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VOYAGE PITTORESQUE
Après avoir reconnu quelques groupes, le ca-pitaine Golownin arriva à Kunaschir, la vingt-unième des Kouriles , où il rencontra, parmi lesautorités locales, des dispositions hostiles etmalveillantes. Croyant y voir le résultat d’unmalentendu, il débarqua de sa personne pours’aboucher avec le gouverneur ; mais, à la fin del’audience, cerné par des soldats, séparé de sonembarcation, dont on avait coupé les amarres,le capitaine fut fait prisonnier, et envoyé à Mats-maï pour y subir une longue et pénible cap-tivité.
La Diane se vit alors obligée de lever l’ancresans son commandant; elle ne le fit néanmoinsqu’après avoir épuisé toutes les réclamations, etaprès avoir canonné vigoureusement le fort.D’ailleurs une descente, même heureuse, eûtété en pure perte, car les prisonniers avaient déjàquitté Kunaschir; ils étaient sur la route deRlatsmaï. Le second du navire, RI. Ricord, juraavant de quitter cette rade 'inhospitalière, qu’ilrendrait son capitaine à la liberté, et en ellet,dès ce jour, il ne vécut que pour combiner etassurer sa délivrance.
Au mois d'août de l’année suivante, il étaitde nouveau devant Kunaschir avec la Diane,muni cette fois de pouvoirs plus étendus, et ayantà sa disposition des forces plus considérables.Son plan n’était pas, ne pouvait pas être d’es-sayer une attaque, de redemander le capitaineGolownin à main armée; mais il espérait qu’uneoccasion s’offrirait à lui pour consommer la dé-livrance du malheureux prisonnier. Après quel-ques jours de relâche dans la baie de Kunaschir,voyant que les autorités locales résistaient àtoutes ses instances , il fit enlever à l’abordage,par une de ses chaloupes, un navire japonaischargé de soixante hommes d’équipage. Le ca-pitaine de cette embarcation nommé- Kachi, etquelques marins emmenés comme otages auKamtschatka , devaient lui répondre de la sûretéde M. Golownin et de ses compagnons d’in-fortune.
Ce ne fut pourtant qu’à un troisième voyageet après de longs pourparlers, que l’affaire s’ar-rangea. La Diane reparut, en 1813, sur les pa-rages de Matsmaï; on s’aboucha, cette fois, avecle gouverneur de l’tle par l’intermédiaire deKachi, on envoya à Yedo exprès sur expiés ; onnégocia d’une manière si pressante et si forte,que l’ordre de l’élargissement des prisonniersarriva enfin de la capitale japonaise. Le 6 octo-bre 1814, le capitaine Golownin fut libre, aprèsdeux ans et demi de captivité. Il le devait à sonami, à son second, le capitaine Ricord ; il le de-
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vait à la loyauté de Kachi, ce Japonais capdes Russes, dont la conduite fut admirable da ,lStoute cette affaire. t
Cependant, quoiqu’un accueil favorabledes protestations sans nombre eussent surv*dénouement, quoique le capitaine eût obte JlUune audience du gouverneur de la provintdans laquelle il ne fut pas obligé de maïnu-pieds, concession immense et inouie,Russes ne profitèrent pas autrement de ce ^initiative de relations. Le Japon leur fut f elde nouveau, et cette aventure romauesgresta comme un incident isolé entre les d
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les
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empires.
Les Hollandais seuls, parmi les Europe ^,restent donc en possession du privilège Lmercial au Japon . C’est à eux que nous de' 0 ^les renseignemens les plus positifs sur ce 1 ^chipel, et l’ouvrage du capitaine Golowninmême, qui, au travers des barreaux de jfdade, dans l’ile de Matsmaï, n’a guère p u 'la contrée, en saisir les mœurs et les usag eS ’ouvrage ne semble être que le résultat de
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dires complétés par une compilation,cette époque, de nouveaux documens soi* 1 |()j
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gouverneur du comptoir de Nangasaki. 'guère encore, le docteur Siebold , qui a ^ e j)tà plusieurs reprises, le voyage de Yedo . ( Jjd’emprunter la plume savante de RL
pour livrer à la curiosité publique le
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de ses longues et judicieuses observati° ,,s '
CHAPITRE XLIY.
RESUME GENERAL.
ETAT TRESENT DE LA
HISTOIRE.
FORME DU GOUVERNEMENT. - LOIS, M OZ V
GES, CARACTERE, SCIENCES, ARTS,COMMERCE. - RELIGION.
_ Gé0GR^'‘ /
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Le Japon , compris entre les 29° etN. et entre les 127« et 141» de long. (l iVridien de Paris , est un archipel dontpales îles sont celles de Niphon , de K 10 pV® 1
de Sikokf. On pourrait classer à pa rl ^ 0 rnement de Rlatsmaï qui forme Ja P aT } ie ,-ig
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l’empire, et tient aux Kouriles ; quoiq"reusement parlant, cette contrée soitdans la province de Moûts, ou O-Siou,sando. L’empire proprement dit est
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dix régions, ou do , fort inégales pour j eet pour la population. A l’exceptiond’entre elles qui se composent deslki et Tsou-Tsima, les huit autres s° J c&
visées en plusieurs provinces, ou ko J’
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