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VOYAGE PITTORESQUE
service n’est pas seulement militaire, il dégénèreparfois, et c’est ce qui le distingue de toute assi-milation européenne, en corvées, en servicesd’estafettes, organisés par étapes, en travauxagricoles ou domestiques.
Les mandarins lettrés n’ont pas des attribu-tions mtiins importantes que les mandarins mi-litaires ; ils perçoivent les droits de douane etles impôts sur les propriétés; ils parcourent lesprovinces , à l’instar des magistrats anglais ,pour y juger les procès civils et criminels ; ilsreprésentent l’empereur toutes les fois qu’ilfigure comme partie intéressée dans une affaire.
Au-dessus de ces mandarins, Gya-Long ins-titua un conseil suprême, composé de six mi-nistres ; le ministre des cérémonies et de la reli-gion ; le ministre des archives ; le ministre dela guerre ; le trésorier; le ministre de la justice;le ministre des eaux et forêts qui comptait ledépartement de la marine dans ses attributions.Ces ministres étaient primés à leur tour par troisdignitaires supérieurs nommés Kuns. L’un deces dignitaires était le vice-roi de Tonquin;l’autre, le vice-Roi du Kambodje, et le troi-sième le ministre deséléphans. Ce dernier peutpasser pour le président du ministère çoohin-chinois.
Du reste, quelque haut que soit le rang deces officiers de la couronne , leur autorité s’ef-face entièrement devant le pouvoir royal, absoludans toute la valeur du mot. La noblesse nou-velle ou ancienne n’a point d’influence person-nelle et indépendante. Révocable à volonté, ellen’a qu’un relief du moment, que le monarquelui attribue, et qui cesse dès que la main sou-veraine se retire de l’un des titulaires.
Ces mesures d’organisation politique occupè-rent les premiers momens de Gya-Long quandil se fut rétabli sur son trône ; il reconstitual’empire anamilique dans sa force unitaire, et lerendit si respectable aux yeux de la Chine , quela Chine n’a pas osé l’attaquer depuis. Aidé encela par les officiers français , l’empereur ne semontra pas ingrat envers eux. MM. Dayot,Chaigncau et Vannier furent faits mandarins depremière classe ; quant à l’évêque d’Adran , ilresta pendant longues années l’amc et le con-seil de cette cour.
IIué-Fou, devenue la capitale de l’empire,fut le point de mire principal du souverain. A lafavorite nouvelle , il sacrifia son ancienne rési-dence de Saigong , si bien dotée jusqu’alors.Une grande partie du matériel amassé dans laCochincbine méridionale fut embarquée pourla province du nord. Déjà forte par sa position
fluviale, Hué fut entourée de fortifications 11 ^menses , sur lesquelles on mit en batterie d ^cents pièces de tout calibre. Un châteautesque fut bâti pour le roi, avec fossés et 1railles, vaste enceinte qui formait une s e c 0l ^_ville, coupée de jardins, de châteaux de Psauce , de parcs , d’étangs , de casernes etsenaux. Un port creusé dans la rivière de il ° L 'trouva bientôt en état de contenir cinq cgalères. Des chantiers , des ateliers , des f 011 ^ries animèrent la cité restaurée, et un e ctout entière, construite par Gya-Long, eS fjjj.d’hôtel des invalides , servit à loger lesrins et les officiers qui avaient bien mérite P^dant la dernière guerre. Quoique la ca f >1placée sous les yeux du roi, fût privilégia j cces embellissemens, le .pays en reçut bied 1 ^contre-coup; des canaux furent ouverts»roules furent percées. La culture du suer®» ^qu’alors bornée à des essais, prit quelq lJt '. £ tveloppement et attira les acheteurs chi> l0lSeuropéens . .jJ»
Celte période de progression dura jusfl u ^mort de l’évêque d’Adran. Tant que se in a,IJ j e ison influence, ce prélat chercha de tout® 5 ^manières à en faire profiter sa patrie, n ial3 pjftait dans un temps où la France , absoi :Vses guerres continentales, n’avait ni la vni le pouvoir de songer à des établissent 115 ^,il'tains. A la paix seulement, un capitaine d e ^merce fut chargé par Louis XYIII d’u 116 ^
' l’en'Ff*
X . * . * * * "de Cochincbine. Ni les dons, ni l’cnvory
et de quelques pauvres présens pour 1
taient faits pour imposer beaucoup à Ul Tat>qui voulait du faste et de la représel 1 .pPlus tard , au mois de décembre 181T » 11
pourtant dans la baie de Touranne Dla Ctjbèle de 40 canons. Son conuna 11M. Achille de Kergariou, était cette fa 13 c j|)i {d’une mission plus régulière et plus lar» jO 1s’agissait de rien moins que d’un reto ^ Jebases posées par le traité de 1787, c’est-a - d® 5 ""la cession de Touranne et d’un fragme» 1 ^ Je*littoral. C’était offrir à un roi vainq uemêmes conditions qu’à un prétendant-Gya-Long ne vit-il dans cette déinarch epuérile jactance, et l’on eri resta avec 1&dans des ternies d’autant plus froids q ^que d’Adran venait de mourir. ,j| d* 1 ,.
Gya-Long prouva par sa douleurdigne d’un pareil ami. Un magnifiq ue , ^ 0 u> ifut élevé au prélat dans la ville dece témoignage de deuil public ne jd 1 ^expression bien affaiblie de ses reg 1 elS ygtfïliers. Deux ans après, en 1819, l’e&P
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