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VOYAGE PITTORESQUE
C’est à M. Klaproth que l’on doit de les avoiréclaircies et rectifiées. Ces trois religions-mèressont le Sinto ou Sin-Siou , le Bouddhisme , et leSucdo, ou religion de Con-fu-Tzée.
La religion du Sinto, la plus ancienne detoutes, est la croyance primitive de l’empire.Elle est fondée sur le culte des esprits , ou desdivinités invisibles qui président à toutes cho-ses. Le daïri, dont la famille est d’origine cé-leste , lut jadis le chef de cette religion. Elle in-voque avant tout la déesse Ten-sio-daï-sin (legrand esprit de la lumière), de qui le daïri estissu. Le temple principal de celte déesse est leINaï-Kou (temple extérieur), situé près d’Ouza,dans la province d’Yzé. 11 fut fondé par leonzième daïri, quatre ans avant l’ère chrétienne.C’est un édifice très-simple , entouré de sept au-tres temples , dédiés à dilTéreus dieux et génies.Non loin de là, sur le montNouki-Nouko-Yama,se trouvent vingt-quatre autres chapelles, for-mant un Ghe-Khou (temple extérieur) consacréaux esprits tutélaires. On y invoque le dieuToyo-ke-o-daï-sin , regardé comme le créateurdu ciel et de la terre. Ce dieu, patron du daïri,est souvent adoré par lui. A chaque intronisa-tion, on mesure avec une baguette de bamboula taille du nouveau pontife : cet étalon restedans le temple jusqu’au décès du souverain,époque où on l’envoie au naï-kouavec douze outreize morceaux de papier, qui contiennent lenom et la notice biographique du défunt. Tousces bambous des duïris trépassés sont vénéréscomme autant de kami (esprits). Indépendam-ment du bambou, on garde aussi dans le ghe-kou un chapeau de paille , un manteau pourpréserver de la pluie , et une bêche : ce sont lesemblèmes de l’agriculture, profession qui tientau Japon le premier rang, après le métier desarmes. Le ghe-kou, comme les autres temples,a été édifié en l’an 4 avant Jésus-Christ ; il estentouré de quatre autres monumens religieuxconsacrés à la Terre , à la Lune , au Veut, etc.Seize sanctuaires et chapelles, avec leur affec-tation particulière , sont dans le voisinage, ethuit autres plus loin. Toute cette terre d’Yzé ,en général, est remplie de temples et de lieuxde sacrifices : c’est la terre sainte du Japon. Lefrère de la déesse Tcu-sio-daï-sin fut, suivant lachronique religieuse, un nommé Fatsman. Sonprincipal temple fut bâti l’an 570 avant J. C., àOuza, dans la province de Bounzen. Fatsmanest le dieu de la guerre; il veille à l’intégrité duterritoire. Aussi les empereurs lui envoient-ilsdes ambassades, quand il se présente un casd’hostilités.
La déesse Ten-sio-daï-sin , fondatrice el’empire, mère des daïris, est, dans le culteSinto, la première entre toutes leurs di'init® 5.Le respect que l’on porte aux chefs spirituelsJapon émane d’elle. Le peuple est corrvainque lorsque le daïri n’a point d’enfant, TÇ 11sio-daï-sin lui en envoie un. Aussi a-t-on soi°'dans ce cas, de déposer à la porte du p a
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sous un arbre, un rejeton de famille ilïus tr ^’et le peuple, en le voyant, crie au nl * r ? C c gL’ame du daïri est réputée immortelle, nialS . s(en’est pas une exception, car le culte sin |Qlreconnaît pour tous les hommes une surviv® 11de l’ame à la matière. Toutes les âmes coCl ^ rraissent devant des juges célestes, qui p 1 ’ 011 ^,cent la sentence; les âmes des hommestueuxsont admises dans le paradis, taka ain<t ^wara (la plate-forme élevée du ciel), où elle 5viennent kamis, génies bienfaisans ; celles ^médians sont précipitées dans l’enfer, ne ^kounji (royaume des racines). On élève»l’honneur des kamis, des mia, temples en *).où le symbole de la divinité est placé au 1,1de l’édifice. Ce symbole consiste en bande 5 ^papier attachées à des baguettes de bois a ■ .noki (thuya japonica), et on en retrouve d e .refis dans les maisons du pays, qui p retoutes ont leur petit mia. Les côtés de ce *j. a fi;pelles sont garnis de branches vertes de s a ^de myrte et de pin. On y pose aussi deu* |j$pes, une tasse de thé, et plusieurs vasesde sakki. On y ajoute encore, comme m a c \ 0 -servant au culte ou comme symboles, ut ,e
che, des fleurs, un tambour et autres
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mens de musique, enfin un miroir, el,Jde la pureté de l’ame. . Je»
Les mias, quoique d’une construction 5,1forment, avec les habitations des prêli' e5 ’édifices assez vastes, précédés de p'
d’honneur. Devant ces temples figurent
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nairc les deux chiens Koma-inu, et de v ‘sanctuaire de Ten-sio-daï-sin, ses deuxgnons Fino-0 (le roi du feu) et Mitza-0de l’eau) qui suivirent la déesse dans son j gl pde Fiouga à Idzumia. Les images de cpersonnages sont aussi portées dansprocessions faites en l’honneur dedaï-sin. . r et elJ .
A des jours et des temps fixés, les ^ esS etissent de prières en l’honneur de l a c
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fonda l’empire des bons daïris et de p er gO^dont les âmes sont devenues kanns-^^jj; (ne s’adresse directement à Ten-sto- g p 9 ^prière serait inefficace; mais ou ^
l’intermédiaire des Singo-Zin, ou divt‘