Band 
Tome premier.
Seite
391
JPEG-Download
 

391

AUTOUR DU MONDE.

’ftéi

'5 T\ ,

\ ' celte manie résulte pour tous uneH, 6ce courage de vanité, une énergie d’a-tu r 'P r opre, qui n’est pas de la bravoure na-5 ü j e - On dit même que, tout prompts qu’ils3 se détruire individuellement, les Japo-s ° n t en masse de fort mauvais soldats. Iltç s ^ a l 0,) ter que d’autres écrivains ne leur con-j| 111 pas l’intrépidité guerrière.l itlc S *^ rit d’autres défauts encore; ils sont Iiber-

lj|| e ’ déréglés dans leur vie de ménage, supers-du hautains, défians , vindicatifs comme lesti^, s • et se transmettant leur haine d’une gé-lo tt à l’autre. Mais de nombreuses qualités

fusent" s tri P

ces vices : intelligens , spirituels,

ti vi |-fieux, propres à recevoir toutes les idées(l’^Mrices , doués de générosité et de noblessesensibles à ce qui est bon, à ce qui esttfop^s Japonais, tour à tour trop décriés ou'L Vai Hés, sont, toute balance faite , une na-Nc “ - ~ bJ’hP'iVe, éclair

v s,e

Plus disfne d’éloges que de blâme, un peu-ré, et l’un des plus avancés de

' Roués de bon sens et de persévérance ,

19

persister dans ce qu’ils ont conçu et le\ j.., a l’aide de patieus travaux. La soumis-^t^j^ilale dans laquelle ils vivent 11’exclut pasStiU eS î < ^‘i es d’indépendance et de dignité^ Q iilres ‘ R a suprématie nobiliaire 11’cst tolé-S P arce qu’elle n’est pas lourde à subir.'Soeurs, les princes ont de plus fermesl eurs pouvoirs et de leur autorité dansV t j* Ce av ec laquelle ils administrent que danshéréditaire. D’ailleurs chaque classe a\$ e | lts et ses charges , sa part de liberté et de

■ U ^ e -

* S < ^ > -! >U l at ' on se subdivise en huit catégories ,^* Ss *bl fl 0 " 1 - l es biens et le rang sont trans-a b| es Cs ’ les chadamodos , seconde classe detl " dè 'l' 1 ' P arta o e avec la première le mono-lonctions de l’État; les membres du

Vj 8 •< .. .. __

^ UlD ' S au c l air * » l es soldats qui gagnent. §0ci a 0,1 gs services le grade de dos.fines ; les<5 S a Ss S ^ ort nombreux et fort riches au Japon ,^ v ic es ^,P e u estimés, quoiqu’ils mettent leursV* 5 "' 1 * , ar S e " 1 a t l* scr é l loti des princes; les^ d’ç s ‘| es cultivateurs , et enfin un petit nom-aves chinois ou coréens. La classe des1: ,a moins aisée de toutos. Rarement

,, "h; lu ^

j^tù P <,Ss ède-l-il la terre qu’il cultive ; il la^ un propriétaire auquel il donne enk 1 k ^ ■i. lr °' S cinquièmes du produit, ce qui,JS eure portion de la récolte. Les mé-4$. e s 6l . 1 . t orc llnairement dans de misérablesiL S '°4n,? U construisent eux-mêmes. La pro-^ Co »fsidé

C °fcb "* Bree colnme lu plus abjecte est celledits qui sout obligés de servir de

bourreaux et de geôliers. Us forment une espècede corporation et ont le droit d’aller mendierà certains jours fixes, le premier et le derniermois de l’année.

Par suite de cette hiérarchie sociale, chacunse tient dans les limites de ses droits et de sesdevoirs ; ce qui crée une indépendance relative,la plus fructueuse de toutes. L’ouvrier actif jouitde l’estime publique comme le noble. D’ailleurssous un climat doux et sur une terre fertile, cepeuple a peu de misères et peu de besoins. Traitéavec égard par ses supérieurs , aimant ses lois ,les connaissant et sachant bien que nul n’est au-dessus d’elles , il se contente de sa position etcherche seulement à la rendre meilleure dans sasphère. Nulle part au monde la sûreté des pro-priétés et des personnes 11’est entourée de plusde garantie?. Un homme qui suit sagement sonchemin 11’a rien à redouter ni de ce qui le do-mine, ni de ce qui est au-dessous de lui. La con-fiance dans la loi, la foi dans la stabilité géné-rale, le contentement individuel, maintien-nent l’équilibre dans l’inégalité, l’harmonie aumilieu des dissonances.

Chez un peuple ainsi conslitué.avec des institu-tions sages et des mœurs qui 11e le sont pas moins,les usages peuvent avoir leur originalité, leurcouleur nationale , sans offrir aucune de cesnuances bizarres ou atroces qui caractérisentl’IIindouslan et la Malaisie . Le plus respectablede tous, celui qui élève l’aine par les plus beauxcôtés, c’est le culte rendu aux dépouilles desmorts. Les classes inférieures se bornent à lesinhumer clans les cimetières : on dépose le ca-davredans une tombe après l’avoir couvert d’a-romates, puis sur la terre qui le recouvre onplante des arbres et des fleurs. Les enfans, lesplus proches parens du défunt, veillent à l’en-tretien du monument funéraire , pendant plu-sieurs années au moins, quelquefois duranttoute leur vie. Ils cultivent, embellissent cejardin , et viennent s’y reposer avec leur famille.

Quant aux riches, on ne les inhume pas, onles brûle avec un cérémonial somptueux et unimmense concours de témoins. Une heure en-viron avant que le convoi sorte de la maison dudéfunt, une loule de parens se rendent, vêtusde leurs habits les plus riches, au lieu où lecorps doit être brûlé : les femmes, parentes onamies de la famille, sont vetues de blanc, ainsique leurs suivantes, car le blanc est la couleurdu deuil ; et en outre elles jettent sur leurtête un voile bigarré. Alors arrive le supérieurde la secte à laquelle appartenait le mort. Portédans une grande litière, il se fait voir tout écla«