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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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e J®porié au Bengale , ton Margaret. Un mé-morceau de rocher ! Parce que Ilarper‘ atte nd à New-York pour imprimer tes décou-Te rtes, il faut que nous souffrions, nous autres,^ aimons mieux arriver à Hawaii dix jours" Us tôt! Tu seras dans l’Annuaire maritime,j^.and Pendleton ! à côté de Morrell, à côté deltl o> à côté de Beechey, à côté de Ross ! » Ce^tologue s’accentuait peu à peu jusqu’à laj er e; et la rancune intérieure eût trouvé sansR 0lJte d’autres formules , quand j’interrompis^ plus violent paroxysme : « Vous avez l’airj jSi'in, monsieur Philips ? lui dis-je. —• Ah !^ 0t isieur, voyez donc l’habitacle; la roule auQ^-île cap vers la Chine . Pendleton est fou.—•av a se remettre en route, monsieur Philips;^ a ne durera qu’une heure ou deux.— Unee Ure i c i f une heure là ; un récif sous le vent,tj île au vent. Brasse tribord ; bâbord amu-^ ’ lofe, laisse porter ; voilà notre vie dans cettej| 1 Pacifique. Parlez-moi de l’autre Océan. Lesp n ’y poussent pas comme des champignons ;jj^ôleton est un liomnle là-bas; ici il est fou.^hanche du Horsburg. Pardieu ! c’est bien àP auvres petits marchands, à faire la be-tles* 16 ^ es corveltes de l’État. L’Union a encoreiq Agates , il me semble, pour les envoyerCo quand Pendleton se sera cassé le nezun banc de coraux, quand nous seronscomme de petits Jonas, voir s’il fait chaudf^ s le ventre des requins, qui nourrira nosç^l^es à New-York , qui paiera le maître d’é-s Q de nos petits garçons? Goddam! chacunjj'ttétier. »

Si; fois cette ouverture faite , M. Philips nehij ^ a plus avec moi. Il me poursuivait du dé-^. e Ses chagrins, se sentant soulagé d’avoir. es dire. Il fallut voir son humeur quand,t>o nt l° Ul 's après, Pendleton m’appela sur leh cle \ a la première aube, pour jouir d’un spec-Vjj etr ange. Nous passions à côté d’un mur debj.g*’!' 3 de plus de 300 pieds d’élévation, mais si^Itig ^ base > qu’on eût dit que la masse ba-a Hait tomber sur nous. Nous en étionsjhç to ises à peine. Je crus même un instant? ls des mâts s’engagerait dans les an-du roc. « Échoue donc! grommelaitSi d e J Pour que nous allions souper sur ceS s ^°élands! » Pendleton, habitué aux al-' fie j. s ° n second, n’y prenait pas même garde.^ e je C ' ler > tue disait-il, est la Femme de Lotit,

ÿ^ a §Uo] >U ^ a ' S X0lv tout ® mon a ' se " ^ es cartçse o ro es donnent le nom fastueux de Roca

^ to th et 5 C j Vous voyez quelle espèce d’or iles pierres de lave. C’est Meares qui

le nomma le premier, en 1789, la Femme deLolk.On dirait en effet une statue de pierre qui sortde l’eau. On la place d’ordinaire par 29° 51’ delat. N., et 157° 04’ long. E. ■— Quel dommage,ajouta-t-il, que nous ne puissions pas pousserjusqu’au 32° 46’ lat. N. et 167° 50’ long. E.,pour aller reconnaître le Crespo , du nom d’uncapitaine espagnol qui releva ce rocher en 1801,et qu’on croit être le Roca de Plata des an-ciennes cartes! —• C’est cela, murmurait Phi-lips, deux cents lieues hors de notre route! »Et il quitta le pont, ne se contenant plus. Celtefois pourtant, Pendleton s’en tinta la menace;il ne voulait pas dépasser le 30° de lat. L’œilfixé sur une excellente carte qu’il gardait toutle jour déployée sur le capot, il mesurait lesdistances avec le compas, collationnait ensuiteles gisemens avec les indications des navigateursles plus célèbres, tantôt hochant la tête avecune expression de doute, tantôt l’inclinantd’une manière approbative. « Quel gâchis, sedisait-il, entre ce qu’on a oublié et ce qu’on amis de trop, entre les erreurs et les doublesemplois ! quel gâchis que nos anciennes cartes IOn voit bien que les navigateurs du serviceroyal aiment mieux avoir affaire à des hommesqu’à des pierres. Ils préfèrent perdre deux moisà Taïti et à Hawaii en audiences de rois polyné-siens , plutôt que d’éclairer des points importansde géographie. Ce ne sont pas des Robinsons,ces nobles messieurs ! Ils n’aiment ]aas les îlesdésertes. » Pendant cet aparté de Pendleton,je suivais son compas qui voltigeait sur la carte.« Comment! dis-je en l’interrompant; toutesces îles sont désertes? —- Toutes, Monsieur,toutes jusqu’à Hawaii ; et pas une d’elles, à l’ex-ception de Bonin-Sima, ne paraît être suscep-tible de culture. Dans la partie nord du Bassinocéanique, l’archipel d’Hawaii est la seule terrequi ait une population. Partout ailleurs, au-delà du quinzième parallèle, l’homme ne repa-raît plus. On dirait que des volcans souterrainsont jeté çà et là au-dessus du niveau de l’Océanquelques aspérités basaltiques , éternellementvouées à la stérilité. » Étonné de cette révéla-tion , je ne savais que répondre, quand Pend-leton me secourut. « Consolez-vous, Monsieur,la zone intertropicale vous dédommagera de cela.Les archipels y fourmillent, et ils sont tous peu-plés. »

Les jours suivans, nous cherchâmes encore lapetite île de Colonas, dont la latitude est indi-quée par 28° 53’ N.; mais ce fut en vain : ellene parut pas. D’autres navigateurs l’avaientdéjà signalée comme douteuse.