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AUTOUR DU MO A DE.
ne foule de questions presque impertinentesx quelles l’ambassadeur satisfit de sou mieux;‘ es quoi, il remit les explications détaillées àç R seconde audience qui eut lieu le lendemain.!>! fut la que le délégué de l’empereur donna à
eb|' V ° yé rnsse * c ^ e sa ma * n et avec le cérémonialj. Né, une pièce fort curieuse, modèle dé subti-p et de logique diplomatiques , protocole qui^ ra *t honneur à notre Europe si raffinée en cela voici :
^"Rans les temps anciens, les vaisseaux de,,,e s les nations venaient librement au Japon ,t e 6s Japonais avaient même la faculté de visi-/ lp s contrées étrangères. Cependant il y a5 cinquante ans, un empereur enjoignit àic* S " Coesselirs ne P 0 * 111 souffrir que ses su-|> s s °rtissent de l’empire, et de n’en accorderp^tée qu'aux Chinois , aux Hollandais, auxet aux habitans de l’île Riukin. Depuis
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'été
' l'ies années le commerce avec les derniers
'nterrompu ; les relations n’ont continuéCpj^ Ve ° les Chinois et les Hollandais. Depuisà ( ]. e e poque, plusieurs nations étrangères ont,tl’^fÇses reprises, essayé d’établir des liaisons•bti de commerce avec le Japon ; tou-
|) r j* e bes ont été repoussées en vertu de la^“Mion anciennement ordonnée, et parceSera t | dangereux d’établir avec une puis-tç|, P . e htconnne des relations amicales qui nepoint fondées sur des bases d’égalité.
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i,j a nntié, en effet, est comme une chaîne,tQ tti' ^° Ur atteindre un but particulier, doit se^P"ser d’un nombre déterminé d’anneaux,^ihl 6 P a, 'be de la chaîne est solide, le restetta. ’ bientôt on verra les plus fragiles an-i »U r *. Se briser. Donc la chaîne de l’amitié ne
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Mn s f .p’t'e que désavantageuse aux parties les
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N,^ a treize ans, un vaisseau russe eom-ïSotj 6 b ar le lieutenant Laxman aborda nuu » second vient d’arriver avec un am-ht'er ïl j fiUr du grand empereur de Russie . LeNtl r fut
VQ l°tit‘ VeC ani bié. Le souverain du Japon a faitNil n ^ ers ( 'e qui était en son pouvoir et d’ac-Nr e *. c l p s lois de l’empire. Il se plaît à con-
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reçu avec quelque défiance , le se-
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''Privée d’un deuxième vaisseau russe
rte i Ütle preuve de la haute amitié que lui
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S' <!iSi)( le^* SSaut mo,| arque lui a envoyé un am-op | e r et fiuantité de magnifiques présens,c S - acce pte, l’empereur du Japon de-V Cot n 1 lGS coutumes du P a Y s conside-^°* s > envoyer une ambassade h* l ^ e Russie , avec des présens de pa-
reille valeur. Mais il est défendu formellement àtout habitant et à tout vaisseau de s’éloignerde l’empire. D’un autre côté, le Japon est sipauvre, qu’il ne saurait fournir l’équivalentd’objets aussi précieux. L’empereur ne peutdoue absolument recevoir ni l’ambassadeur niles présens.
» Le Japon n’a pas de grands besoins , et lesproductions étrangères sont pour lui de peud’utilité. Si un petit nombre d’objets d’une uti-lité réelle lui est refusé par son sol ; si l’habi-tude lui a fait contracter quelques autres be-soins , sou commerce avec les Hollandais et lesChinois lui procure abondamment ces objets ,et le luxe n’est pas une chose qu’on doive favo-riser. 11 serait très-difficile d’établir ici un né-goce étendu, parce que la loi prohibe sévère-ment toute communication entre le commundu peuple et les marins étrangers. »
Cette pièce dilatoire fut l’ultimatum des em-pereurs de Yedo vis-à-vis des Russes. Que'quesefforts que fît M. Resanoff, il ne put rien ob-tenir des dignitaires japonais , qui s’écartâtde la lettre de semblables instructions. Il serembarqua donc au mois d’avril 1805, fort dé-sappointé du résultat de son ambassade , et pleinde rancune, soit contre les Japonais, soit contreles Hollandais qui, sans doute, l’avaient des-servi dans cette affaire.
La frégate la Natleschda , vaisseau de la léga-tion que commandait Krusenstern , appareillade Megasaki et arriva bientôt à Petropawlawsk,dans le Kamtschalka. Krusenstern laissa l’am-bassadeur dans ce port et repartit pour l’Eu-rope avec scs deux bâlimens. Ce fut alors queM. Resanoff, trouvant là deux officiers de lamarine russe, MM. Cbwostoff et Davidoff, lesengagea à tenter une descente à main armée surl’île fertile de Sackalin, dépendante de l’archipelJaponais. Ces deux marins exécutèrent un ordrequi, dans la bouche d’un ambassadeur, avaitmie valeur presque officielle ; ils armèrent deuxbâlimens, vinrent débarquer dans les Kouriles ,firent en plusieurs endroits des actes ridiculesde prise de possession, et en vinrent jusqu’auxhostilités, quand on leur refusa des vivres.Cette croisière de boucaniers, exécutée sans ré-sistance de la part des naturels , presque sansbut de la part des Russes , amena de lâcheusesreprésailles et lacaptivitédu capitaine Golownin .
Au mois d’avril 1811, c’est-à-dire quatre ansaprès, Golownin fut chargé par le gouvernementrusse de vérifier la position des des Kouriles , etde relever la côte de Tartarie. Il commandaitalors le sloop la Diane, de la marine impériale.