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VOYAGE PITTORESQUE
en 1830 avec M. Chaigneau lils , nommé con-sul en Cochinchiue, 11’aboutit qu’à un naufragesur les écueils de Paracel ; et son équipage végé-tait à Touranne, tourmenté autant par la mi-sère que par les insolentes défiances des autoritésdu pays, quand la corvette de guerre la Favo-rite, commandée par M. Laplace , vint mettreces infortunés à l’ombre de notre pavillon. Danssa station à Touranne, M. Laplace ne fut pasplus heureux auprès de la cour de Ilué que nel’avaient été avant lui M. de Kergariou, et en-suite M. de Courson, commandant de la Cléo-pâtre . Un fait résulta seul de tant d’avances re-poussées, c’est que le monarque actuel ne cher-* citait pas ses règles de conduite dans les pré-cédens de l’autre règne, et qu’à l’exemple dela cour de Pékin , il voulait murer sa capitale àla diplomatie européenne.
A défaut de négociateurs accommodons, M, La-place trouva à Touranne des visiteurs curieuxet des espions insupportables. Voici un frag-ment de sa relation :
u L’entrevue , dit-il, dut se terminer froide-ment , car aucune des deux parties n’était satis-faite ; cependant, pour éloigner tout soupçon demécontententent de ma part, j’acceptai lesbœufs, les cochons, les volailles, ainsi que lesjarres de vin du pays qui nie furent offerts de lapart du roi, et prévenu depuis le matin que lemandarin , se conformant à l’étiquette cochin-ehinoise et peut-èLre aussi aux ordres de sonmaître, avait l’intention de me faire une visite àbord de la Favorite , je l’invitai à s’y rendre etle précédai pour eu faire les honneurs.
» Après deux heures d’attente, nous vîmesenfin sortir lentement de la rivière de Tou-ranne , une galère que mettaient avec peine enmouvement deux rangs de nombreux rameurs,tous soldats de la garde, dont l’uniforme jaune,les chapeaux pointus, surmontés de plumets jau-nes et rouges formaient un coup-d’œil auquell’envoyé de la cour, gravement assis à la modeturque, aumilieude sasùite, sur une plate-formequi dominait l’arrière de l’embarcation, ache-vait de donner quelque chose de vraiment sin-gulier. Après avoir été salué de neuf coups de ca-non à son arrivée, le grand mandarin, toujoursaccompagné de son acolyte de la conférence, sereposa quelques instans dans mon appartement,où j’avais fuit préparer une collation, apiès quoiil visita l’iiitérieur de la corvette, dont tout l’é-quipage était aux postes de combat : ni l’éclat desarmes, ni l’imposant appareil d’un bâtiment deguerre disposé pour une action, spectacle tout-à-fait nouveau pour eux, ne purent déranger la
gravité étudiée de leurs physionomies. C e P^ fdant, ils observaient tout et semblaient coinples hommes,et comme mes deux espions en V1 ‘ ^dans l’entrepont un bon nombre dont l’ eDl ^ u ,dans celte parue du bâtiment leur était inco* 1je suis persuadé qu’ils partirent avec la ^tion que la cale , qui était close, renfer* 11reste de l’armée. En effet, bientôt aprèstour à IIué-Fou, de nouveaux ordres de 1 J ^
vinrent restreindre le peu de liberté don 1 ^avions joui jusqu’alors : nos démarches
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soumises à une inquisition plus tyraninq u " j c
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core, qu’auparavant et l’abord de la plus gpartie des rives de la baie nous fut sévef'défendu. »
Le nouveau système de Migues-Man»d’exclusion et de défiance , n’est pas res wréaction funeste sur les richesses duentraves mises au commerce étranger oïd .j-g né les navires des ports cochinchinois,vée d’exportation, réduite à la consoin 1 ’ 1 , pclocale, l’agriculture a dépéri et rétrogr^^cvastes plantations de cannes à sucre, Jl #principale du pays, sont laissées mainten® ^5,friche, faute de débouchés pour les P g,.))) 3 ’ou à cause d’une baisse de prix qui ne P.^j 1
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pas même de couvrir la main-d’œuvre.
Man a trouvé moyen d’empirer encore c ^'luation misérable par un tarif de di' ü ' 15 ^gérés qu’il perçoit directement et qu’il 0,1dans son épargne. ,
Au milieu des souffrances toujours cr ° ,S ^ J) iltlfde son peuple, l’empereur redoute et 5prévoir une catastrophe. Au nord, le® ^iJ 1 ’nois toujours remuans et insoumis » ^
les peuples du Tsiampa , où s’est réfug^^i/
la protection du vice-roi, la coloniede la Cochinchiue ; dans les régionsdes sujets épuisés et malheureux, voilà
pect inquiétant présente son
vaste •"-y
Assez intelligent pour comprendre sa s j e y?
Migues-Man s’en épouvante, il se ,* f5 , c,
mandarins, de sa garde de 12,000 soin®
des miliciens ; il tremble au fond de s °^, eS p^.
forteresse bastionnée et munie de VI
deux ans; il a, dit-on, des éléphans to ll j ü , ^ ^
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à partir en cas d’agression. On a racon 1 ®
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trouvant pas ces précautions , £|)1 ;
promptes et assez sûres, il avait fait ieC e ti( {venir de Calcutta un cheval anglais , c ^pur sang et de haute taille , dont la ' q c idevait pas trouver d’égale dans le P a ^ t( ; 1’°^,mal, arrivé récemment à Saigong, y a f ides soins et des précautions les pl uS Au lieu de le faire venir à petite® J