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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

apparition conservait seule la puissance de lerajeunir.

Après deux heures de conversation, ainsimêlée de réminiscences, le prêtre se leva et mefit engager par Komi, mon protecteur et monhôte, à venir visiter son habitation et son temple.Sur mon consentement, tout le inonde quitta laplace, et Oukoma lui-même demanda à nous sui-vre. La maison tout entière du chef s’agita pourmarcher à ses côtés. Les deux premiers servi-teurs, l’un armé du parapluie, l’autre de l’é-ventail; celui-ci vêtu d’une robe zébrée, celui-là d’une robe unie ; le petit enfant chargé de labourse; le vieillard domestique invalide, et jus-qu’à la femme du jardinier (Pl. XL1V— 3), toutse mit en mouvement et se dirigea vers le loge-ment des prêtres.

C’était une vaste enceinte plantée çà et là dequelques arbres qui avaient le port de nos peu-pliers , et parsemée de petits pavillons où cha-que desservant faisait ménage à part (Pl. XL1V— 2). A l’époque où VAlcesle mouilla dans larade de Napa-Kiang, ces mêmes bodezes avaientcédé leurs logemens aux Anglais , et cette en-ceinte était une ambulance. Des cordiers, desforgerons s’établirent dans le jardin pour ytravailler aux objets nécessaires pour réparerle navire; et loin de se formaliser de tout cela,les bons habitans et les dignes prêtres venaientaider les étrangers dans leur besogne. Us ap-portaient des provisions et de l’eau douce auxmalades, du bois coupé dans la montagne auxcharpentiers. Quand on leur offrait un salaire,ils se fâchaient.

Plus loin, une tombe me rappela un traitplus touchant encore. On y lisait en anglais surune pierre : Ci-gît William Harris, marin àbord, de l’Alceste, mort le 15 octobre 1816, âgéde vingt-un ans. Ce monument lui fut érigé parle Roi et par les habitans de celte île hospitalière.Harris, attaqué depuis long-temps d’une incu-rable maladie, était mort dans l’île. Le lende-main de son décès, quand l’équipage anglais seprésenta pour l’enterrer, il fut surpris de trou-ver près du lit du défunt les chefs et les nota-bles de Napa-Kiang , avec des robes blancheset des ceintures noires , signes du deuil chezeux. Cette troupe d’insulaires escorta le convoiet rendit au corps les honneurs funèbres à lamanière du pays.

Plus je voyais ce bon peuple de Liou-Tcheou,plus je m’y attachais. Faisant le bien sans os-tentation , plein d’une douceur, d’une obli-geance naturelles, on ne voyait pas percer en luila moindre intention intéressée : il servait pour

servir, donnait pour donner, sans arrière*]^

sée , sans défiance , sans espoir de retour-

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Anglais qui tour à tour avaient relâché dan 15port, s’étaient vu traiter par eux connue ^frères ; les bœufs , les buffles, les coch ° IlS ’\ ejvolaille , le riz , envoyés par le roi ou p ar jchefs, abondaient chaque jour le long du t>et c’est à peine si en échange de ces denon était parvenu à leur faire accepter q lie * -draps, ou d’autres objets d’Europe de l’hospitalité leur paraissait une chosegne de leur caractère. $

J’étais un hôte moins coûteux pour nie* 5habitans de Liou-Tcheou, que des éq ul P^,-eentiers. Aussi ne pouvant, à mon prop° s ’ ^la preuve entière de leur générosité, ü spulaient à qui m’aurait. Il eût fallu aVOlI jipirestomacs pour y suffire. Après la collati 011 j 3 ,pkoma, je fus contraint d’accepter un gout® rla demeure des prêtres, et tout le luxe detronomie locale en confitures et pâtiss 61 ? 6 ^épuisé en cette occasion. Sans dé cop* e

tasses de thé j’aurais étouffé.

A l’issue de ce régal, les prêtres voUme donner le spectacle de leur temple, c0 ivmettre à la faveur plus grande encore atempler leur divinité. Nous nous rendun® s 0 ijSune excavation naturelle, et là se révéla a [j-

une image grossièrement taillée. C’était

de .pj

Yong, la déesse du pardon, la patrone rVcKiang. Devant la deesse étaient plusieurs ^pC

en pierre, les uns carrés, les autres '-- g pi-de parallélogrammes avec de petits Da t<aïl sS jU 5cés en travers (Pl. XLIII — 4). Les h \ s ;se trouvaient là pour recevoir les o& Aquant aux bâtons, ils me parurentcomme ceux des bonzes, à tirer des sor ts > j'i)*jetait en l’air, et un numéro marque 1 édes côtés fournissait un chiffre qui tr ° asuite un sens dans le livre du prêtre. • Jè* ^Comme l’occasion me mettait ains 1 jbord en présence du clergé de Liou-T c 1 fvoulus éclaircir la question des croy aïI eS pd emises dans l’île. J’v procédai par u ^ 5 A el (d’interrogatoire. « Combien de relig l0 ^ 5 5 o>>vous à Liou-Tchcou? — Trois. -t, e* 1 „

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^-Beaucoup.. De Fô Moins.-^V

— La secte de J ou adore-uelle les & y,

Quelquefois elle se prosterne deva-h jûfl

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le Fô de la Chine. -

encore elle prie de cœur. — Jou, jer*

disent-ils, dans leur culte, que

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