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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

sidérables, s’opèrent au moyen de bateaux plats,fortement construits.

De toute cette côte, le havre et les abords deNapa-Kiang sont la partie la mieux explorée parle capitaine Beechey. Ce havre, quoique ouvertaux vents du nord, est abrité du côté de l’ouestet du sud-ouest par un banc de corail. Dansl’ancrage extérieur , la houle se fait sentir à lahaute mer, et la brise d’ouest y fatigue quel-quefois les navires. Deux passes conduisent auport intérieur, l’une au N., l’autre à l’E. ; celtedernière, étroite et moins sûre que l’autre.

Les relèvemens les plus détaillés de cet archi-pel appartiennent à l’expédition du capitaineMaxwell , et surtout au petit voyage que fit au-tour des côtes le capitaine Basil Hall , comman-dant de la Lyre. Celte tournée de sept joursservit à constater une foule de gisemens géo-graphiques. La première terre que le capitainedécouvrit fut une petite île fort bien cultivéequ’il nommma le Pain de sucre. Une ville defort belle apparence se déployait sur le rivage etse perdait sur le mont dans un amphithéâtre deverdure.

A dix milles à l’est de Liou-Tcheou parutune autre île que Hall nomma l’île d’Herbert.On arma les chaloupes pour la mieux reconnaî-tre, et on pénétra dans un chenal étroit, maisprofond. Ce chenal aboutissait à un port admi-rable dont l’analogue n’existe qu’à Mahon. Ilétait formé par un bras de mer que proté-geaient des rochers escarpés, couverts de plan-tes et de fleurs sauvages. Ce port que Basil Hall baptisa du nom de Melville avait en outre une se-conde communication avec la mer. L’ancrage,la station , le fond de sable, tout semblait seréunir pour recommander cet admirable havreaux navigateurs.

Le capitaine Hall débarqua sur l’île, et dansune vallée qui s’étendait sur la droite , entredeux pointes de rochers, il découvrit quelquespetits villages assez bien situés : les habitans semontrèrent aussi affables, aussi prévenans queceux de Napa-Kiang. Au N. E. des îles Liou-Tcheou, il découvrit des terrains plus boisés,mais aussi moins riches et moins populeux quedu côté du S. O. ou du Chéouli. Cette portionde l’archipel parut abonder en excellons an-crages.

Les groupes d’îles que l’on découvre de Napa-Kiang , à l’O. de Liou-Tcheou, sont nommésparles naturels Kirramaet Agou-Gni. Le groupeKirrama se compose de quatre îles : Zammanie,Accar, Gliirouma et Toucatschi , toutes fortinsignifiantes, à part la dernière. Agou-Gni

consiste en deux petites îles, Aghi et Hoifl î "’L’un et l’autre groupe dépendent de Li 0 ’ 1Tcheou. Kirrama a quatre mandarins, un 0plus haut rang, trois d’un degré inférieur : d el1 *autres de ce dernier ordre gouvernent Agi 0 ’!Gui. Ces îles ne sont guère peuplées ; Toucatsd 11 ,’la plus considérable, a cinq cents maisonspeine.

Au N. de Liou-Tclieou sont deux îles qui P^vent être regardées comme les suceurs aiescet archipel, Oushima, tributaire du roi de b'° lTcheou, et Yacou-Chima, colonie japoi> al5fOushima abonde en riz, et comme, dans l fSnées de sécheresse, Liou-Tclieou manq uC |)tcette denrée, les jonques de Yacou-Chimacharger dans ce grenier, pour verser eii sUleurs cargaisons à Napa-Kiang.

CHAPITRE XLI.

JAPON . - NAN'GASAKJ.

J’aurais voulu , tant je me plaisais daï 1 * ,maison de mon hôte, qu’un accident imp’ ^vînt retarder mon départ de Liou-Tcheou. . |V ,ce qu’on peut imaginer de bons procédés) °j- u tgénieux égards, d’attentions délicates,prodigué par Komi et par sa femme. e ^l’enfant de la maison, et mieux encore»dans ce pays l’étranger avait le pas sur P*mille. r ,jr.

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Malheureusement, la jonque allait P‘

Tchaou-Tsing voulait appareiller le jourQuand un matelot chinois vint me réela * 1 cquand il eut notifié à mes nouveaux a 11,13 ,,cj’allais leur échapper dans quelques heure®’ jetelle douleur se peignit sur leurs visag eSme sentis naoi-même profondément ému. “revenir; vous revenir! » me disait K° 11(U ,))Cun accent qui allait au cœur. Et sa fe* 11 ’ 11

suivait de l’œil, inquiète, suffoquée, P 1pleurer si elle l’eût osé. Aujourd’hui pl uS . ^tidje suis à me demander comment un sl c is»séjour avait pu engendrer de pareil® r ^ j ,omais au moment où cette scène eutcherchais pas à analyser de pareilles imp 1 pgn 1 'car elles me dominaient aussi. J’étais sou ^ (Cpire de cette affectueuse bonté, de celt j eengageante qui m’avaient accueilli slir ,de Napa-Kiang , et qui depuis ne 111 ^. 0 fpas manqué une seule minute. « I >aU ' j . ol ,Ye|' ilgeur ! avait-on l’air de me dire, tu n e tr T , î o lJ, . S

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pas partout nos rians visages ! Reste Qilquelques jours ; quelques mois dans ^ ol iPhospitalier ! Tu as tout ici, bon accuet e est ^table ! Notre hospitalité est franche; c