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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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Carit tour à tôur les pèlerins, tandis que de l’autre, te on pose un poids équivalent pour les tenir enRfilibre. Dans cette position , il faut que chacuneux fasse une confession entière, et si les bon-* es s’aperçoivent de la moindre rélicence, ilsSec ouent le fléau, et le malheureux roule préci-jR d’une hauteur de cinq cents toises. Les au-es pèlerins assistent effrayés à cet épouvantable

s Pectaclc.

j troisième croyance en vogue au Japon est.6 Sucflo , ou doctrine de Con-fu-Tzée. Ce n’cst^ ü ère qu’en l’an 284 de J. C., et sous le règnedaïri Ozin-Teno, qu’arrivèrent de Corée desfinies versés dans la religion des lettrés chi-|. ls - Ces savans apportèrent à Myako le Ron-Go,R e de Con-fu-Tzée, le présentèrent au daïri,Renseignèrent à l’un de ses fils. Le célèbre°'Nin , qui était le chef de celte mission litté-re et religieuse, rendit de tels services auy s qu’on lui décerna des honneurs divins. L’é-c Ure chinoise fut répandue au Japon vers cetteP >e.

JJ?^ e puisOzin-Teno jusqu’ànos jours, les signesR'graphiques des Chinois ont continué à êtreUsage au Japon , ainsi que leur langue. Ils1 Principalement employés dans les livres deSo Rccs ; mais cela n’empêche pas qu’ils ne« O* 11 généralement connus dans l’empire.R e pendant, dit M. Klaprolh , comme la strue-<} re de la langue japonaise diffère sensiblement| e * structure de la langue chinoise, et commej, .'yU’actères chinois ont souvent plusieurs si-,j, dations, on reconnut que l’on avait besoinJjR expédient pour obvier à cette difficulté,du ^°uséquence, dans les premières annéessyilR'tième siècle, on inventa les systèmes

0l flues,

i kata-kana et Jiro-kana , qui

l’ Us c °mplètement adaptés à l’idiome du pays.

° ce tte espèce d’écriture est maintc-qu e j ^tversel au J a P on î d est rare de trouveru Uri flui ne sache pas la lire,la* u moment où les Japonais eurent uneC ’ a i out e le même auteur si compétent ens iè c ]R l ’ères, leur littérature fit, de siècle en®lle e L^es progrès rapides. Malheureusementprè s j a P e nte connue en Europe ; mais d’a-1 |q Us 6 P el d nombre de livres japonais quea d es L° ss édons, il est évident que celte nation^ Pri ° Uvl 'ages de toutes sortes , notamment

. c °ni

RRs-étenduc. „

\' e rie. j?. 6 P a pier au Japon date du septième^'dir e ’ lrn Primerie à la façon chinoise, c’est-Potr e scu lptant 1 es caractères comme dansëTavurc sur bois , fut introduite dans

t^lie . ’P°rilions historiques et une littérature

l’archipel en 1205, deux cent cinquante ansavant que cet art fut trouvé en Europe .

Le goût des Japonais pour l’étude de la litté-rature et des sciences n’est pas moins prononcéque celui des Chinois. Passionnés pour les lan-gues étrangères, les naturels harcelaient dequestions les Hollandais des ambassades. Leurgoût pour les livres européens est inconcevable.Thunberg raconte que ses interprètes ne luilaissaient pas un instant de repos. Il en est demême des soldats qu’on' trouve toujours avecirn livre japonais à la main. Ces livres traitentde l’ancienne histoire du pays , ou bien ils con-tiennent quelques poésies en l’honneur desdieux, des idylles descriptives, ou des romancesamoureuses.

Le théâtre japonais se rapproche, par beau-coup de détails , du théâtre chinois, sur lequelnous nous sommes étendus. Il a ses tragédiens ,ses comédiens, ses danseuses, son machiniste.Les décorations y sont nombreuses et soignées.On voit tour à tour des maisons, des ponts , desjardins, des fontaines, des montagnes, des fo-rêts, et quelquefois l’illusion est complète. Lascène change souvent à vue d’œil. Dans cha-que pièce on compte une douzaine d’acteurs,hommes ou femmes. Les dernières sont descourtisanes; les premiers sontsouvent des jeunesgens de famille choisis dans le quartier, etjouant par goût. Les pièces sont tantôt des aven-tures amoureuses des temps héroïques, tantôt desdrames qui se dénouent par l’assassinat ou parle poison; mais presque toujours le sujet de cesscènes est puisé dans les anciennes annales dupays. Dans les drames les plus sérieux et aumoment où l’auditoire est le plus vivementému, paraît presque toujours un personnagebouffon, comme l’arlequin des parades italien-nes ; il lance quelque lazzi , et les larmes alorsse changent en rire contagieux. La danse précèdeordinairement et termine les représentationsscéniques.

Les notions scientifiques (Ju Japon sontàpeuprès sur la même ligne que celles de la Chine .On trouve chez les principaux seigneurs descartes géographiques, mais informes et bizarres.A Yedo seulement existe un petit comité d as-tronomie, analogue au tribunal des mathéma-tiques de Péking . Comme ce dernier, il estchargé de dresser l’almanach de 1 empire et d ycalculer les éclipses. Golovvnin parle d un cer-tain Mamia-Rinzo, qui avait été envoyé vers luipendant sa captivité, pour se perfectionner dansl’astronomie. Ce Japonais passait pour un pro-dige de science parmi les siens; et pourtant il