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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

cielle, autorisée par leCzar, parut dans les baiesjaponaises. Le vaisseau'était aux ordres du cé-lèbre Krusenstern ; l’ambassadeur était 51. Re-sanoff. Nous omettons à dessein le capitaineLnxman, dont la mission antérieure avait eumoins d’importance.

Arrivé àNaugasaki, le vaisseau russe sévit, àl’instant même, mis en séquestre, sans que ni au-cun des officiers ni l’ambassadeur lui-même pus-sentaller à terre. Ce ne futqu’après les instancesles plus vives, que M. Resauoff, malade et ayantbesoin de promenade, obtint d’être débarquéavec sa suite dans la petite île de Megasaki,poste bien fortifié et situé à peu de distance ducomptoir hollandais.

Le jour du débarquement ayant été fixé, leprince de Fisen, gouverneur de la province,envoya sa propre barque pour transporter l’am-bassadeur. C’était une embarcation de centvingt pieds de longueur, coupée en trois compar-timensau moyen de deux cloisons intérieures. Aucentre était l’appartement principal, subdiviséen petites pièces par des draperies de soie lilasaux armes du prince de Fisen. Les parois , enri-chies de laques, offraient les mêmes armoiriesenchâssées dans une mosaïque d’or. Une tentede fort belle tapisserie , un parquet vernissé etcouvert de nattes, complétaient la petite dunettesur laquelle s’assirent l’ambassadeur et scs prin-cipaux officiers. Quand celte magnifique barquedéborda du vaisseau , et que les canons du bordsaluèrent l’ambassadeur qui s’en allait, ce fut unmerveilleux spectacle. (Pl. XLVlil — 1).

A son arrivée sur la plage, M. Resauoff pritpossession du logement qui lui était destiné. Lamaison , située à une demi-portée de fusil de lamer et construite en bois , se composait de neufpièce s assez petites et fort pauvrement meublées.L’apparence extérieure était celle d’un hangaren bois, édifié au hasard et sans symétrie au-cune. Un petit portique ouvert ou toiture ser-vait à abriter les deux factionnaires qui gardaientla porte de l’ambassadeur (Pl. XLVIIl — 3).A 1 intérieur, les parquets étaient couverts denattes neuves; mais pour tous meubles, on yvoyait de larges brasiers de cuivre destinés àservir de foyer. Quant aux croisées , elles con-sistaient en misérables châssis garnis de feuillesde papier qui n’étaient pas même huilées.

Ce fut là que l’on parqua l’ambassade, dansun enclos ceint de palissades prolongées jus-que dans la mer, et de telle sorte que les ca-nots y naviguaient au milieu d’une double haiede bambous. Une porte à double serrure fer-mait l’entrée à ceux qui venaient du large, et

l'on ne pouvait entrer et sortir que sous le b° aplaisir des banjos qui en avaient la ciel.

Emprisonné dans ce misérable endroit) s ° ^la plus intolérable surveillance, M. Res» 1 ’ 0fut obligé d’attendre une réponse aux dem»”qu’on avait faites à l’empereur de Yedo. Enfi'jjaprès cinq mois d’attente, arriva à Nang” 5 ^un des plus nobles seigneurs de la cou’

Yedo , avec la mission formelle de recevoir 1 . .bassadeur russe en audience , et avec des p‘ epouvoirs pour traiter de ce qui l’amenait.

Le 4 avril, jour fixé pour cette entre v ^M. de Resauoff partit de Megasaki da” s ^ (1barque du prince de Fisen, et vint aborde’môle de Nangasaki où l’attendait un sU P e * 5 ànorimon. L’etiquette fut discutée long-te” 1 !^l’avance, puis enfin réglée tant bien q llC jeRefusant positivement tout autre salut <1salut européen, M. Resauoff fut obligé de c ^sentir à quitter son épée et à se déchausse’porte de la salle d’audience. jp

Au moment où les Russes débarquèrent»^tes les maisons étaient tendues de tapi 5 ^ 5 iaux armes impéiiales, et cela d’une ma” 1 ^, ,]icomplète qu’il était impossible d’aperce v ^5les édifices ni les habita ns. A peine q llt y?tètes paraissaient-elles çà et là hors de 5turcs officielles. ^

Voici comment défila le cortège. En iete 0 jj'

aient quarante personnes de différente j (dilions, parmi lesquelles étaient plusieurs

suivis chacun d’un domestique; puis

des soldats indigènes sans fusils et ai' lïieS |, £I |ji'lement de bâtons; ensuite le norimon ^bassadeur porté par huit hommes, et .j é |,o* ,rle norimon le porte-étendard, les É» e,,l j,; s ir alSmes de l’ambassade, une foule de ”’ a 9 pof 1

civils, d’autres banjos et interprètes; enterminer la marche, seize à vingtsold a ^ dnais commandés par un olficier à ch e ' ji’^”;rand nombre d’off’ c * el

apres eux un gi

rieurs et leurs valets (Pl. XLVIIL—^)‘ a e’’ 1

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L’ambassadeur, après s'être déchaus ^ ap

avec sa suite par un long corridor ^

parlement dont les murs étaient ° rI ' e *j a p’^

beaux paysages. On voyait au inifi eU pi| ,e ’..

le matériel necessaire aux fumeurs, „ c l) a|1

le 4

boîte à tabac, le brasier allume et V^eS 1 ’ 1 *Quand on avait fini de fumer, un

venaii offrir une tasse de thé.

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Après une demi-heure de repos, ^ ^

deur passa dans la salle d’audience^ j e l e ^gentilshommes seulement. Le ,me ” at ‘Vpereur s’y trouvait accroupi sur . ^

milieu de l’immense appartement.