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Tome premier.
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AUTOUR DU MO MD II.'

q a ütorités les plus respectées de toute l’île.a V ^ n ® ra *de vieillard , assis dans son jardin,Juj a ses côtés deux jeunes enfans, et derrièreOu 1111 ^ omes| ique qui tenait un large parasol^ au-dessus de sa tète (Pl. XLI1I — 3). JeÜfQ 1116 SOuv i ens P as d’avoii' vu dans nia vie un. U P e plus intéressant et plus naïf. Le vieillardu, ie barbe longue, soyeuse et blanche,lui î° rn ^ )a ' ,; sur sa poitrine. Coiflé d’une bareliePort t î Frna tt comme un bandeau sur son front, ilt c une ample robe de soie unie à peine re-L ar une ce l nture - La robe du serviteurtu etl coton uni, mais celles des deux enfans6 pare- <• ■- - —-i- i.~~

tio ‘ " l Urent faites avec une espèce de brocardtH a j le 'é de dessins. La figure du chef expri-d 6(1 a bienveillance et la sérénité; celles de sesg ClJt J l) lis enfans, l’étonnement mêlé d’intelli-la ^ , es piéglerie. Je les aurais embrassés sans

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j ’ute de paraître importun ou ridicule.

^°iii VClia ' s a peine de m’asseoir auprès d’Ou-<]<, ’ quand on annonça un bodeze ou prêtre

l’a, ( lQu 'Tcheou, et un autre chef de la ville ,l’ a utre jaloux de m’offrir leurs civilités.Coa t( , llQ us. levâmes et marchâmes à leur ren-

ï a s ^ ^ r<itre était facile à reconnaître à sa figure•hlij- 1 a ses pieds nus quand tous les autrestt (^ Portaient des sandales , à sa robe simplede 8 ‘gée , à une large bande d’étoffe, espèce. n.bleu qui lui traversait la poitrine,v S ° U al ti tu de grave, recueillie, taciturne^ttiê ■— 2ï. L’autre chef avait à peu près

uostume , la même coiffure, les mêmes^ Ue mou b ôte K- onl L

le s 0rtla accueillit amicalement les visiteurs'Ui'k„ c °uduisit à l’ombre d’un beau massifJj^t 6j ^ ; ues ce moment, l’assemblée fut com-, e ^ ° U nous serv i l I e thé, avec des espèces

V \p, a v ÜX ^e sucre saupoudrés de farine deNv ers ,es . I e thé, chacun prit une pipe, et la

VI ,l *°n commença dans un langage, au-11,1 d e j, St Impossible de donner un nom : c’é-\ éia| an S^is, du chinois, du japonais mêlés

N d a Cte de Liou-Tcheou. « Pourquoi venir

C epï >'fir Nai>a ' KianS? '

s

-Pour visiter la ville,f °Us'p e,lsu l le P our Yedo. ■— De quel paysP * 1 p a$ ' De France. ■— France, France ,n é> u elès? ■—Non sans doute, mais

7'. jy.» Et, comme ils ne comprenaient

ï’t'a^ la * auss l clairement que possible :e t et l’Angleterre sont, comme lae 'Lapon, deux pays voisins, mais«,***;' L s parurent saisir ma pensée,"^-îg e es > répétaient-ils, F rances, Fran-v °uloir le Francès à Liou-Tcheou ?

t. i.

— Je vous l’ai dit; visiter l’île, comme l’ontfait avant moi les capitaines Maxwell et Hall, etle capitaine Beechcy. »

Ces noms, quand je les eus articulés, produi-sirent sur l assistance un effet magique. Mesbons insulaires se mirent à rire, à sauter de joiesur leurs sièges ; ils vinrent vers moi et metouchèrent de nouveau la main : chourassa,chautassa, ciiaient-ils fbienl bien! je suppose}.Ou eût dit que je venais de réveiller des souve-nirs tout puissans sur eux : Hall et Beecheyfaisaient autorité à Liou-Tcheou ; et le passage desAnglais était une date dans l’histoire de l’île.

Comme pour répondre à la pensée de notreentretien, le hasard ou la curiosité amena dansce moment chez Oukoma les deux personnagesde Liou-Tcheou que la relation de ces deux ca-pitaines a rendus le plus célèbres, Madera-Co-syong et An-Nyah. L’un et l’autre avaient gardéet nourri, comme une chose précieuse, le peude notions d’anglais qu’ils avaient pu recueillir.Ils avaient même poussé la précaution jusqu’àen former un vocabulaire écrit, qu’ils consul-taient de temps en temps.

La présence de Madéra et d’An-Nyah donnaplus de vivacité et d’abandon à cette entrevue.« Vous avoir votre femme à bord de la jonque?me dit Madera. ■— Loin de là, lui-dis-je, car jen’en ai pas même en Europe . — Ali! dit-il,belle femme, belle à bord des Enguelès. » Jeme souvins, en effet, que la femme du contre-maître de l’Alceste, madame Loy, avait produitdans l’île, en 1816 , une espèce de révolution.Non-seulement on lui avait prodigué les égardset les hommages pendant ses excursions à terre,mais, au moment du départ, une propositionpressante lui avait été faite par le plus grandseigneur de l’île. A la magnificence des offres,on pouvait même supposer qu’elles partaientdu roi. Une maison superbement montée, centserviteurs, toutes les jouissances du luxe insu-laire, voilà ce qui lui fut présenté en perspec-tive, pendant qu’on essayait d’autres influencessur son mari, afin qu’il consentît à céder safemme.

Madame Loy avait donc fondé à Liou-Tcheoula réputation du beau sexe européen ; et Madera,au nombre de ses souvenirs, semblait avoir dis-tingué celui-là. Ni les leçons patientes du capi-taine Hall, ni les larmes des insulaires au départde üAlceste, ni le grand dîner donné à bord parle capitaine Maxwell, rien n’avait laissé d’im-pression profonde ; la. femme de VEnguelèsseule était restée gravee dans sa mémoire. Vieuxalors et âg' de cinquante-cinq ans, cette fraîche

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