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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

tricts , à la révocation du souverain , obligés delaisser à la cour leurs familles comme otages etcomme garantie de leur obéissance. Le damiode Sendaï est le premier et le plus influent deces damios. Quand il vient à Yedo , 30,000hommes l’accompagnent; son cortège est celuid’un roi. Ses visites au palais impérial sont despompes magnifiques. Devant lui flottent desétendards ornés de ses armoiries ; puis viennent,portés sur des coussins , renfermés dans leursétuis ou fichés au haut de bâtons à pommes d’or,des hallebardes , des lances , des fusils , des pis-tolets, des panaches, des queues de cheval blan-ches, des arcs et des flèches dans de riches car-quois. Ensuite paraissent des chevaux sellés ,clés chiens et des faucons de chasse , un orches-tre complet de musiciens , des norimons et despalanquins par centaines, enfin dès coffresadmirablement vernis , où sont la cuirasse et lecasque du prince. Toute cette procession de sei-gneurs , d’officiers, de soldats, d’employés, devalets , chemine avec un ordre, avec une symé-trie prévus ; chacun sait où se trouve sa place,d’après une loi d’étiquette pratiquée dès l’en-fance; chacun la garde avec gravité, avec dé-cence, n’osant rien faire de ce qu’elle lui inter-dit , incapable surtout de méconnaître la dignitéet la puissance d’un supérieur.

Ces damios , les personnages les plus influensde l’Etat, supportent des charges équivalentesà leurs privilèges. Obligés de fournir à toutesles dépenses des localités qu’ils gouvernent, ilssont obligés en outre d’économiser une sommequi doit être envoyée à Yedo comme tribut , demettre sur pied une force militaire à la dispositiondu séougoun, de tenir dans leurs résidences unecour fastueuse, puis de partir sur un ordre, dujour au lendemain, pour venir présenter leurshommages au souverain de Yedo . Aussi, à partles cinq ou six princes que nous avons cités , lesdamios sont-ils assez pauvres, tandis que leséougoun est parvenu à se faire un revenu desix à huit cent millions par an.

La puissance de l’empereur, au milieu de ceféodalisme organisé, se trouve nécessairementlimitée dans ses attributions. Les principauxdamios sont appelés à faire partie d’un conseil,révocable à volonté, mais jouissant d’une auto-rité presque décisive. On le nomme Tsin-djo-no-sio , ou conseil-central-général , subdivisélui-même en Sik-bou-nosio, conseil de législa-tion et de l’instruction publique; Dti-bou-no-sio , conseil-général de l’intérieur; Min-bou-no -sio , conseil des affaires du peuple ou de la policegénérale; Fio-bou-no-sio, conseil-général de la

guerre; Ghio-bou-no-sio , conseil des affai fe ®criminelles; O'iko-ouro-sio , conseil des financc s ’Kou-naï-nc-sio , ministère de la maison de 1pereur. L’empire est partagé en huit gr aI1divisions .ou régions, nommées dos ou rou teSCes clos se subdivisent en 68 kokfs ou provint 5 ’et celles-ci renferment 622 koris ou districts*

L’armée que les damios fournissent au sé°^goun est toujours relative à l’état calme ou a ede la contrée. Du temps de Kœmpfer, elle s evait à 138,000 hommes d’infanterie, et 38> u ^ ;hommes de cavalerie. Outre ces levées,tenues par les divers princes, le séougoun ^^encore à sa propre solde 100,000 hommespied et 20,000 chevaux , formant les garfl ,s ° etdes forteresses impériales, sa maison milita**"® tses gardes. L’infanterie et la cavalerie se db' 15 ^,par détachemens. Cinq soldats ont un hot 11 ^qui les commande, et qui se nomme le com 1 'saire au riz, parce que c’est lui en effet fl ul . ,chercher les rations dans les magasins p u ‘ JCinq de ces escouades sont commandées p ar ^espèce de sous-lieutenant. Deux cent cinfl u ‘ ilhommes ont un capitaine et deux lieuten 3 "^existe aussi des grades correspondans a

de chef de bataillon et de colonel. La s ° e $

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se paie presque toujours en nature. Ces 11n’ont point d’uniforme; les soldats p° rteI> [ t (e ii thabillemens bigarrés, et les officiers sesuivant leur fortune et suivant leur goût-les grades supérieurs , ils ont desou des cottes-de-mailles, et se coiffent »ques ornés de soleils, de croissans , ouautre emblème. , jji) 5

Quoique les mousquets soient empl°y eS o 1 *l’armée, surtout les mousquets à m eC 1 ! . Je 5

avor« te

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portent un à leur ceinture. Ions: a

peut dire que le sabre est l’arme ravo* 1 * e 1 *Japonais. Les natifs de toutes les cia .^n

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trois pieds, un peu courbe et à dos tr ® s 'jgu*)£Les classes nobles ou militaires en ont » e ( j equ’ils arrangent du même côté. La tre^P^ces sabres est excellente; vieux, ils 50,11 ^râbles aux meilleurs damas, et les J a P j* e ii*prétendent qu’avec une lame de chois 0drait un homme en deux de la tête aU * Jfl'Le métier des armes est fort honore*^ ppon. Quand un homme du peuple at * r f jgi) 1-parole à un soldat, il l’appelle Santa ( seï ° e e dou monsieur), et a pour lui unelière. Ces égards, et le costume des 1111 ^ o’’ 1qui est en soie brochée d’or et d’ ar £ e ^ u |jifait tomber les Européens dans de

méprisés

. Ils voyaient de grands P^Jai 1

dans les simples soldats, et se reconn

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