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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

hauts fonctionnaires quand ils entrent en> ( eurs dans une maison.

^ * e do compte par centaines les grands etea Ux édifices connus au Japon sous le nome tsiaya ou maison de thé. Chaque bourg ,

de

ch

a fiue ville de l’empire a son tsiaya, maison^sirs faciles, dont l’intérieur offre toutes les* Ss ances les plus raffinées et les plus coù-Çst Ses - Le divertissement favori des Japonaisj P asser là leurs soirées en compagnie de^ filles, que l’on nomme teekakie. On yQl) Ve aussi des ghceko ou joueuses de samsie ,n ltar e à trois cordes. Belles, sages et souvent^ ev ’ées, ces musiciennes viennent charmer,t s j f musique et la danse, les habitués desElles acceptent le sakkiet les friandisess 0 0(1 leur offre. Les tsiayas ou maisons de thé<] es s i nombreuses, qu’à Yedo elles forments Q j Flle s entières : l’habitude de s’y rendre le^$ eSt s * générale, que non-seulement les i-om-iju 116 s ’ en f° nt P as mystère entre eux, maisü{^’ Plus d’une fois, ils y mènent leurs femmes,hu l eur faire entendre les concerts des<C Ses de samsie. La chronique japonaise dit, Ces maisons datent du règne du séougoun

a h ? rn °' g uerr i er ayant à tenir la campagned’une armée formidable, accorda deshj|l ° es à ceux qui ouvrirent des maisons pa-C s ur toutes les routes où passaient les sol-.depuis lors, elles devinrent des aubergesv ill e es v oyageurs, puis ensuite, transportées en' des lieux de rendez-vous moins innocens.

8 avoir ainsi reconnu la physionomie gé-

sîï*

Wn s 6 de la ville japonaise , nous ne savionsSt^^ent employer les heui-es qui nousquand notre interprète nous pro-^ a f s ister au spectacle d’une lutte qui atti-^ti); l° Ur -là, toute la population de Yedo.^Og^ébres athlètes, venus des extrémitésV | e Gs a de l’empire, devaient se rencontrer\e s * lleiïle terrain, en face de cinq à six milleNii^ s P e ctateurs. Nous acceptâmes la partie,peut le croire, quoique M. Blockvius11 fl peu fatigué d’herboriser sur lese U ville, et qu’il se fût pris d’une1) li e Ue P°ur toutes les choses qu’il voyait.

i 0 hrg.„ du grand duel était dans l’un des fau-

h si» a P orte > une espèce de receveur nous

'h ^ atl SUes eSt tOUS ^ eS P a y s et toutes

tti lUes ’ . et nous tirâmes de notre poched e g eWi; ’ P et îte monnaie en cuivre , auVa *U n 0 ^j[ Ue ^ a l a porte s’ouvrit à deux battans

sur la rive gauche du Tonyak.

Déjà l’enceinte était pleine de curieux. Au-tour de l’arène, qu’encadrait une barrière enbois, des gradins en amphithéâtre portaientune foule bizarrement vêtue, bruyante, appe-lant les antagonistes, les excitant de la voix et dugeste, véritable foule des cirques romains. Au-dessus d’elle , et dans une espèce de belvéderélevé , s’étaient placés quelques hauts officiersde police, chargés, soit de contenir et de sur-veiller cette multitude , soit d’intervenir dans leconflit athlétique comme héraulls de camp.

A un signal donné, les lutteurs entrèrent dansla lice. Us étaient à demi nus, la tête entouréed’un réseau qui laissait échapper la natte deleurs cheveux. Nus jusqu’à la ceinture, ils por-taient un vaste caleçon que soutenait une corde.Leur ceinture consistait en une large plaque encuivre aux armes de l’empereur. D’autres pla-ques en cuivre garnissaient le devant de leurs jam-bes cl la paume de leurs mains (Pl. XLVII — 4).Les deux athlètes paraissaient doués d’une pro-digieuse force musculaire. Trapus, carrés, lesmembres courts et forts, on voyait dans leursjarrets, dans leurs épaules, dans leurs bras,toutes les conditions d’une lutte herculéenne.Mais comme c’est d'habitude en ces sortes dejeux, les combattans se ménagèrent; ils cher-chèrent plutôt à développer leurs formes, à seposer en groupes académiques. Enfin fatiguésde ce manège, ils s’attaquèrent, s’enlacèrent plusvivement, jusqu’à ce que l’un d’eux laissât surle sable la trace de ses épaules. La pièced’or, prix du combat, fut remise au vainqueurpar les juges du pavillon; mais le vaincu s’étaitmontré dans l’assaut trop bon camarade pourne pas avoir sa part de la prime remunératoire.

Ce spectacle ne nous occupa guère qu’unedemi-heure : quand il fut terminé, nous suivîmesla foule qui s’écoulait peu à peu de l’enceinte.Nous étions sur le point de reprendre le che-min de notre logement, lorsqu’un seigneur quivenait d’assister à cctle lutte avec sa famille,envoya un de ses domestiques vers notre inter-prète. La démarche était faite à notre intention.« Korisouki-Dofa invitait les nobles étrangers àse reposer dans son palais et à partager sonthé. » L’interprète nous traduisit 1 invitation,en ajoutant que Korisouki-Dofa était 1 un desplus grands officiers de l’empire, propriétairede plusieurs palais, et gouverneur de quatreprovinces.

Nous acceptâmes l’offre du grand officier del’empire, et bientôtnous nous trouvâmes devantla porte d’un de ses palais. C’était un édifice ad-mirable, bien plus élégant, bien plus coquet f