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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

,^ a plage de Vile Peel était déserte : nouseül ües beau la fouiller dans tous les sens, crierWutes nos forces, nous n’y découvrîmes pasj* 1 e,r e vivant ; pas une voix ne nous répondit.

e ulement dans la partie méridionale du havre,c l|telq Ues débris de cabanes accusaient l’endroit• 11 •es Anglais avaient campé. Une enceinte detliti entourait encore le logement ; mais lall part des plantes utiles, cultivées avec-succèsj„‘Jtlant le séjour des naufragés, n’existaientj,cl a plus : des cochons qu’on avait laissés sur( e > devenus sauvages et nombreux, les avaientt . a lenieut détruites. Plus loin une plaque de,V| ’e, clouée sur un arbre, attira mon atten-hélait le sceau de l’Anglais Beechey, cons-^ a, ‘t la prise de possession de Peel au nom de^’^ouverain, formalité puériie, renouvelée desj Cle Hs navigateurs à qui il suffisait d’une croix• )(J is pour baptiser une terre, et d’un dra-Pour la conquérir ! Que de continens, queo^^ldpels ont été ainsi tour à tour portugais ,^Sftols, français, anglais, hollandais , le der-v eriu détrônant toujours les autres , rcn-jj ar ‘t le poteau rival pour inaugurer le sien !de célébrité qui tourmente les hommes

, to^l e

l| s les pays et de tous les âges! Au xix efy. 16 ’ beechey aurait pu se dispenser de cette^ Cl tle investiture, avec d’autant plus de rai-Ti’il n’était pas le premier découvreur du

C Upe de Bonin-Sima. Un litre plus beau pour'•’tr» contestable et plus glorieux , c’est

p av »ir éclairé l’hydrographie.

P u dleton ne s’était pas arrêté dans le havre

%ç s pour contempler les beautés pillores-

Ça, lt ,^ e Peel. L’eau et les vivres frais commen-

manquer , il avait songé à remplir ses

’foç es el à faire sa provision de tortues. Cha-

( l|j ^ ail “ la chaloupe nous portait sur la plage

( lijtp aSs ' n nommé T en fathoms hole (le trou de

hl ( , , as ses), et là nous procédions à cette pèche1 ‘es

moyens communément usités. Dix à

■ Q, '*e

0l 'tues dont quelques - unes pesaient' tl 0 ' S ceals li vrcs étaient amarinéesJour et conduites à bord. Nos concur-aris cette pèche étaient d’énormes re-*•* | 4 ’ semblaient nous disputer celte proie :5e je t . lV£ deut pendant que nous la halions, etV, sur les tortues qui voulaient se sau-

^tea t CS ,TU,l *lations aux nageoires nous prou-es a tte^ Ue ' 6S Voraces squales avaient quelque-f ! e, ‘ d’ '•J 1 * aiam al malgré sa carapace. Il fallait> eurs que ce fût pour eux un friandat| s ‘ ll n°us ne regagnions jamais le bordQuoi aV °' r ll 'cnte ou quarante pour escorte.e placé sous une latitude tempérée, le

T, l.

groupe de Bonin-Sima est assailli l’hiver par-ties vents de N. O., froids et tempétueux. En1826, au mois de janvier, il s’y déclara un telouragan, avec un tremblement de terre si af-freux et un déplacement d’eau si extraordinaire,que les Anglais qui l’habitaient alors crurent àun cataclysme imminent, et se réfugièrent surles cimes elevées. L’ile Peel est tout entière unproduit volcanique , et le reste du groupe doitavoir le même caractère géologique. Des colon-nes de basalte existent sur plusieurs points duport Lloyd : à l’entrée d’une petite rivière quidébouche dans le havre, on remarque même unespace qui paraît être la partie supérieure d’unsystème de colonnes basaltiques, dont l’aspectgénéral reproduit, sur une petite échelle, cer-tains effets de la célèbre chaussée des géans.Plusieurs de ces roches consistent en tuf d’uneteinte grise ou verdâtre, mêlé de parties de cal-cédoine ou de cornaline.

Autour de la plupart des anses, les polypiersont élevé des ceintures de coraux, qui occupenttoute la partie supérieure du havre à l’exceptiondu T en fathoms hole ; ce dernier point est restélibre par l’action des torrensqui s’y déchargent.Ce n’est pas du reste la première fois qu’un pax-eilincident se fait remarquer : presque partout laprésence des courans d’eau douce s’oppose auxempiétemens des polypiers; dans toutes les îleshérissées de bancs de coraux, les seules portionsaccessibles pour les navires sont celles où lesrivières et les torrens se déchargent dans lamer.

Les collines de Peel sont couvertes de végé-tation de la base au sommet. Parmi les arbresqui y abondent, on en trouve plusieurs qui se-raient convenables à la construction de canots,mais il en est peu qui puissent servir aux grandsnavires. Les seuls mammifères indigènes sem-blent être les roussettes , chauve-souris d’unegrande taille, qui ont jusqu’à trois pieds d’en-vergure et un corps de sept à huit pouces delong. Ces animaux voltigent quelquefois, maisils restent le plus souvent suspendus par leursgriffes aux branches des arbres. Les femellestiennent leurs petits contre elles en les recou-vrant de la membrane qui tapisse leurs ailes.On voit de temps à autre, dans les bois del’île, de beaux hérons bruns à la crete blan-che, des pluviers, des râles, des bécassines, despigeons, des corbeaux noirs ordinaires, un pe-tit oiseau comme le serin et une espèce de gros-bec. La mer abonde en poissons dont quelques-uns sont nués des plus vives couleurs. Dansl’eau douce habitent des espèces semblable!»

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