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AUTOUR DU MONDE.
Oui, il peut alors quitter la dunette,
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s en
Jeu
•’e à ses lieutenans, ouvrir la route à de
H S ) Ues a pprentissages ; mais, au moment oùi| f a & 11 de livrer la grande bataille aux éléinens,|),^ 9 u ’il soit là, le général d’année, qu’ilIç 1 , ein *e l’ennemi, qu’il le combatte, qu’ili t y^Nque. C’est une tâche bien belle et bienf,, e i croyez-moi! Debout sur l’arrière, leq î 1 '' 11 U, le porte-voix à la main, illuminé d’é-(] l ! s * ruisselant de l’eau du ciel et de l’eau(^•her; amarré près du gouvernail quand lelit | Sur plorabe le navire ; se relevant, quandi lÇe aiUe a passé, pour commander une ma-1 |q * 1V ' e > responsable de la vie de tous cesC ,es ’ de l’avenir des familles qui les allen-ü| Qr ’ ùu capitaine de navire doit se grandirVj,; 8 toute la majesté de son rôle ; il faut qu’ill' 0r l’héroïque en lui, ne fût-ce que pendantli Ç|1 il faut qu’il soit le plus brave , au mi-J)[»hi U| te foule de braves. S’il mollit, tout est
1 Clti ï ,
courage, comme la peur, a son ma-le capitaine a confiance?
2 - Qui oserait trembler quand un capi-Porte sa tète haute? Qui ne se rassurerait
Qui pourrait
j^rer quand le capitaine espère encore?
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l(t|, 1 § a n t ne j-évéla quelque chose de mieux en
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a nie d’acier, d’une trempe héroïque. Le
t oi. r •Mouvement de son équipage fut l’ef--uns de ses matelots se jetèrent^ 1 q u Ve, *tr e srir le pont. Alors il courut vers eux5| >X à la main, et désignant le haut des mâts^timides, il les força d’y monter pour,V S ^'e S . Ses or£ lres brefs, précis, furent« \ er ex ® cut ès dans le plus profond silence."Ile , ^ Ues furent recalées ; quelques bassesly ^ ^ St àrent seules.
éclata bientôt avec une violence(i e ttji c e ‘ Ce rideau dénuées, d’abord ligne
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** ^ 10I ‘i Z011 ) s’était peu à peu arrondiVy^ ’ et le vent, fixé au S. E., sifflait dans
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5 ües et dans les cordages. Il est r;
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, s ^ s f l U on a personnellement courus nec P as d’une nature plus décisive et plusNe,,. 0 ! 11 au cun de ceux dont le récit seul nous
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s ' Méa rien exagérer, je croîs pouvoir
l '"’ 0|lls que jamais tempête pareille ne^ gU es parages, les plus orageux paragesr e> Q" a nd
^ 'i\!' )esle rait
je \ivrais ccnt ans, le sou-
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aussi net, aussi présent qu auUtose arriva. Le ciel devint noir
y '’oi r c ^ lar bon, si noir que je m’étonnais^St's p l °Mibcr des gouttes limpides: desle j* :Sa * eilt si bas, qu’ils couvraient dea tU oc la mât lu c; ils tourbillonnaient
avec tant de rapidité, formaient au-dessus denous une mer suspendue , si bruissante, si con-fuse, si agitée, que ma tête se perdait, et qu’é-tourdi , hors de moi, je ne savais plus me rendrecompte ni du lieu où je me trouvais, ni deschoses qui m’entouraient. La pensée d’ailleursn’avait guère de ressort et de jeu, quand toutela force physique se portait nécessairement versles soins du corps; quand il fallait, à chaquevague bondissante, se coucher à plat ventre, secramponner à un anneau de fer, à une corde,à une membrure du bâtiment.
Une heure après les premières rafales du taï-foung, la jonque chinoise offrait un spectacle dedeuil et de désolation immense. Les deux mâtsavaient craqué sous l’effort du vent; le seul quirestait, un petit mâtereau de pavillon, perché surl’an ière, venait d’èlre coupé par les ordres du ca-pitaine. A chaque minute, sur ce pont rasé, lamer venait s’essayer comme un bélier contre unrempart, avec la volonté d’enfoncer ces plan-ches et de couler ce navire. Un pâté de cabines,juchées sur l’arrière, ne résista pas long-temps ;à un moment donné, la mer tomba d’aplomb surce petit appendice, l’ébranla fortement, l’ar-racha comme avec des tenailles, et le rejeta , dé-chiré à demi, au milieu du tourbillon. Deuxmousses et cinq passagers se trouvaient enfer-més là-dedans ; moi, je m’y appuyais , quand ilcéda et disparut. Une corde seule me sauva.
Quelle situation ! Par la plus affreuse tempête,n’avoir sous ses pieds que le plancher d’unejonque, bâtiment frêle et informe, à demivaincu et prêt à s’ouvrir! Mourir ainsi, loindes siens, sans pouvoir serrer une main amie,sans pouvoir se dire un adieu, au moment dugrand voyage ; périr ignoré , sur un transportchinois, dont personne lie s’inquiétera plus;laisser une famille en Europe , entre l’angoissed’une mort et l’espoir d’un retour , oh! c’étaitpour moi une horrible et poignante perspective!A ce moment, à cette solennelle minute, j’euspeur.
Je m’adossai à la lisse et regardai autour demoi; rien n’était changé: toujours la mememer, blanche à la crête, haute, longue, impi-toyable, frappant quand on l’implorait ; tordantle pauvre na\ire, jouant avec lui comme le fortqui rit de l’agonie du faible ; toujours les mêmesnuées sourdes, sombres, ondoyantes, de millecouleurs; toujours le même vent tumultueux,discordant, rapide, forcené; toujours la mêmepluie battante., la même écume salée, les mêmeséclairs flamboyans , le meme cliquetis de foudre.Couché sur le pont, je voyais la haut des signes