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VOYAGE PITTORESQUE
venait consulter le prisonnier russe sur la ma-nière dont on se servait du sextant, de la bous-sole et du niveau à mercure.
La médecine est moins arriérée au Japon que l’astronomie : l’Europe doit même à cettecontrée l’usage de quelques médications plus oumoins usitées. L’acupuncture, par exemple,dont un charlatanisme récent a tant abusé, l’a-cupuncture est connue au Japon . Pour guérirla colique, ils enfoncent dans le bas-ventre dumalade des aiguilles d’or ou d’argenl bien acé-rées. Le moxa, dont l’emploi est plus généralet l’effet moins contesté, nous vient aussi de l’ar-chipel japonais. On lord, pour cela, les tigesdesséchées de l’armoise ; et quand cette mècheest étendue sur le corps nu du malade, ou ymet le feu en invoquant une divinité. La mèchebrûle lentement presque sans flamme, gagnela peau et la cautérise. On use et on abuse dumoxa au Japon . Les natifs se l’appliquent sou-vent comme préservatif une fois par mois ; quandla plaie ne suppure point, on la mûrit avec del’oignon écrasé. Les médecins de Nangasakiprescrivent le moxa comme un remède contretous les maux, surtout contre la goutte. Usl’appliquent d’habitude sur les reins, et il enrésulte que les épaules des hommes et des fem-mes elles-mêmes portent de nombreuses mar-ques de cautérisation. Les docteurs japonaissont du reste fort ignorans en anatomie. Gommesymptômes ils écoutent les pulsations, et les in-terrogent à l’avant-bras. La saignée et la dièteleur semblent deux moyens de guériso.n fortdouteux. Us encouragent au contraire le ma-lade à manger et à boire des infusions de tlié.
L’industrie manufacturière des Japonais égalecelle des Chinois et des Hindous. U y a chezeux des ouvriers qui travaillent admirablementle fer, le cuivre et l’acier. Leurs sabres ne sontpas inférieurs à ceux de Damas et du Khoras*san. Les soieries et les étoffes de coton, la por-celaine , le papier, les meubles en laque, la ver-rerie, et une foule d’autres objets sont arrivéschez eux à un très-haut degré de perfection. Us sont assez avancés en instrumens de précisionpour pouvoir assembler et faire une montre.Les principaux marchés de l’empire sont Osak-ka, Nangasaki et Kasi-no-Mats.
Jadis les flottes japonaises allaient jusqu’auBengale; mais depuis la guerre d’exterminationcontre les Chrétiens , et l’édit de 1585, l’État n’aplus une seule jonque de guerre, et la marinemarchande ne construit que des vaisseaux poul-ie rabotage. L’émigration est si sévèrement
proscrite, qu’un cas de tempête et de natif’ an’absout même pas le contrevenant.
Le seul port ouvert aux étrangers est ^ an ° [)Ssaki. Les Hollandais, les Chinois et les Cor^y peuvent seuls aborder; encore le nombrenavires à admettre est-il restreint et fixe-si le commerce extérieur du Japon est en jcrit de cette façon , les échanges intérieursdans un état prospère et florissant. Nul i> n Pnulle douane, nul octroi, 11 e grèvent lessachons , favorisées par le magnifique étal ^routes, et par un immense développero en ^, ( j,côtes. Les ports de l’empire regorgent demens nationaux; ses marchés et ses boutifises foires annuelles, abondent en denreesritoriales et en produits manufacturés. ^
Le poids du pays est le pikoul ; les niesU 1 jede superficie s’évaluent par nattes. Lanominale est le tliail, qui correspond à p eU Éjjxau rixdaler de Hollande, et se subdivise el1 j,mas. Les aftaires avec les Hollandais ne se ^ (fglent pas en argent, mais en marcha* 1 ^,équivalentes. L’exportation de l’or estdéfe 11Les principales monnaies effectives sont, e j' aI) ^le kobang; en argent, le kodama. Le k° ,j.est la plus forte de ces monnaies. On l a Pdrait pour une médaille; elle est carrée , P e tarrondie un peu sur les angles, très-nii ||CC ’ |jmarquée aux armes du dr-iri. Le kodan ,a | 5 jmonnaie d’argent, est la plus variable P‘.- C t’5forme , sa grandeur et ses empreintes. L eS P pé'sont tantôt oblongues , tantôt circulaires, 1riques , convexes ou aplaties; Assez ore (ement on y remarque l’effigie de Daik°Plutus japonais. Il est assis sur deux to J1 clde riz, tenant un marteau de la main dr°un sac de la main gauche.
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Le 5 novembre 1830 j’étais prêt à P a t j eJj c e 'Yedo, et je voyais, non sans quelque inrp ffeil ici jtque MM. Frayser et Blockvius s’arra'^^ijst 6pour y séjourner un mois encore. Le P a ^avait juré qu’il ne quitterait pas le pii 11 'avoir étudié d’une manière compl ele j e pl al1cipales familles d’arbres , d’arbustes, et ^ p 0 iifites particulières au pays; il s’en faisa 1 *- p a ta v,Jd’honneur aux yeux des académies ^ jjre 1 ^'et de Calcutta dont il était membre, s ° ^ {oi>soit correspondant; et il aurait use^toutes scs perruques, plutôt que dt J 1