AUTOUR DU MONDE.
^ Ues Anglais, des Irlandais, des Danois meme,Mandèrent également à courir les chances de^. Ue entreprise hasardeuse. Ainsi trente Euro-■ eils environ, tous militaires distingués et
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ingénieurs, artilleurs, marins, s’of-
se s a Dya-Long pour instruire et discipliner^«lées.
h Ce , n °y a 'i d’hommes suffit pour changer lalieu ' 6S a ^ a ' res - Leurs premiers travaux eurentaHi^ a ^ a *D on g qui devait pendant quelquesf e Hcore servir de forteresse et de boule-V r ^, a royauté légitime. Les ingénieurs en-de Fent cette ville d’ouvrages, la garnirentde s ° ns i y improvisèrent des arsenaux et
ppgasins.
Cy^ s ^°rt par la tactique que par le nombre,r oy 4 ** ne regagna la totalité de son ancienbo,, e 9 u c peu à peu et à l’aide du temps.Stjjjj filées lui suffirent à peine pour cetteet Qe ‘ A '
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tâche. En voyant avec quelle patiencees prit de suite il y procéda, il faut
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le tact et la sagacité de ce prince ; mais
( lç s .j, e n conclure aussi que le gouvernement
^eijle a ^ Soris usurpateurs avait jeté quelques
l ‘rp er S da ‘is le pays puisqu’il fut si long à ex-
de, . . .,
a Us e , premiers ineidens qui servirent latf °’ s *èn] r,lonar que de Saigong, fut la mort dul^é.p ° "^ayson, Quang- ïrung, qui mourut à
Se , et que son fils remplaça. Alors Gya-asarda à prendre l’offensive, et il alla-
1799 n ni_ __-n-
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rentra triomphant dans la rivière de
8 : en 1796 , la ville de Quinhone futcernée. Le roi prit part au siège en
t'êlé ù ° ’ 11 nionta à l’assaut, et se trouvait
'Niicj ,^ es soldats et aux officiers français ,
^ ' ni U ,e ^ Ul con£ I u l se - 50,000 hommes avaient
V an lssans à la défendre. A cinq ans de là,h \ u aon.;„ - -
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Pagu'^enxmonarque, et, en 1802, uiae ^ aTt |C* Vareuse dans le Tonquin complétait la
Q du royaume. Sept ans plus tard, les
O nouvel empereur s’accrurent encoreK b Q nio n du Kambodje, réduite moitié par. V 0 a‘ Cs > moitié par l’intrigue.
'\i !u e r l ue fit Gya-Long, l'allié de Louis XVI ,
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a tfr aiic ^. eque d’Adran. Quoique l’engoue-ét, ç,,” „ ls ait exalté ses mérites au-delà de leura.,'* 6 Perc ,Ut Uîl bomme de courage, de talent
CHsi a e ,l! rance - 11 «“t,
et
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cet avantage sur les
que, loin d’avoir foi en sa
tsat; *' ^cerna et utilisa sur-le-champli °n et - --
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scienee européennes. Nos
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officiers trouvèrent en lui un juge qui sut lescomprendré, un chef qui sut les employer. Latactique militaire et navale, l’usage régulier del’artillerie, l’instruction et la discipline destroupes , devinrent bientôt des innovations fa-milières à son armée et décisives pour çes opé-rations. Il établit à Fen-Tan une manufacturede salpêtre, ouvrit des routes, institua des éco-les militaires, créa des fonderies de canons, desateheis d aimes et des chantiers pour la cons-truction des navires ; il fit construire 300 bar-ques canonnières, 5 lougres et un trois - mâtsgréé à l’européenne. Intendant de ses ports etde ses arsenaux , il avait voulu, comme le TzarPierre, mettre la main à la hache, et nul travailne s’entreprenait sans qu’il eût donné son aviset présidé à la mise en œuvre.
Ces qualités actives et fortes doivent mettreGya-Long au rang des organisateurs militairesles plus célèbres ; mais il manquait de vues ad-ministratives et de prévoyance politique. Aulieu de signaler son avènement par des amélio-rations réelles et des réformes agricoles si né-cessaires dans un pays dévasté, il ne songeaqu’à ses troupes de terre et de mer, qu’àl’uniforme de ses soldats, à ses canons , à sesbâtimens de guerre. Les officiers français , touspassionnés pour leur métier, le poussaient danscette voie, et l’évêque d’Adran n’osait pasépuiser son influence contre les goûts favorisdu monarque. On reproche encore à Gya-Longd’avoir méconnu la dignité de son caractèredans la vengeance barbare et stupide qu’il tirades frères Taysons. Comme ils étaient mortstous les trois, il imagina de faire déterrer leurscorps, qui furent décapités ensuite et insultéspubliquement. Quant aux individus de leurs fa-milles , le vainqueur les condamna tous à périrpar le supplice des éléphans. Femmes, enfans ,hommes, vieillards, ils furent conduits dansle cirque, puis écrasés ou éventrés par ces ani-maux. Les membres des patiens furent ensuiteexposés ou dispersés dans la contrée.
L’organisation politique créée par Gya-Longdiffère peu de celle qui régissait antérieurementla contrée, organisation évidemment importéede la Chine . Deux classes de fonctionnairessont admises à se partager l’action exécutive ;les mandarins de guerre et les mandarins let-trés, mandarins militaires ou civils.
Sous les premiers sont placées les milices, ins-titution qui rappelle de loin les landwerhs alle-mandes. Tout Cochinchinois est soldat; il doitseize années de service au roi, contre la nourri-ture, une paie insignifiante et un uniforme. Ce
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