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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

tant d’or et de soie, entouré de ses pi ètres vêtusd’une espèce de surplis et d’un manteau de gazeou de crêpe noirs. Derrièrelui chemine un hommehabillé de gris , portant une torche de pin en-flammée et suivi d’autres desservans qui chan-tent des hymnes à la louange de leur dieu. En-suite défilent, sur deux rangs, d’autres acolytestenant des piques, au bout desquelles sont sus-pendus des paniers de carton remplis de roseset d’autres fleurs de papier qu’ils secouent detemps en temps; puis s’échelonne le cortègeavec des hommes portant des lanternes ferméesavec de la gaze diaphane; et d’autres encore latète couverte d’un petit chapeau de cuir noirverni, de forme triangulaire, auquel est attachéun billet portant, en gros caractères, le nomdu défunt. Cette escorte processionnelle, entre-mêlée de bannières et de norimons, de bonzeset d’amis, de séculiers et de religieux, se dé-roule, monte, serpente sur la hauteur où lebûcher a été dressé (Pl. XL1X — 1). Le nombredes assistans va parfois jusqu’à cinq et six centsindividus : toute l’étendue de la colline est cou-verte que le corps du défunt n’a pas encorequitté son logis terresti'e. Le norimon qui leporte arrive enfin. Le corps est placé dans salitière, vêtu de blanc, dans la posture d’unhomme qui prie, la tête baissée, les mains join-tes : il a par - dessus ses habits une robe depapier sur laquelle sont écrites des sentencesdes livres saints. Autour de la litière du dé-funt, soutenue par six porteurs, se rangent sesenfans costumés avec la plus grande magni-ficence : le plus jeune tient une torche destinéeà mettre le feu au bûcher.

Quand le norimon du mort est parvenu aubeu où le corps va être brûlé, le cortège, alorsgroupé dans l’enceinte funéraire, se met à pous-ser des cris horribles , que rendent plus écla-tans encore les vibrations cuivrées de trentetam-tams. Le bûcher est une pyramide de boistrès-sec, recouverte d’une magnifique étoffemoirée. Aux deux côtés sont placées des tablesgarnies de confiiures, de fruits et de pâtisseries;l’une d’elles, une seule, porte une cassolette rem-plie de charbons ardens et un plat contenant dubois d’aloès. Sur les lieux , le supérieur desbonzes entonne l’hymne des morts, que con-tinue l’assistance ; puis, après avoir promenétrois fois sa torche sur la tète du défunt, l’offi-ciant la remet dans les mains du plus jeuneenfant de la famille qui allume le bûcher ducôté de la tête du cadavre. Tous alors, et àl’envi, s’empressent de répandre sur ce boispétillant de l’huile, des parfums , du bois d’a-

loès, et une foule d’autres substances infla® 1 ^blés ou odoriférantes ; après quoi l’on se f erecueilli, silencieux , laissant aux pauvre®repas qui a été préparé. Le lendemain,rens et les amis du défunt viennent recu e)dans un vase de porcelaine , ses cendresos et ses dents. Ou recouvre le vase d’un ■fort riche, et on le garde sept jours dans * a ^son , au bout desquels on le transporte ^l’endroit où il doit être enterré. Ces céremsont fort coûteuses : pour les hommes d e 4 ^lité elles vont à 12,000 francs. L’officiant etacolytes en touchent la meilleure part. ^Outre ce service pour chaque décès, d e |>une fête annuelle pour tous les morts :nomme Bon. Ce jour-là des lanternes son 1 pmées à toutes les portes : le peuple sort e 11 p-de la ville pour aller au devant des mâne^pirivé au lieu où l’on croit les rencontrer, c ^iles salue , leur fait un compliment, les i^Jilse reposer, à manger des confitures et h° Xpthé. L’on va ensuite déposer sur les $

cimetières une foule de plateaux cha’omets délicats. La superstition populaire ^ 1 iles morts se lèvent de nouveau au mil' elinuit pour manger ce qu’on leur a offer 1, $$Le deuil, un deuil rigoureux, se p° rdant deux ans. On doit, tant qu’il dure*

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comme en Chine . La coiffure consiste 8 t |jiiun bandeau carré avec un long crêpe ^par derrière. Les habits sont amples et $sur l’estomac , avec une large ceintfi est 1 " 1seau , faisant deux tours. Le pantalo" ^espèce de sac de toile écrue comme la >1La naissance d un enfant fait moinsque la mort d’un chef de famille. Pmême pas que l’on soit astreint à I e ^gistflégalement; car il n’existe pas ded’état civil. C’est sans doute une c ° rl , nS s

tenir de toute espèce de plaisirsde deuil est, on l’a dit , de couleur

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de la loi japonaise qui laisse les elibre disposition des pères , en pt

à ces derniers le droit de vie et de * rat*"’l’infanticide est-il assez fréquent e ^

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Jusqu’à l’âge d’adolescence , I e ® . u jiS pjtraités d’une façon fort sévère, ^

adultes, ils changent de nom, etvoilà affranchis de la tutelle de 1®

Alors on songe à les marier, si ^raisons de famille, on ne les a ha ^ ^ f a it $

plus bas âge. La cérémonie des noce ^.j 1 aH :, P’ 5 $munémenthors de la ville, dans un uJlune tente improvisée. Elle a lieu