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VOYAGE PITTORESQUE
aux carpes et des anguilles qui pèsent jusqu’àvingt livres.
Nul cloute que les îles de Bonin-Sima ne soientidentiques avec les îles del Arzobispo , qui figu-rent sur les anciennes cartes espagnoles. Maisleur position géographique était restée bien va-guement connue jusqu’en 1823, époque où lecapitaine baleinier Coffin mouilla sur le groupeméridional. Après lui, en 1827, Becchey les re-connut toutes et leur assigna des noms ; enfin,en avril 1828, Lütke en traça la carte. D’aprèsce dernier, l’archipel de Bonin-Sima est com-pris entre les latit. de 26° 35’ et de 27°45’ N.,et les long, de 140o 30’ et 140° 39’ E.Ces diversesîles, ainsi disposées à peu près sur le même mé-ridien, se divisent en quatre groupes distincts ;celui du nord nommé Parry, composé de deuxpetites îles de trois ou quatre milles de circuit,plus quelques écueils; celui qui suit dans le sudà une distance de huit milles , formé d’un îlotautour duquel pointent des rochers ; puis legroupe du milieu, le plus considérable dotous, comprenant les trois îles Stapleton, Buc-kland et Peel, qui ont chacune de 9 à 10 millesde circuit, et qu’entourent en outre quelquesécueils ou îlots ; enfin à vingt-six milles au S.•/, E., le dernier groupe , dit le groupe Baily,sur lequel on ne possède encore aucun rensei-gnement exact.
Maintenant cet archipel est-il celui que lesJaponais connaissaient sous le nom de Bonin-Sima , ou plutôt Mounin-Sima (îles sans hom-mes), celui que cite Kœmpfer d’après les livresqu’il consulta à Yedo ? Nous ne voyons rien quipuisse faire repousser cette opinion. Peut-êtrel’hypothèse établie par Remusat, d’après lestextes japonais rapportés par Titsing, serait-elle moins admissible et moins justifiable; carierécit de ce savant parle de colonie florissante,de monumens, de villes, de villages, dont il neparaît pas qu’il se retrouve aucune trace denos jours. Mais quand on songe à l’action des-tructive d’une végétation puissante qui recou-vre et anéantit sur ce sol vierge tous les tra-vaux des hommes, on peut croire effective-ment à des établissemens antérieurs délaissésdepuis plusieurs siècles, et dont les vestiges au-raient complètement disparu. Les distances, lesdimensions, la disposition des îles, telles quele texte japonais les indique, concordent d’unemanière assez satisfaisante pour qu’on adoptecette conclusion.
L’île reel était explorée ; notre provisiond’eau et de tortues était faite; rien ne nous re-tenait plus dans le havre de Lloyd; l'Occanic
remit à la voile le 15 novembre. Rangeant
de
près les rochers qui terminent au sud l’île P eC ’et qui pyramident l’un à côté de l’autre connï> edes meules de foin, nous prîmes le large et g° uveruâmes à l’ouest. Pendleton tenait à reçoitnaître un groupe de petites îles signalées c!11773 , par le capitaine Magie du naviregarel, par 27° 20’ de lat. N. et 143° 25’ long- (Mais ce fut vainement qu’il courut quelq u ^bordées par les méridiens indiqués ; un n ua °de brume ne permettait pas de découvrir a u11grande distance ; et d’ailleurs vérifier une
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servation qui a soixante ans de date, était q 1que chose de trop éventuel pour qu’on in slS ,\long-temps. Les prétendues îles Margaret #taient sans doute qu’un des groupes de BoI 11,,Sima, sous un autre nom.
Ces explorations hydrographiques
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pour Pendleton un travail de tous les jours cttoutes les heures. Simple capitaine march aI11
et désintéressé dans ces relèvemens d’îlots fconnus, il s’y livrait avec une insistance si Ysionnée, une curiosité si minutieuse, q lie ?second, M. Philips, en poussait à toute ° cC f Sl ,f.nouvelle de longs goddam à grand’peiuc e ^fés. Ce M. Philips était un bon et jovial gaC jâgé de quarante ans à peine, gros , joulA u >l’œil gris clair, aux joues plaquées de roll ^ C ^ii'nez suspect d’intempérance; excellent i» 3 * 1 ^vrier d’ailleurs, embarqué depuis l’âge de .ans, et voulant mourir à bord. Le, cap 1 ^Pendleton et l’Oceanic, voilà les seules ‘ stions qu’eût cet homme ; mais ces an e i jlétaient capricieuses et intermittentes. v l de-voyait, par une brise faite, le capitain e . yranger de sa route pour chercher des J ^ eS 1 )|ai tginaires, il boudait, désertait le pont, ^ \ c {itse consoler avec le gin de la cambuse. 1 ^ }C {,osé se plaindre à personne, pas plus à s0ll gll j>il'par respect pour la hiérarchie, qu’à a is
terne, par dévouement pour son cher; ^pestait, il jurait en dedans. Dès qu’il Ri-bord, assez facile à m’accommoder de c ]ja'trant dans les peines et dans les plaisu’ s f \Bcun, il jeta sur moi son dévolu, coiu nie jyeVconfident obligé de ses petites doule ul " \ r <rCl fet ',plosion eut lieu à propos du groupe $
Au lieu de laisser porter srrand’largue> .. pl‘(1- _J— 1 1- _et m 011
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