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VOYAGE PITTORESQUE
f<r feala'-hom figuraient deux grands officiers, leToma-rat, premier magistrat, et leTar-ma, gou-verneur de'la capitale et grand-maréchal du pa-lais. Sous lechak-ri, on comptait le Phoulat-hesse, administrateur fiscal, et le Prah-klang,chargé des négociations diplomatiques. C’est àce dernier que s’adressaient les ambassadeurs ;c’est lui dont les voyageurs des siècles précé-dens ont défiguré le nom en celui de Barca/on.Les dignitaires provinciaux, quoique prenantles mêmes titres que ceux de la capitale, étaientconsidérés comme d’un rang inférieur; et,quand ils venaient à la cour, ils étaient obligésde céder le pas et de faire acte public de défé-l rence vis-à-vis de seigneurs moins avancésqu’eux.
Telle était l’ancienne constitution du royaumede Siam ; mais le roi actuel a , d’après M. Craw-furd, reconstitué la hiérarchie de sa cour. Qua-tre nouveaux grands officiers, nommés surin-tendans du palais, et dotés du haut titre deK rom, dominent maintenant cette série de fonc-tionnaires et résument en eux les attributs exé-cutifs de la royauté.
Les revenus du gouvernement siamois con-sistent en des taxes'sur les spiritueux, sur lejeu, sur la pèche : des droits de douane, le mo-nopole de certaines denrées, une capitation surles Chinois, des tributs imposés aux étrangersdes corvées èt des contributions foncières com-plètent cette organisation fiscale. Le roi de Siamest souvent monopoleur, d’autres fois il est sim-ple commerçant ; sans garder le privilège exclusifd r un article , il se réserve fine portion des béné-fices réalisés par la vente. L’étain, l’ivoire, le car-damome, le bois d’aigle, les nids d’hirondellessalanganes, les œufs de tortue, ressortent dumonopole royal, tandis que le sucre et le poivresont livrés au commerce, moyennant quelquesservitudes douanières. Le gouvernement envoieen outre à Java , eu Chine , au Bengale même,des jonques chargées de denrées siamoises quilui appartiennent. Ces arméniens entrent et sor-tent francs de toute redevance ; mais les trans-ports du commerce et les navires étrangers ve-nant, soit du littoral de l’Asie , soit de l’archipelmalais, sont passibles d’un droit de tonnageexorbitant, et d’un tarif sur les marchandisesexportées. Quant aux importations, les Euro-péens seuls sont assujettis à une taxe ud valorem,sur le muntaht des factures d’étltrëe.
A l’aide de cès diverses ressources, le gou-vernement siamois parvient à se faire un re-venu annuel de 16 à 17 millions ; ses dépensess’élèvent à peu près à la même somme, et il est
rare que le trésor royal contienne des éparg 11 ®Une armée de 30,000 soldats à tenir c0,lStil jiiment sur pied n’est pas la moindre charg®,^royaume. C’est pourtant quelque chose d e 5misérable et de bien impuissant que ces O’O ^mal armées, mal équipées, et n’ayant pas» ?suppléer à la discipline et à la tactique, cerage instinctif qui caractérise les races b 1Les cadres siamois se composent presque |d’infanterie ; le royaume de Laos fourni 1 ^un nombre insignifiant de cavaliers. Le cli'°P ^de ces corps est aux armes de Siam, qui sQl c jteéléphant blanc sur un champ rouge. O 11 £l |tdans la contrée vingt places fortes , si l’ 01> j^iiappeler de ce nom des villes entourées ^mur sans fossé. Banckock elle-même n 8 fl |jS
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des remparts dégarnis, les canons restau*
des hangars abrités, afin , disent les ing edu pays, qu’ils ne se gâtent pas ; aussi, p° 11 |,-e 5surer le roi contre toute surprise, les 11
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européens sont-ils obligés de déposer le urlerie à terre avant de remonter le Meiu atl : 5 i
Le royaume de Siam trafique avec ;l’Ilindoustan et la presqu’île ; mais ses P [fl i- , -. i:_._-i„ ru.:..., et S 1 * 1 ,,
et
avec Canton, Emuy, Limpo, Siang-Hai
les insulaires de Hui-Nam. Ce commei‘ c ®
au moyen d jonques montées par des ^1*
qui apportent à Banckock de la potci :v;
porcelaine, du vii-argent, du thé ,
celles, des fruits secs, des soies écrues, 8 e
et d’autres étoffe* manufacturées, des » a ^ (P
des souliers, des éventails, des ombre
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papier a écrire, du papier pour les s*. 5 i
des baguettes d’encens et d’autres arll< ' e ii/
moindre importance. Les cargaisons 8 e
consistent en poivre blanc, sucre, était*'
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morne
bois d’aigle et de sapan, c l> ^
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coton, ivoire, noix d’arek, poisson
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de bœuf, d’éléphant, de rhinocéros> e j (de léopard, etc., peaux de serpent» c °buffle, nids de salanganes, bois 8e ^peaux de raie apprêtées, etc., etc. _ r i5 V,Le commerce de Siam paraît avoiv ^grand développement sous le prince aC ^
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temps de La Loubère, c’est à peine si
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trois jonques chinoises venaient an 1 * 1 '.mouiller dans le Meinan ; aujourd’l’ 111compter au moins deux cents iransp° rt * >oJià ce cabotage. La population chinois e >timait à 4,000 âmes vers la fin dudoit aller aujourd’hui à 200,000 ^ ^c’est-à dire au douzième à peu près ^ 0 ^lation siamoise. D’après les calculs 8 efurd, le plus exact et le plus récent e *r