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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

les engagea à son service, les fit armer et equiper,et mit à la voile par une mousson favorabledans le dessein d’aller surprendre la flotte del’usurpateur dans le port de Quinhone. Celteentreprise, heureuse au début , eut le plusfatal dénouement. Battu et mis en fuite, Gya-Long eut à peine le temps de regagner Saigong,d’où il repartit en toute hâte avec sa famille etl’évêque d’Adran, pour chercher un asile àl’étranger. L’île de Phu-Kok ou Quadrol fut lelieu d’exil où aborda la majesté fugitive , et nonpas, comme on l’a écrit, Poulo-Wc, ni Poulo-Ubi. De ce point situé dans le golfe de Siam , ilse rendit à Banckock, et assista dans ses guer-res le souverain de la contrée, espérant par làse créer un titre à son alliance. Mais bientôt descauses de rupture éclatèrent entre le princeexilé et son hôte ; les uns disent à l’occasiond’une nièce de Gya-Long que le monarque sia-mois voulait pour sa concubine , et que le pre-mier lui refusa; ou, d’après d’autres versions,par suite de jalousies de courtisans contre l’actifet brave Cochinchinois . Que cè soit par l’uneou par l’autre de ces causes, toujours est-il queGya-Long fut averti d’un orage près de fondresur lui. Pour sauver sa vie du péril, il fut obligéde se faire jour, à la tête de mille partisans , autravers de toute la garnison de Banckock ; ildescendit le Meinan, s’empara de quelques ba-teaux caboteurs, et regagna son île de Phu-Kok où des fortifications improvisées le mirent àl’abri de toute espèce de coup de main.

Ce fut alors que l’évêque d’Adran, désespé-rant d’effectuer cette restauration à l’aide d’auxi-liaires asiatiques, se tourna vers une interven-tion française comme vers la seule ressourcequi restât à son protégé. Cette misérable île dePhu-Kok, où quinze cents proscrits étaient en-tassés, leur offrait à peine quelques racinespour vivre: ils y seraient morts jusqu’au dernier.L’évêque d’Adran demanda donc à Gya-Longson fils aîné pour le mener en France ; il partitde Phu-Kok avec lui, relâcha à Pondichéry , etrepartit presque sur-le-champ ; il arriva à Paris avec son pupille vers 1787. Son projet d’alliancelointaine séduisit les comtes de Vergennes et deMonlmorin : un traité fut signé entre S. M.Louis XVI et le roi de Cochinchine , représentépar son fils et l’évêque d’Adran. La France s’engageait par cet acte à fournir à la Cochin-chine vingt vaisseaux de guerre, sept régimens,dont cinq d’Européens , et deux de troupes co-lloïdales , et en outre un million de piastres,[moitié en numéraire, moitié en salpêtre, canons,mousquets et autres arméniens militaires. De

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son côté, le roi de Cochinchine déclaraità la France le territoire de Han , la baieranne et les îles adjacentes de Fai-Fo au * 1 * 1 jfde Hai-Wen au nord, territoire stérile et e ^j ede quarante milles de long à peu près* ^

huit à dix de large. En cas d’agression

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gère sur les points concédés , 60,000hinois devaient y prendre fait et cause r jC

les Français , pendant que 40,000 au 11 ‘^mettraient à leur solde pour conduire a v ^fin leurs autres guerres dans l’Inde . A c ^ces stipulations politiques et militaires se ^vaienl quelques articles favorables au coP* 11et à la navigation de la France . , Ai

Pendant que l’évêque d’Adran et l’hér* pGya-Long préparaient ainsi au loin les , g?d’une restauration conquérante , des f al1 ! jeii 1ves se passaient en Cochinchine et seP lP fconsolider plus que jamais le règne de l a ytie usurpatrice. Le dernier frère des Ta) ^Long-Nliung, couronné sous le nom de Q^jjitrung , le plus hardi et le plus capable de 5 e Ps’était non-seulement rendu maître de 1région du centre et du nord, mais, P 1 ^,, ^d’une guerre civile éclatée dans le ToP9 .0avait subjugué ce royaume et s’y était P* a l‘ lmalgré tous les efforts de l’empereu r - t c**Chine . Une armée envoyée contre lui ve1789 d’être taillée en pièces sur la fron 11 ^, d*Mais du succès même sortit une occ aSl ^revers. La rivalité et la jalousie se nd 1 eIlt p 1 ‘if 1 '*les frères, et une guerre intestine fù Jf 4plus belle au monarque proscrit. Sa» s al’arrivée de son plénipotentiaire, Gya^j^jUlut hasarder u.ie tentative, il débarqu®

fidèle province de Tsiampa. Accueil!*

thousiasme , il remonta lé Don-Nai et ^ £ il 1 ’presque en triomphe jusqu’à Saigong' .,^0barquait à peine que son fils et Févéq l,ele rejoignirent. l> '

Leur mission , merveilleusement 0 '

Europe, était venue échouer en Asie ’ „^0vemeur de Pondichéry , Comvay,dit-on, par une femme ennemie derefusa de mettre à la voile avant d'aV 0 **"nouvelles instructions de la cour de d

Ces instructions ne devaient jamaisla révolution française fit oublier ceS (

lointains. ji^

La seule chose qui résulta de ceentre les deux rois, ce fut qu’une ^ ^d’officiers, au nombre desquels se ^ 0 el ÿMM. Chaigneau, Bayot, Olivier, 3Barisy, venus à la suite de révèquQ (J* 1rent à l’accompagner comme volonté