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Tome premier.
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AUTOUR. DU MONDE.

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pj a p!'ix comme une marchandise ; elle ap-tj. Çs lent à l’homme qui l’achète. Le divorce,dj 00(1111:1 uu parmi les naturels, s’obtient sansdç s Cu ^é : il sufQt pour cela du consentement«an * )anies ’ *l u i rentrent chacune dans la jouis-^ CS ^^ ens qu’elles ont afférés à la coinmu-

logj 6 Co< ^ e pénal de Siam offre beaucoup d’ana-dajig S avec celui de l’empire chinois, surtoutha st Sa Drge et indistincte application de lal^f ç j aria de à tous les délits. Ainsi, les petitsSont Punis de trente coups; les vols plusei d ,eS ’ s °ixante, quatre-vingt, cent coups ,«Hiv Un e uiprisonnement proportionnel, le toutîjtpig ^importance du cas. L’incendie estla J■ P ar U perte du poignet, le meurtre par'i§ r es | ltat i° u ; on livre aux éléphans ou auxCri minel de haute trahison. Le sacri-étaj t ’ - S ^ ^ 111 en croire des auteurs anciens,^itl^f f^jet d’un supplice horrible. On5lll as<l letC P allellt a P eu ( l e distance d’unSffi e barbon, puis, à un signal donné, deuxt0ll 8ea' S ^ f° r £> e attisaient ce combustible, quiPt'iriy ^ a P et it feu la tète de la victime. LaU S ; 3 -

1 affi: da;

re use du pal semble aussi avoir été enétyy > uails le royaume. Elle est tombée en dé-htoj s e> Il faut rendre cette justice au code sia-4 ’ 4Ue l e châtiment n’y fait point acceptionl’Ét^ rs °Unes. Le talapoin, le dignitaire dehi 6r aat *t passibles des mêmes peines que 1 ou-M ' L'inégalité des condi-

^Sv’ 1 cu hivateur

v *ent.

se briser devant l’égalité des devoirs^ € la i'.^ a l°i civile est moins louable en cela

lU,

la loi't-s

<U1 crinû ne He : les plaideurs sont souvent,j °. n l eur rang, et rarement suivantUte j^ 0ltS- U n’y a pour les affaires de ce

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^l Ur ,Miction , ni tribunaux spéciaux Les

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^^fités

e l 0\n militaires ou administratives décident

‘l'si.èt, ’ , et chaque nouveau règne apporte unIndiciaire différent de celui qui a pré-Ce* .

^ tjnj 1 domine tout dans les pays siamois,Nt rôl est a n-dessus de tout examen et de tout§loh ’ c est la royauté. On cite des pays surj ^n> dans uue intention de respect vis-N t, 0 ^ a Divinité , il est défendu d’articuler6 l'Étn, ’ usage existe à Siam pour le chef

r lUe] ta t. s

H • es it ^ n ° m reste ig nor( i de la foule ;UiJ^Ux lmes I e savent seuls et gardent uns r<i <p le _ ret • La nation ne connaît son4J* ar se s désignations attributives :[ l>l d ) p ■ e n ° s têtes ; le propriétaire de toute fi lnj i*’ ^ infaillible seigneur. Tout estC * e ’ le n' ° S P' e d s > les mains, la lête, laC2 > les oreilles.

I

Ce respect n’est pas seulement le résultat del’autorité terrestre du monarque ; il prend sasource dans le préjugé religieux. Le. corps duroi, suivant la croyance populaire, loge l’amela plus avancée vers l’état de béatitude, etprouve les mérites d’une vie antérieure. Aussiune ligne de démarcation immense sépare-t-ellele souverain des plus hauts officiers de sa cour.Leur distance est même graduée dans le lan-gage d’une façon assez bouffonne. Ainsi le roi,pour désigner un jeune prince du sang , ou untrès-grand seigneur, prendra, comme échellede qualification, des animaux plus ou moins no-bles, en leur accolant une épithète qui jure de setrouver là. Rappellera, par exemple, celui-ci, lenoble chien ; l’autre, l’illustre rat ; le troisième,le magnifique buffle, toutes désignations forthonorables et fort enviées.

A peu d’exceptions près, il n’existe pas derang héréditaire à Siam : on n’y connaît ni l’a-ristocratie de biens, ni l’aristocratie de titres : leroyal absolutisme y promène le niveau sur toutesles petites inégalités politiques. Le peuple est à lamerci du gouvernement ; il lui doit ses services,soit comme ouvrier, soit comme soldat, quandcelui-ci les réclame. La conscription militairen’admet d’exceptions que pour les talapoins, lesétrangers et les fonctionnaires. Tous les autresSiamois sont assujettis à l’enrôlement ; ils doi-vent rester sous les drapeaux pendant quatremois de l’année, à moins qu’ils ne se rachètentde cette conscription par une somme d’argent oupar une taxe en nature.

La population ainsi enrôlée est divisée endeux parts : l’une dite de la main droite, l’au-tre de la main gauche ; les fractionnemens deces deux grands corps sont par portions déci-males de 1,000, de 100 et de 10, avec des chefspour chacune de ces subdivisions. Le nai-sip,par exemple, est le décurion romain ; le nairoe ,le centurion ; le naipam , le commandant de1,000 hommes. La première dignité du pays estcelle de Chao, qui appartient aux fils et frèresdu roi ; puis viennent les désignations graduel-lement moindres de Phria, Luang’Khun, Muan,etc., etc.

De temps immémorial, les deux principaux of-ficiers d’Élat à Siam étaient le Kala-liom et leChak-ri. Le Kala-hom, chef militaire et civil de lamain droite, présidait aussi à la justice , le Chak- [ri, chef civil et militaire de la main gauche, eu-,mulait ces fonctions avec celles de ministre desfinances, du commerce et des relations exté-rieures : il était investi, en outre, de la surin- 1tendance générale des provinces du S. E. Sous

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