AUTOUR. DU 3! ON DE.
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Ces magnifiques chemins jusque sur les flancses montagnes les plus escarpées.
temps en temps, sur le point culminantcôleau , à demi-couvert par un bouquet3i'b reS) se dessinait un temple, d’architecture? aille et riche, avec une avenue de cyprèsmélèzes qui venait aboutir au chemin,^dinaire , au lieu d’embranchement se tenait^ e Emilie mendiante , qui sollicitait la charitéVoyageurs et des dévots. Depuis notre dé-^flUeincnt, nous étions assaillis par ces que-> hommes ou lennnes , moines ou laïques,çjlflues-uns se cramponnaient à nos norimons,^ n °us suivaient pendant l’espace d’un mille,„ eille après avoir reçu une aumône. Trois reli-jj'. eUs es, assez proprement vêtues , de tournure^"“te et de figure agréable, se montrèrent°bstiuées encore que les autres. L’inter -• ete nous dit que c’étaient les filles des prè-
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l . 5 dela montagne, komano bikouni, qui avaient
t'.^^ge pour exercer ce métier, moyennant unut annuel qu’elles paient au temple d’Izé.j)(. s S * 0lu , dans une gorge aride , d’autres grou-liciterent notre pitié. En tête était une
P eu P' e ’ couverte de haillons, portantUs à ses côtés un panier et une espèce devide. Un nourrisson se collait à sonfyj, ’ et un autre enfant estropié la précédait% i 3111 sur des béquilles. La pauvre mère de-V>; s l’aumône e i tendant une sebile ent , e l| XLVI1 —3). Derrière celte malheu-li er e Venait un autre groupe non moins singu-|>r 0s l’était une famille que l’empereur avait'kàll* 116 en expiation de quelque délit. Les> 'es enfans et les femmes se pressaient
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P ls dans de grands paniers d’osier, ar-^Soaj! 6n f°rme de bât, sur le dos d’un bœufeUx - Les hommes valides de la famille che-• fi’ 1 a P le d> appuyés sur le bâton de pèlerin :’fpOn - eilx en tète lisait et chantait un poëinea c «hi S ’ d u bien quelque hymne populaire de
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J ! après quoi il tirait sa sebile de saA. élisait la quête. (Pl. XLVII — 3).| esui ’ e que nous gagnions du côté de laa ^ Ul de accourait plus épaisse et plus eu-^ Ip „ es Animes de seigneurs faisaient ran-t l ° ril >ions le long de la route, afin de
triées* 0118 v °b'i et elles paraissaient fort con-■ ° s st Qr < d Uail d nous jugions à propos de baissernorimons, posés à terre et ali-t^Se, 4 ? 0rte > formaient comme une rue de'* v eiv: ^ Ul disparaissait à mesure que nous le
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'^Htcv ames a * ns i aux faubourgs Sinagavaa > qui ne sont, à proprement parler,
qu’une seule et longue avenue. Au-delà de cesfaubourgs commence la ville, facile à reconnaîtreau plus grain 1 nombre de eorps-de-garde qu’ony rencontre. Le pont de Niphonbas, qui sert depoint de départ, de méridien et de mesure com-mune pour calculer toutes les distances de l’em-pire, se trouve de ce coté et à peu de distance dufaubourg Takanava. Nous le franchîmes, puis,après une demi-heure de marche à travers uneinterminable rue, nous arrivâmes à l’hôtel or-dinaire de la légation hollandaise. C’était unlogement assez mesquin, consistant en troispièces peu spacieuses, à peine meublées, avecquelques nattes pour lits, et pour sièges unefaçon de divan presqu’au ras du sol.
A peine étions-nous arrivés, que nous reçûmesla visite d’un interprète, désormais compagnonobligé de toutes nos courses , et intermédiairede tous nos entretiens. Il fut suivi par quatresavans de la ville, deux astronomes et deux mé-decins, qui avaient obtenu la permission de nousvoir et de nous interroger. 11 serait trop long ettrop puéril de consigner ici toutes les questionsqu’ils nous firent, questions justes quelquefois,mais absurdes le plus souvent. Le docteurFrayser surtout ne pouvait suffire à l’interroga-toire combiné des deux médecins : celui-ci le con-sultait sur les fractures , celui-là sur les abcès,puis sur les hémorragies, ensuite sur les mauxde dents. A tout cela il fallait répondre en semettant à la portée de leurs notions médicales,avec précision, avec détails, avec clarté. Le doc-teur, il faut lui rendre cette justice, y mit uneangélique patience , et une conscience pluslouable encore. Les docteurs japonais se re-connaissent facilement à leur chevelure : au lieude ne garder, comme les autres naturels, qu’unenatte au sommet de la tète, ils conservent tousleurs cheveux ou se rasent entièrement. Lesautres savans se conforment à l’usage ordi-naire . ils n’ont que la petite touffe.
Notre première excursion le jour suivantnous mena au palais, résidence du konbo ouséougoun, empereur, ou plutôt général des ar-mées, dans l’acception littérale du mot. Commece palais se trouvait dans un quartier fort dis-tant du nôtre, nous y allâmes en norimons. Cetédifice immense forme une espece de ville envi-ronnée de remparts et de fossés pleins d’eau,sur lesquels s’abattent des ponts-levis. Il a cinqmilles de circonférence. Outre le palais de l’empe-reur, ou trouve encore, dans la meme enceinte,celui du prince héréditaire, qui a sa ligue inté-rieure de remparts et de fortifications. La cita-delle, grande, vaste, forte, contient plusieurs