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Tome premier.
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ÂÜTOUR DÜ MONDE.

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* 6liv*

ïiu^ Ir ° ns de Siam se voyaient d’autres moiUu e eits ' un temple à l’usage des Pegouans avecUq *! atue de Bouddha qui, droite , aurait eue<as de hauteur ; le temple de Berklam,H P ar ses ciselures ; enfin la pyra-

° u ka-Fon érigée en l’honneur d’unee remportée sur un roi de Pegou, ou-13 0 h . ttla §oifique quoique massif, et haut dei - ’ P arvena it au sommet par un es-f * e Ure f Couvei ’t. Le piédestal de la partie supé-eta *t octogone et se terminait par une^5 ^ V ^ es sa dfi es > des corniches , des colon-C |a P‘teaux et des globes ornaient ce beli ^ u j°urd’hui toutes ces merveilles n’exis-* lt *°itr US ! p i mas i° u birmane a passé commesur I e s °i siamois ; elle en a déraciné

é , difices - Malgré cette décadence bien^ > des géographes ont persisté jusqu’aude ce siècle à maintenir Sio-' C rfl 3Us sa splendeur ancienne et à copier

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fiui lui donnait, en 1780, 600,000

tnp t(i ces deux villes , la vallée du Meinan

:;s t '^ 0Te pi -sa-lack située sur le fleuve, etd’une muraille de briques; Louvo,% ^ c , e royale des anciens rois de Siam, si-|N pj 3ll ' c hemin entre Sio - Thya et Bauckock ;'h’ua [• 15 ^°i u > Pra-bat, qui est moins une villel . Cu de pèlerinage, où se fait voir, commeBq!,'? D’Adam à Ceylan , l’empreinte du piedV l e dh a . Chantibou , excellent port assiset presque entièrement peuplé dechinois; Koupengbet, Tchaïnat et°Sr r : 31 ’ Première station sur le Meinan quandle du large.

t ^it ètf S de Paos > °ù l’on parle le siamois ,

a. ! e divisé entre le roi de Siam, l’empe-

\ h e ~déposé d!

^e^ ues b’ois puissances. Quatre d’entre euxSiam 5 Ghang-Mai, Lan-Chang,

1., ‘ki res Ua ng-Pl U 'a~Bang ; leurs chefs sont hé-

premier de ces États dont le nomk^‘ e U G Clî ceux de Zimai et Jong-Mai, a son

1., ïs d e r SUr le Meinan, à une distance de trente

° U *' e d e Banckock. Lan-Chang, qui est5 ?*®® par 11 ? 0 * 6 co >nme la capitale du Laos , estrivp CS ^5’ de latitude N. sur latj( tQ it qu lere de Kambodje, aussi large en cet

, . . ^ Chine et celui de la Birmanie . 11 se

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a Ue [j Urie foule de petits États, tributaire

tsv u t'S t! ’fllC n O f VlO ' Oll Ij'O Ail

le Meinan l’est à Banckock. Les ré-

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\ r*a ! amois Idnt cette ville très-peuplée,’ s °d de Chinois venus de la pro-I. S n v plle d’Yun-Nan. On parle aussi va-

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dû]

de 3 ,le pl ac e importante connue soushiang-Kouang et gisant à quinze

jours de marche dan» le N. E. de Lan-Chang.

Dans le Kambodje, Siam ne possède que labelle province de Batabang ; le reste appartientà la Cochinchine qui y conserve un roi nominalsous la surveillance d’un mandarin et d’unegarnison. Quant aux États Malais ressortant del’autorité siamoise, ce sont les royaumes deLigor , de Quedah, de Patani, de Bondelon,de Kalantan et de Tringanou. A part celui deQuedah, ces districts sont plutôt des fiefs indé-pendans quoique tributaires , que des enclavesdirectes. L’île de Junk-Ceylon située dans legolfe du Bengale en est comme l’appendice.Autrefois florissante, elle a été ruinée par unedescente des Birmans, et ce n’est plus qu’unpoint de minime importance.

Différentes races d’hommes habitent, ce ter-ritoire morcelé. On y compte des Siamois, desKambodjiens, des Malais, des Loasiens, desKariangs , des Lawas ; ces deux derniers peu-ples nomades qui émigrent tour à tour de laBirmanie dans les États siamois et des Étatssiamois dans la Birmanie ; des Kas, tribusmontagnardes etfières, campées entre le Laos et le Kambodje; des Cliangs, nation indus-trieuse qui occupe des plateaux élevés à l’est dugolfe de Siam, et des Chamangs, race sauvageet brute à l’égal du Nègre, errante dans leshautes régions de la presqu’île malaise, sanscompter une foule d’étrangers, tels que les Chi-nois, les Mahomctans, les Hindous, les Pe-gouans et les Portugais .

D’après l’évaluation de M. Crawfurd, qui s’ap-puie sur des faits précis et bien observés , voicicomment on peut établir le chiffre de ces divershabitans du royaume : Siamois, 1,260,000;Laos , 840,000; Pegouans, 25,000; Kam-bodjiens, 25,000; Malais, 195,000; Chinois,445,000; naturels de l’Inde occidentale, 3,500;Portugais , 2,000; ce qui porterait à 2,790,500la totalité de la population du royaume de Siam,c’est-à-dire à 14 ou 15 habitans par lieue carrée.

Le Siamois proprement dit a les caractèresphysiques de la race mongole. Sa figure estlarge et proéminente aux pommelles des joues;elle approche plus du losange que de l’ovale.Ses yeux petits et ternes fuient en s’élevant versles tempes ; leur pupille est noire, mais le resteest entièrement jaune au lieu d’êlre blanc. LesSiamois ont une bouche fort grande, enlaidieencore par des lèvres épaisses et pales. Ils senoircissent les dents et les couvrent en partiede lames d’or. Leur teint est olivâtre mêlé derouge. L’ensemble de leur physionomie esttriste et sombre ; leur port est mou, noncha*