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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

projettent leurs rameaux secondaires dans ladirection du sud. C’est au milieu cPencaissemenspareils que coulent les trois grands fleuves dupays, le Meinan, le Saluen et la rivière deKambodje.

Le Meinan, comme le Gange et comme leNil , se révèle aux contrées qu’il traverse pardes crues fécondes et périodiques; mystérieuxcomme ces fleuves, il cache encore ses sources,objet de versions fabuleuses parmi les naturelsde ces contrées. Ce n’est guère qu’aux environsde Sio-Thya, l’ancienne capitale, que le Mei-nan commence à devenir navigable ; mais de cepoint jusqu’à l’Océan, il est sûr et pi'ofond mêmedans les plus basses eaux. L’inondation a lieuen septembre ; en décembre les eaux se retirent.Dans cet intervalle, la campagne est couvertede bateaux qui vont à la récolte du riz. Les mai-sons , élevées sur pilotis, sont à l’abri du débor-dement qui monte jusqu’à une hauteur de dix-huit pieds.

Les plaines du royaume de Siam proprementdit ont toutes une couche du limon que déposele fleuve, limon qui donne à la végétation uneactivité et une sève prodigieuses. Mais les mon-tagnes sont en revanche arides et stériles. DeSio-Thya à Ranckock, les rives du Meinan sontpeuplées ; au-dessous ce sont des déserts envahispar des légions de singes et infestés de mous-tiques. D’après La Loubère , l’hiver proprementdit ne dure que deux mois à Siam, décembre etjanvier, qui sont les premiers de l’année sia-moise ; les trois mois qui suivent sont leur petitété, et leur grand été comprend les sept autresmois. La saison la plus rigoureuse équivautd’ailleurs à un été de France .

Des bois précieux abondent dans les forêtsde Siam; l’arbre faang donne un bois de tein-ture rouge ; l’écorce du tonki sert à faire dupapier. Le riz qui s’y cultive est de trois sortescomme à Sumatra , le riz des plaines, le riz demontagne et le riz sauvage. Le froment vient àsouhait dans les terres non inondées ; les poiset les légumes sont abondans.

Toutes les espèces animales de la presqu’îleindo-chinoise et de la Birmanie se retrouventdans le royaume de Siam. Les éléphans y sontcélèbres par leur beauté et leur intelligence.Les chevaux y sont mauvais et le bétail en petitnombre. Les sangliers et les singes abondent.Le nocto, oiseau coureur qu’on y rencontre,est plus grand que l’autruche. Des reptiles veni-meux pullulent sur le sol, et, dans les temps depluies et d’orages, ils envahissent les habitations.Des mouches phosporiques couvrent les arbres

qui bordent le Meinan, animaux siîiguHont la propriété de cacher ou de renvof er ^lumière avec une intermittence remarq ua j,Les eaux du fleuve recèlent d’énormes CI ° .^les atteignant quelquefois jusqu’à quarante pde longueur. Tous les voyageurs qui ont ;la contrée parlent avec admiration de cha 1 ' 11 ^.oiseaux aux aigrettes rouges et blanches >qu’aucun d’eux ait pu jusqu’ici en prec* 5 j, :genre. On sait peu de chose égaleinen t j c >richesses minérales de la contrée. Lcuivre , 1 antimoine et le plomb sont les ® ,1

les plus communs ; parmi les pierres > ^remarqué de beaux marbres, des aim aIlS (

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agatlies et des saphirs.

La topographie de Siam n’est pas ’’obscure que sa géographie. Le littoralrécemment par M. Crawfurd offre seul <P ie j ppoints bien relevés ; mais l’intérieur où P 11 ^ |<ropéen n’a mis le pied reste toujours 6 ° pvague des rapports indigènes, souvent cdictoires. ^

La contrée siamoise proprement dit® > pï‘vallée du Meinan, de Pe-Chai jusqu’àcompte plusieurs villes importantes. En ^Banckock (Fon des Siamois) située sur l e ^ f 1) jrives du fleuve , mais principalement ^ ^ jauche où réside le roi. Sas’élève d’après

b

cile

a préciser

populations'les nato'flOl)'

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150,000 âmes ; M. Crawfurd l’estime a “et des géographes modernes • l’ont p° j 1 )90,000. Ensuite vient l’ancienne ca P^jiS^,Thya, cité splendide et populeuse duTchaou-Naraïa, aujourd’hui réduite asecondaire et insignifiant. S’il faut en ct °anciens voyageurs, rien n’égalait ta afcence de Sio - Thya aux jours de sa p r °* pi/Le père Gervaise etKœmpfer, contre^’^gffttant par La Loubère , nous ont laissé lalion de ses temples bouddhiques don 1 _ pfîbre n’allait pas, suivant les premiers»de deux cents. Ces monumens se dis 11 ) 13par leurs faces et leurs toits superp° seSfrontispices et leurs idoles d’or, l eur5 ,„,i c J ' rdes aiguës doublées de câlin, étain béhlouissans reflets. « Près du palais* 0 , g t s l (! _fer, était un temple en forme de cro J - j) ^monté de cinq dômes couverts en ca ^’’ e j} 1 ^levait sur plusieurs bases qui sout®® jpyramides de différentes dimension 5 ’ t , ^gées d’ornemens et dorées à leur so® 1 ^se terminait tantôt en pointe, tant ot ^

La galerie qui régnait en dedans i0 { ^offrait plus de 400 statues très-l® c ® i P* 1toutes semblables et assez bien f alt