AUTOUR DU MONDE.
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et des parasols. Les princes , les minis-^ e s et les grands à cheval saisissent cette occa-® 1011 pour lutter entre eux de luxe et de magni-flc ence.
8 L’ambassadeur reçoit à la porte du palaisliou-tclieouane, qui lui offre et lui serte sa propre main du vin et du thé. L’ambassa-e ur refuse , rend la coupe, en prend une autre**■ üe la vide que lorsque le roi a vidé la sienne,^ette céréiAonie achevée, le roi retourne auPalais avec sa suite.
j, 8 De ce jour jusqu’au moment du départ de1 aiï *bassadeur, il n’est fête qu’on n’invente,Wo n n’imagine en son honneur : fêles sur l’eau,^ es dans la campagne , concerts , spectacles ,aR Ses , illuminations, feux d’artifices. »
^ Quoique la polygamie soit permise à Liou-j ci ‘uou , elle y est rarement pratiquée, et le roi^'"ttièrne n’en abuse pas. Il choisit une épouse' iR s les trois grandes familles de l’État. Une^'•hième famille plus distinguée peut-être esttl i, e de celte faveur, parce que la généalogie0,a blit pas assez clairement qu’elle n’appar-y 6 * 11 point à la souche royale. Les hautes fonc-Rs sont quelquefois héréditaires dans cesra, *des maisonsC0R duit.
d’autres fois le mérite seul y
Éfs revenus du roi de Liou-Tchcou provien-
1 ta nt des domaines de la couronne quetaL ^ 0ls sur SC U sou f re > I e cuivre, l’é-êé
11 ■ etc. Avec ces revenus, il faut parer aux
offres de l’État et aux salaires des grandsdp C î ers . La mesure de ces salaires est en sacs
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r ’ z - dont la valeur se convertit en d’autres
l)j|j C<;s i comme des étoffes de soie pour l’ha-^ 1Il ent et des denrées pour la nourriture.c °*Ttmerce de Liou-Tcheou se circonscrit^Cp 18 P 0 * 1118 ’ Chine, le Japon, Formose .
ses jonques vont dans la province deletl e t quelquefois à Péking . L’archipel de
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^*cheou entretient des échanges suivistfoi j ? Japon , au moyen de navires nombreuxà i> Ul arr ivent de cet empire. Le Japon fournit°kjat | P e ^ du chanvre, du fer, du cuivre , des§t , a; tJ a< î u és , et il en lire en retour du sel, des
H-’ ta f>ac, du riz. Les mêmes produitsCS échangent en Chine contre diffé-des verres, desargent, du fer, des soies,
• ci,. - “ ceuanseni en eu'“Utçt -.s 0
^étl' es P eces de porcelainesê es 1 ( j aiaens . de l’argent, clHa 0s C ° Rs et du thé de qualité supérieure. For-ée^, exporte guère sur Liou-lcheou que desW? s de tortue et de la nacre de perle. Cehef d ailleurs ne paraît pas jaloux de don-^aep - Sotl commerce plus d’extension et pluslVll é, La seule résistance que les Anglais
aient trouvée dans le pays s’est manifestée à pro-pos d’ouvertures commerciales.
Placées sous le 27« de lat. N. et le 125° delong. E., les trente-six îles de Liou-Tcheou jouis-sent de la plus douce et de la plus égale tempéra-ture. Tout réussit sur leur terroir, et les richesseslocales suffisent à un peuple simple, sobre et con-tent de ce qu’il a. Il est peu de cultures qui ne puis-sent se naturaliser dans celte zone. Tous les ar-bres fruitiers des tropiques s’y retrouvent, lebananier, le figuier, l’oranger ; tous les végétauxd’Europe y prospèrent. Quant aux animaux, ony voit des bœufs et des buffles courir par trou-pes dans les campagnes. Les chevaux, les ânes,les porcs, les chèvres et les chats n’y diffèrentpas de ceux du continent asiatique ; seulementtous ces animaux paraissent être, àLiou-Teheou,d’une taille plus petite qu’ailleurs : un jeunebœuf n’y pèse guère plus de cent livres mort etvidé; les chevaux sont si petits, qu’un Euro-péen enfourché sur leur dos touche la terrede ses pieds. La volaille est aussi fort grêle,quoique fort bonne. Le savant Klaprolh as-sure qu’il existe dans ces îles des ourfc, des loups,des chacals et des serpens venimeux. Le capi-taine Beechey n’y trouva que des souris, des lé-zards et des grenouilles. Les insectes les pluscommuns, sont les sauterelles, les papillons,les abeilles, les guêpes, des moustiques degrande dimension et des araignées particulièresà l’île. Du reste peu d’oiseaux; quelques alouet-tes, des martins, des ramiers , des pluvierset des hérons. Les naturels assurent que,même dans l’intérieur, il n’existe point de per-drix, gibier assez commun dans les archipelsd’Asie .
Le poisson est abondant à Liou-Tcheou, etdes espèces bonnes pour la table fourmillentsur toute la côte. La tortue est plus rare.
Comme on connaît peu l’intérieur de ces îles,on ne sait quelles espèces d’arbres contiennentles vastes forêts que l’on aperçoit de la côte. Oudit seulement que Tatao et Ki-Kai, situées dansle N. E., produisent une espèce de cèdre appelékien-niou par les Chinois, et jseki par les ha-bitans. Le bois en est incorruptible, ajoute-t-on , et il se taille en colonnes qui ornent lespalais des grands.
Les jonques des Liou-Tcheouans sont, commela gravure l’indique, de la meme coupe quecelles des Chinois. Matériaux de construction,agrès, voiles, tout est semblable. Les insulairesont en outre des pirogues faites d’un tronc d’ar-bre creusé, et capables de contenir six, huit etmême dix personnes. Les transports» plus con-