AUTOUR DU MONDE.
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Soi * Sauter 9 ^ aire es lvro S nes > écorcher tant. Peu la langue du pays , lire en hollandais ,Odre, mettre et ôter nos manteaux. Le der-acte de cette scène fut de nous engager à3ri ser et à chanter. Je m’y prêtai de mon
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e,1X ) ajoute Kœmpfer, je me mis à gambaderautant une chanson allemande , chanson
j °Ureuse, autant qu’il peut m’en souvenir- l - XLVIII — 4). L’empereur dut se retirer
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aanté de moi. ..
Cç s ° da P ar quelles épreuves on faisait passerj Pauvres Hollandais qui formaient la suiteambassadeur, heureux quand ce dernierpas lui-même assujetti à ces pasquinadesparieuses. Cette fois on obligea seulement
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■ tlv oyé à ôter son manteau pour faire l’exer-5 9 uan< ^ l’année suivante ce même per-
ne l de légation arriva à Yedo , l’empereur,5 V C ? re rempli des souvenirs gymnastiques qu’ilslaissés, voulut qu’à l’arrivee, sans per-l^tt] tem P s ’ en core poudreux , les IIol-^ a »s ôtassent leurs manteaux, se tinssent de-f l5s 1 tournoyassent, chantassent, dansassent,dç s llt des gestes de dispute , ou échangeassentt^oles de félicitations. Tout cela lui semblaitc 0 . eille ni e nt plaisant. Il voulût en outre savoirV *le r 1Cnt ° n S P rena it en Hollande pour in-hçj 'îfclqu’un à dîner; comment un père s'en-avec son fils , un mari avec sa femme.
Varier leurs jouissances, on donna aux
hi r Ves quelques petits enfans , qu’ils devaient
i‘n a ^ailler, qu’ils devaient porter sur leurs^ ai es ^_,_,_i_c.
ou promener sur leurs bras ; on leur fitremettre leurs perruques, secouer la
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^ridais se prêtaient à tout, parce qu’ils sa-
len,,^ 6 S 11 ! s’y trouvait, défaire les boucles de11 q|i s °uliers et de leurs culottes. Les bons
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Ûle ° 9 ue P empereur n’avait pas l’inten-^ ^ es humilier. Les plus hauts seigneursauraient été flattés , à leur place, queVir U S°Un les trouvât propres à distraire ses6s °isives.
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Payer tant de complaisance, Sa Majestéhi 0( j etrangers un festin admirable selon^ J a Ponaise. Devant chaque convive figu-^tlejj e . Petite table, garnie de difl’érens mets? tle f 0 lts hâtons d’ivoire tenant lieu de cuillersb 5 c hettes. Chacun avait donc devant soiPains , un morceau de sucre blancn ’ Cln 9 kainokis confits, espèce d’aman-5 les il U tr anches de gâteaux de différentesS* q S üns tie fleur de farine et de miel, lese Vi d e / arine de fève ou de farine de riz,^° r,lle ohlongue, ceux-là carrés, enfinUlls Neutre eux marqués aux armoiries
du Daïri. Le dernier plat était une mangueénorme bouillie et remplie de farine de poismêlée de sucre. Tel était le premier service. Ausecond on vit paraître du poisson nouilli avecune excellente sauce; des huîtres cuites commedes moules, avec du vinaigre, et servies dansla coquille; des oies rôties , découpées en mincesaiguillettes; du poisson frit et des œufs durs.La seule boisson du repas était du sakki déli-cieux.
De l’ambassade dont Kœmpfer faisait partieà celle dont Thunberg nous a la'issé la relation,il n’y a rien qui mérite d’être cité. Thunberglui-même, l’un des plus minutieux observateursde la contrée japonaise , a dit peu de choses deson séjour à Yedo et des faits qui se passèrentà la cour impériale. Plus occupé de médecine etde science naturelle, que d’étiquette et de di-plomatie, il ne fut pas même admis dans la salled’audience où l’ambassadeur Feith pénétra seul.Cet envoyé y entra par une porte à coulissesqui se déployait comme un paravent. La salleétait formée de trois parties élevées chacuned’une marche au-dessus de l’autre, formant en-semble une longueur de quarante-cinq pieds.
L’empereur était au fond de la salle, ayant àsa droite le prince héréditaire ; d’après le céré-monial prescrit, l’ambassadeur demeura à l’ex-trémité opposée. A gauche se prolongeait unepièce immense, la même sans doute qu’on nousdésigna sous le nom d’appartement aux centnattes ( sen-sio-siki ), dans laquelle se tenaient lesgrands dignitaires de l’empire, les camis ouconseillers d’état, tous placés à la file, suivantleurs qualités et leurs rangs.
L’audience ne fut pas longue. Dès que l’am-bassadeur fut entré, trois officiers japonais l’an-noncèrent en criant : Hullanda capilana! motstirés du jargon portugais et signifiant sansdoute ; Voici le capitaine hollandais ! Acesignal,l’ambassadeur se vit obligé de s’agenouiller, lamain droite étendue sur une natte et le frontcontre terre. Cela fait, il se releva et sortit dela même manière qu’il était venu, sans pro-noncer un seul mot.
Tels sont les détails que Kœmpfer et Thunbergnous ont laissés sur les relations qui existaiententre la Hollande et la cour de Yedo . Sans douteles autres ambassades ne durent pas se départirbeaucoup de ce programme, et l’histoire d’uneambassade suffit pour nous donner la clef detoutes les autres.
Les tentatives de la Russie ont des partiesplus neuves et moins connues. Ce fut pour lapremière fois, en 1804, qu’une expédition offr i