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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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rc hipe]. Voyez à droite leur salle d’études, àj clle leur imprimerie ; ici leur temple, là leurA l’heure présente, ils sont une puis*

h 1Ce dans le pavs.belles. 1 ‘

M. Jones vous en dira des

^ Usc I u ’ici, dans notre petite promenade, nousDS rencontr ® P eu c ‘ e naturels ; mais à mesurenous nous approchions de la partie de lae où se groupent leurs cases, nous en voyionsj| , Ser Un grand nombre, hommes ou femmes.j 5 . ltl| és à la présence des étrangers, à peine fai-]jj eilt -ils attention à nous. Quelques petits bam-bous suivaient seuls pour arracher quelquesaie ^ es a110lre Inssdude ; ou bien de temps à$U s re> quelques femmes, auxgestes etauxregards^ P e cts, nous faisaient des offres et des avancest(; e Wr figure ne rendait pas acceptables. Leallait vaquant à scs affaires ou restaitdevant les cases, fumant la pipe ou cu-] ;| le kava, liqueur fermentée en usage dansijn °lynésie. Quelquefois pourtant ces apalhi-* nsu laires nous saluaient d’un good byY 0 ^jour), ou d’un how d’ye do? ( commentp r s portez-vous ? ), plutôt peut-être pour nous% 0llVei l eur science dans la langue anglaise?l ai , P ° Ur nous honorer d’une politesse. L'an-te Cst l’idiome européen que les PolynésiensJ 0 ' e Pl us habitué, tant à cause de leurs rap-(l e , spirituels avec les délégués des missions

w que par suite de leurs relations

'■ er ciales avec les navires anglais et améri-

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Hd,.' e . s insulaires que je vis me parurent en gé-V *° rt grands ; quelques - uns atteignaientjet 8 ' 5tature de six pieds. Bien faits, quoique su-%le ^ hésité, ils avaient le nez épaté, le visagelc s jf* les yeux petits et noirs, la bouche grande,saillantes, les dents belles , les clie-ifisÿj a °irs , tantôt lisses , tantôt légèrementS, ’ ^ eur peau était d’une couleur brune,V 1 * ou m °i ns foncée, suivant le rang et laÇi e e s ’ quelquefois même simplement basanée.

la j’aperçus des visages d’une expression'!U(. ^ ait européenne. Quant aux femmes, quoi-Ortw 1111 type relativement inférieur à celui des> e ües avaient Pair doux et les contours^ig lJ ^ rac leux. Leurs formes n’avaient rien de^UVq^ C ° ninie cela se voit chez quelques peuples^''etf 68 "- Coifi&s et vêtues avec une certaine6 . r * e > elles plaisaient en somme, et n’a-, ^ita, riea t l u ^ repoussât.

C ^ait ' au costume des hommes et des femmes,Sv a<> en mourir de rire. Au lieu de vêtemensaiic 'ie^ eS ^. Uw ^ , ’ oet dumanteau d’écorce d’arbre,1 : tttm des Hawaiiens, que quelques-uns

d’entre eux portent même encore, je trouvai dansIIonou-Rourou l’amalgame le plus grotesque etle plus plaisant de l’habillement européen entésur du sauvage. On eût dit vraiment une masca-rade de carnaval. Chacun avait un lambeau denotre costume, mais unique, sans l’accessoire etl’assortiment. Ici se pavanait un grand diable,à la taille de tambour-major , qui portait sur latête un chapeau à plumet et à torsades, avec lereste du corps découvert, si ce n’est vers lesparties sexuelles ; là un autre se présentait avecune veste rouge à boutons d’or, et quelquesguenilles dans le bas ; celui-ci n’avait que lepantalon ; celui-là marchait nu avec des bottesà l’écuyère , ou des escarpins de fashionable.Ailleurs le luxe allait plus loin : l’insulaire por-tait des bas de soie, avec une simple natte sur lesreins; ou bien encore il endossait un habit de gé-néral, mais l’habit seul, puis il y ajoutait un poi-gnard ou un sabre en ceinturon. Il en était peu,au milieu de ces étranges travestissemens, quieussent le bon esprit de garder leur vêtementprimitif, composé de nattes souples et bariolées.

Nous étions déjà loin de notre point de dé-part, attirés cl’une chose vers l’autre, curieuxde voir et de recueillir. Enfin Philips me de-manda grâce, il était essoufflé : nous regagnâ»mes la maison du consul. Du plus loin quePcndlelon m’aperçut, il accourut vers moi. « Jevous présenterai, dit-il, à l’un de mes bonsamis de l’archipel; au roi actuel lui-même, àKau-ike-ouli. Il est à Hono-Rourou , et nousavons obtenu audience pour demain. Les roisde l’Océanie sont de fort acconnnodans sei-gneurs. Ils sont armateurs, négocians, cons-tructeurs. Je suis en compte courant avec celui-ci. Il nous recevra en bon prince. »

En effet, le jour suivant, le gouverneur deHono-Rourou , Boki, se rendit à bord de V Océa-nie pour conduire le capitaine à l’audience dumonarque. Le cérémonial accoutumé fut suivien cette occasion : sept coups de canon saluè-rent la venue du grand fonctionnaire. Boki,homme de haute taille et de vaste corpulence,me parut d’une intelligence médiocre et d’unecapacité vulgaire. Il était le cadet et le succes-seur du fameux Karaï-Mokou, plus connu sousle nom de Pitt, qu’il avait accepté, et ancienministre du grand Tamea-Mea, civilisateur - deHawaii . Ce Boki était le meme chef qu avait bap-tisé le chapelain de l’Uranie, corvette française commandée par M. de Freycinet, dans sonvoyage autour du monde.

Quand l’étiquette de l’entrevue eut été réglée,nous nous embarquâmes dans la yole qui fut