it plus politique que religieuse;r ati Ct} * ar river des évêques français au roi de. dej Se créer un titre auprès de Louis XIV

A X... aiu étédens canables de toucher ce mo-

>. "^ccüens capables de toucher ce mo-

Xk^et u

X ^Sadg* * ^ ut bientôt question à Paris d’uneh, r b X fr an ^ U . e r °i de Siam envoyait à Sa^ d(‘m' ,aiSe sans que personne eût sollicitéX V ific a ^ c he. On prit d’abord le fait pourXl^'ssiQj^on > mais les pères Vachet et Pas-X>. ‘ Ps r ,„ aires > levèrent facilement les scru-

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«. <lüj", e ? em ® l ' ent les lettres des évêquesXiJ^X et Joignaient du sérieux de l’am-

Sùli dé

, y. , caractère des deux mandarinsf® c hés comme plénipotentiaires à^ l'i , ors ce fut une affaire d’Etat pourc ‘ n mnial et l’étiquette de l’audience.

On conseilla au roi d’en imposer par l’éclat ex-térieur à des hommes inaccessibles à toute au-tre influence ; et Louis XIV se laissa affublerd’un habit tellement surchargé d’or et de pier-reries , qu’il succombait sous le faix. On reçutles ambassadeurs à Versailles , au milieu d’unecour toute elincelante de brocarts ; on les vitsaluer le roi à la siamoise, en balayant la terreavec leurs bonnets pointus entourés de cerclesd’or; puis on les fit assister à un dîner de SaMajesté , au jeu des grandes eaux , à une fêteque Monsieur donna à Saint-Cloud , enfin à unemagnifique partie de chasse organisée à Chan-tilly par le prince de Condé. Pendant les deuxmois de vie agitée, que ces pauvres mandarinspassèrent en France , on les mit de tous lesplaisirs, de toutes les cérémonies, de toutes lessolennités. Us repartirent émerveillés, mais àdemi-morts.

Louis -XIV ne. voulait pas être long-temps enreste avec son frère le roi de Siam. Le 27 sep-tembre 1687 , une ambassade française parutdans le fleuve du Meinan. Elle se composait duchevalier de Chaumont , de Cerberet et de LaLoubère, chefs de la députation, de cinq mis-sionnaires et de quatorze jésuites. Dans le nom-bre était le père Taehard qui, sous le litre demathématicien, cachait des instructions secrè-tes , yilus étendues que les pouvoirs de l’ambas-sadeur. C’était l’homme de madame de Main-tenon et du père La Chaise, chargé par eux d’a-mener le souverain siamois à une éclatante con-version.

En effet, dès les premières audiences, lesambassadeurs de Louis XIV insistèrent sur ledésir que nourrissait ce monarque, de voir lepuissant roi de Siam gagné au christianisme.Plusieurs notes furent échangées à ce sujet :Tchaou-Naraïa y répondit j.il ne dédaigna mêmepas de se faire controversiste, et dans une pièceofficielle, rédigée sans doute par Phalcon, ildisait : « Un changement subit peut entraînerune révolution ; et je n’abandonnerais pas im-punément une religion reçue et suivie sans dis-continuation dans mon royaume depuis 2229ans. Au reste, je suis surpris de la vivacité aveclaquelle votre monarque soutient la cause duciel ; il semble que Dieu lui-même n y prendaucun intérêt et qu’il a laissé le culte qu on luidoit à notre discrétion; car enfin ce vrai Dieu qui a créé le ciel et la terre et tout ce qui respireet existe, qui a constitue l’essence des etres etleur a inculqué des inclinations différentes, nepouvait-il pas, en donnant aux hommes desâmes et des corps semblables, leur inspirer les