Band 
Tome premier.
Seite
387
JPEG-Download
 

AUTOUR DU MONDE.

387

^ Cc upe dans l’ordre hiérarchique un rang plusç. ev ® que leséougouu, son plus puissant ofû-• Quoique au fond tout le pouvoir appar-à ce dernier, il se garde bien de lui dis-^ er les privilèges de pure forme , qui sont lales" 111116 Sa P'°P ,e usurpation. Ainsi dans^ a ^uires importantes qui touchent à la poli-du pays, pour une innovation législative,lté ,, '. Ulle question diplomatique, le séougoun nee blig e p as d’envoyer un ambassadeur à sou

d

l'oiu

e gue , afin d’obtenir son assentiment. Ces^'relies consultatives se font avec une grande

"'a

*Pe officielle, afin que le peuple eu soitjjj'J’Pé, et reste convaincu de la bonne harmo-<].. lui règne entre les deux empereurs. LeV 11 ' 1 de son côté entretient constamment à0 quelques dignitaires ecclésiastiques, Char-ly 8 surveiller la conduite du séougoun pourf |t^e ° e ^ u ' L ’ ent aux choses de la religion. Quel-le S ^ u utes d’honneur venues de Myako ontii,! la singulière lâche d’inspecter le ménage,^-iul, et de tenir note des infidélités coin-(|, 8|?S - Tout cela se fait de bon accord , commei, 0 6 Convenue d’un empereur à l’autre. A la|, r ^ Ve He année, leséougouu envoie de riches|) | ,^ t ‘ lls au daïri, et l’usage veut que parmi ces

t|^ lls il y ait une grue blanche à tète noire,

S

e mpereur doit avoir prise lui-même dans..^^'asse au faucon. Cette chasse, cette grue,]\|. de Ugueur.

p 0pt ^ ls outre cet échange constant de bons rap-9i 1|( , ’ Ü est rare qu’une fois toutes les cinq\’i S j t ees le séougoun ne vienne pas en personnel(i Se er le daïri dans sa résidence de Myako. Le^ cérémonial qui se déploient daus cesltiiit S ' 0,ls sont tels, qu’il ne faut pas moins de^j'^'is pour s’y préparer. Montanus nous aUn e de ces solennités avec toutes ses

Pes

«tu

Pouj

e t ses maguificences. Les rues de Myakocté sablées le matin avec du talc réduit

5 ** e Ût ' ’ Ce C l u * ^ a ' sa ' 1 rt ‘l u i re * e so ' comme

^téo- P av ® d’argent. Au point du jour le

ï Cf:

: s6 ^ *■ ,

; Commença à défiler, avec ses caisses

Hês 58é( ' s ’ où se trouvaient entassés les plus^ri^ î” csens, avec ses dames de la cour enT l() uni S ’ 8es cDiciers, ses dignitaires achevai,e s ra, a ccessoire oblieé de serviteurs tenante U e > ou escortant avec des parasols. Après^t- é e 9llt *garde venaient trois carrosses tirésCra x geands taureaux noirs couverts ded e ° ls i e - Ces carrosses étaient inerveil-llXe et d’art; on ne les estimait pas^ a e$ ^ ^®0,000 francs la pièce. Les cercles desV ns a, r vei 'meil; les rayons étaientc °r émaillé. Ces trois voitures traî-

naient les trois favorites du séougoun , et der-rière elles s’avancaient en norimons les autresconcubines. La richesse des carrosses du séou*gouu et du daïri, qui suivaient à peu de dis-tance, était au-dessus de toute description. L’or,l’argent, la soie, les peintures les plus délicates,les vernis les plus brillans , les sculptures, l’é-légance des formes , tout se trouvait réuni dansces chefs-d’œuvre de l’industrie japonaise.Qu’onse figure l’effet que cela devait produire aumilieu d’un cortège Composé de plusieurs mil-liers de jeunes seigneurs aux vetemens de soieet d’or, montés sur les plus beaux chevaux del’empire. Les divers bataillons de l’armée, fan-tassins ou cavaliers, avaient tous envoyé uneélite pour grossir la suite des deux empereurs.

Après la marche processionnelle, s’ouvrent àMyako les conférences entre le daïri et le séou-goun. Elles durent une semaine, et la cérémoniese termine par l’échange des présens. Montanusdit que l’empereur séculier fit porter chez l’empe-reur spirituel trois mille lingots en argent, deuxsabres à fourreau d’or massif, deux cents robesde damas à figures, trois cents pièces de satin,douze milliers pesant de soie écrue, cinq grandsvases d’argent remplis de musc, dix superbeschevaux avec des housses brodées. Peut être cetinventaire , aussi bien que les détails qui précè-dent, ont-ils été quelque peu exagérés par levoyageur du dix-septième siècle ; mais quand onen rabattrait la moitié, il en resterait encoreassez pour éblouir l’œil le plus indifférent.

Tels sont les rapports du séougoun et dudaïri. On voit que le premier, chef réel du gou-vernement, prodigue volontiers à l’autre les con-solations de la prééminence ostensible. Mais, aufond, le véritable souverain du Japon est leséougoun, la véritable cour de l’empire estaYedo. C’est à Yedo que se rendent les damiôs,princes feudataires qui possèdent.presque toutle pays. Le séougoun n’a eu propre que cinq pro-vinces formant le Gokosio, qui sont gouvernéesen son nom par des gouverneurs nommés oban-jos. Le reste se partage entre 200 damios, vas-saux et tributaires de l’empereur. Toutefois l’in-dépendance de ces petits monarques va chaquejour s’affaiblissant. Le système du séougoun estde ruiner peu à peu ces grandes influences aris-tocratiques, d’autant plus vivaces qu’elles sonthéréditaires. Sur les deux cents damios, ouprinces des kokfs, tous maîtres chez eux autre-fois, il ne reste plus que ceux de Kalya, deSatsoumaetde Seudaï,qui puissentetre regardéscomme libres du contiole supéiieur ; les autresne sont plus que de simples gouverneurs de dis-