AUTOUR DU MONDE.
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,j. e f s °n plan favori. Quant au docteur , il avaittiif - UUe dentelle à Yedo . Une opération chi-^,8‘cale, pratiquée avec succès le lendemain(J^ 6 de notre arrivée, l'avait mis eu vogueiw aville : il ne tenait qu’à lui d’être nommé^uh* er P ratac * en de la cour. On venait, dès(le 6 ’ frapper à sa porte, le supplier de la part^les malades, que les Esculapes du payscondamnés. Mes deux compagnons deB eta ^ ent donc trop absorbés pour entrerj tttes vues de départ immédiat.
® m’arrangeai sans eux. Mon interprète alla[if • ? n der à la police un passeport nouveau ; ill^l'^t le capitaine d’une jonque qui devait re-Co r '- er a Nangasaki pour pousser de là jusqu’en
tQ^ ® e * Le prix du passage, le jour du départ,
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débattu et fixé sans que MM. Bloekvius
( ra )ser en sussent rien. A l’heure de l’adieue ment , je les prévins, et il faut dire que le
se sentit pris du désir de me suivi’e.
a M. Bloekvius, absorbé dans la fleura l hu
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tiH ' n <iya japonica , ce fut à peine s’il s’aper-5 ^ Ue je partais.
^ett° Us mimes à la voile le 7 novembre au matin.‘ Ü1S Ilous ne devions pas longer la côte,|^ Ser dans le détroit de Sikokf, mais courirbe P°ur doubler Kiousiou par le sud. LeCta d au N. N. E., la mer belle, le ciel se-% Codant quatre jours nous courûmes^bi' re * evaut Ç a et ^ a quelques petites îles.S ’ d faut que je l’avoue, bien inquiet alors,^'outé de mon itinéraire. Comme unSo^ Ur n °vice, je m’étais laissé acculer auSs ’ es pèce d’impasse, où j’aurais pu languirbsj^'B'atre, cinq mois, sans rencontrer d’oc-^ s tin-^-° Ur un comptoir européen, ou pour maV‘°n rêvée, l’Océan-Pacifique . Je me cha-*'-J)(j s S d une façon fort sérieuse ; je n’avais nisommeil, tant ma tête roulait dans le? erc le d’impossibilités.
\i» etat durait encore le 12 vers midi, quand^ltVg^ a Une voile qui courait sur nous. Cettetj^it 6 sur mo * conmie un éclair qui tra-N, c ^es projets confus, comme une révéla-su 1116 Une P ens ® e venue d’en haut. J’ac-Coj^'k'champ le capitaine de la jonque, jev e bt J d ta i le montant de mon passage large-J 1 * 8 i^g^^ment, de manière à l’émouvoir;c> : „y ais ant comprendre tant bien quefc* Ce)^ Us a dez aborder ce navire, lui dis-je ;^'Sti e 1 de mon frère; il faut que je le re-ca°* lr 5 a * re route avec lui. Vous mettrezmer , et je vous quitterai. » L’O-mit c °nime un lac ; la yole de la jonqueo a gee sur l’arrière, rien ne s’oppo-
sait à ce transbordement. Il y consentit, courutsur le navire , mit en panne à peu de distance,arma l’embarcation où je descendis, après qu’ony eut arrimé mes bagages.
Cependant le schooner, car c’était un schoo-ner, avait suivi notre petite manœuvre. Se dé-fiant d’abord, il obliqua un peu de route ; voyantensuite un esquif chargé de cinq hommes faireforce de rames vers lui, il mit à son tour enpanne et nous attendit. Impossible de se faireune idée de mes inquiétudes. M’acceptera-t on ?ne m’acceptera-t-on pas ? Quels sont ces gens-là ?Hollandais , Anglais , Portugais ? Où vont-ils ?Quand j’accostai l’escalier et que je pris les tire-veilles , j’étais incertain encore. J'avais résolud’aller droit au but ; la franchise est bonne, àla mer surtout. — « Que voulez-vous? me de-manda en anglais l’officier de quart. — Le ca-pitaine, » répondis-je. Et j’étais à peine sur lepont que le capitaine parut.
C’était un type de marin comme je n’en avaispoint trouvé encore. Son teint avait dû êtreassez blanc, et quand il retroussait haut sesmanches, sa peau veinée avait un éclat mat;mais ses mains , mais sa figure, étaient arrivéesau bronze clair, si ce n’est pourtant sur lefront, au milieu duquel une longue barre indi-quait la place où venait mourir le chapeau. Làune ligne tranchée, saillante, séparait deux épi-dermes distincts. On eût dit une de ces barressingulières qui se manifestent aux affluens, unde ces contrastes si caractérisés entre l’eau douceet l’eau salée. Cette figure si fortement saisiepar le soleil aurait pu s’en garantir pourtantpar l’ombre immense de ses favoris noirs , deses sourcils touffus et hérissés comme des soies.Des traits fortement caractérisés, des yeux vifs,quoique cachés sous l’os frontal, une taille her-culéenne , une voix de Stentor : tel étaitl’homme, tel était le capitaine Pendleton, duschooner américain Oceanic.
« Capitaine, je viens vous demander passage.
— Oh! passage; pour le cap du diable, alors?
— Pour le cap du diable, si c’est là votre desti-nation?— Bien! bien!-—Écoutez, capitaine, al-lons au fait. Me voici sur une jonque japonaise,qui m’emmène où je ne veux pas aller; quelleque soit votre route, elle me conviendra mieux.Me voulez-vous pour passager, oui ou non ? Leprix sera réglé par vous, à votre discrétion, parjour, par mois, par traversée, comme cela vousconviendra mieux. Voyons! acceptez-vous? —Vif, pétulant comme un Français ! A votretour, écoutez. Mou Qctnmc n est pas un navirede commerce ordinaire; c’est un poisson de