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VOYAGE PITTORESQUE
cieuse ou un petit livre peint de sa propre main,d’autres fois, des bourses pour mettre des noixd’areck, enfin une petite boîte d’aneienne por-celaine du Japon , dans laquelle étaient incrus-tées quelques pierres preeieuses. Cette boîte,que Kiang-Loung envoyait au roi de la Grande.Bretagne , s’était transmise, suivant le donateur,depuis huit cents ans dans la famille impériale.
11 serait trop long d’entrer dans les détails desdivertissemens qui marquèrent le séjour del’ambassade à Jé-Ho. Il y eut coup sur coup re-pas, feu d’artifice, comédie, comme pour lesambassades qui avaient précédé. Voici un seulfragment de cette relation , au sujet du specta-cle de la cour : il s’agit d’un véritable essai despectacle nautique.
« La dernière pièce, dit le lord Macartney,était une grande pantomime qui, d’après lesnombreux applaudissemens qu’elle reçut, de-vait être, aux yeux des Chinois, un chef-d’œuvred’invention et de talent. Ce spectacle allégo-rique me parut, autant que je pus le compren-dre , représenter le mariage de l'Océan et de laTerre. La Terre offrait la variété de ses produc-tions et de ses habitaus, des dragons, des élé-phans, des tigres, des aigles, des autruches,des chênes, des pins et des arbres de toute es-pèce. L’Océan ne fut point en reste. 11 répanditsur le théâtre les richesses de son empire sousla forme de baleines, de marsouins, et d’autresmonstres marins. Il montra aussi des vaisseaux,des rochers, des coquillages, des éponges, descoraux. Toutes ccs choses étaient représentéespar des acteurs déguisés qui remplissaient leursrôles d’une façon admirable.
» Lorsque ces deux régimens de terre et demer se furent long-temps promenés, chacun àpart, en formant un cercle séparé, ils se réuni-rent et s’avancèrent ensemble sur le devant duthéâtre , où, après quelques évolutions, ils s’ou-vrirent à droite et à gauche pour faire place à labaleine qui paraissait commander à tous. Celle-ci s’avança en serpentant jusque sur le bord duthéâtre et vis-à-vis de la loge de l’empereur;puis elle ouvrit la bouche et lança dans le par-terre une quantité d’eau qui aurait pu remplirplusieurs tonneaux , mais qui disparut prompte-ment , parce qu’il y avait des trous dans le plan-cher pour la faire écouler. Ce coup de théâtrefut extrêmement applaudi, et deux ou troisgrands de l’État qui étaient à mes côtés me priè-rent d’y faire une attention particulière. Ils répé-taient en même temps : Hao ! koung hao! (Char-mant ! délicieux ! ) »
Les parcs et jardins de Jé-Ho passaient pour
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l’une des magnificences de l'empire : I eearlney lui même fut obligé de les a . yVLeur nom chinois est Van-chou-Yuen vradis de dix mille arbres), et l’empere |)r ^ pscorde que fort rarement la permissionvisiter. Les parcs se composent de deu-tout-à-fait différentes d’aspect; l’une ^ tS ^, e i ea une surface inégale et onduleuse au ce, J jjJ]£ slaquelle s’étend un lac immense , p arsÊ,11 j e pi 0 'dans le milieu et accidenté sur les bords le &mou toi res et de criques. Sur une 1 ^
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points s’élèvent des fabriqués, toutes ^au genre de beauté qu’affecte la nature ’ d'il 1 *d’une forêt austère, une pagode; au cen j'ii**quinconce élégant, un palais ; au déboU c ^sentier tortueux, un kiosque. L’autre P^ ^\\Sdu parc a des beautés plus grandioses [o‘infinies : ce sont d’immenses et sécul aI ^ 5 jevêts, aux rocs sauvages et ardus, P® U P ^daims et de cerfs. Des pins, des chè» emélèzes , des châtaigniers, tantôt sorte» \i>crête du roc et montent en aiguil ,e 0 jjt>ciel, tantôt, cramponnés aux flancs d» £i>baignent leur chevelure dans la casca sC ,flé^meuse d’un torrent. Ce côté du parc est (e i))maisons de plaisance et de chasse, de P apies bien recueillis, de monastères s 1 e ^ e (0 cLà nulle route battue, nulle allée sa ^ ce j 6seul, le roc vif sous les yeux. C’est eIJvissant avec peine que le lord Macartn®!^ (l Và un pavillon situé au haut de la coin vi* 1 »là , dit-il, l’horizon avait un ray on ^
milles au moins ,et jamais je n’ai vu a v,|in lCJ J ’-S j||H'
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de spectacle plus riche, plus varié, P* l, * a ,-teJe distinguais tout comme sur une . S) <•' ^minée ; je voyais des pagodes, des p a | a jl> e ?villes, des villages, des fermes, ^ eS ' ll *
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des vallées arrosées par d’innofflb ra oijJ0 y<
seaux, des montagnes parées de bois ,()i. • • 0 *, , ... n me sc ,.| iu
des prairies couvertes de bétail. 11 ^
que ces objets étaient à mes pieds e » ^avait qu’un pas à faire pour y aLteJ ^ r tn c 3 r a ,)thaut de cette éminence , le lord M aC ju fl 1 ^apercevoir aussi, bâti sur le versa Ilt -ii s 3 ,Marbouri, l’un des plus beaux nJOr 'pr
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Lamaïsme , le couvent de Botala ,» ( j e ,C’est là que résidait pendant 1 el6 ^]}é^ 1 ^Lama , grand - prêtre de la relig> 0l j^ sCe temple , regardé comme I e P teU r '■ .,iitout le Thibet , a 312 pieds de ^jii'
toit est entièrement doré. Les a > ie Vl’entourent contiennent plus de d - ^ 5U r gles, dont chacune a son ouvertuf ^|jsdes côtés de la façade. Les touis e^revêtus d’or et d’argent, les statue