AUTOUR DU MONDE.
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, manière , oscillant de cà de là, entraîné àiiij 6 a gauche par son énorme ventre qui^i^^ouvaitplus son aplomb, crut que sa der-jj es | e heure était venue , voua son ame à Dieu ,^ a ’ Jura , en se cramponnant, tantôt au pom-c . aa 4e la selle, tantôt aux fontes, puis à la^ le re du bidet. Il arriva ainsi jusqu’à nous^ etïl i-mort, sauvé miraculeusement d’une„ <> Diable de tangage! disait-il; a-t-on vu
^ na vire dur à la mer comme celui-là? Je dé-l Q c l Ue , goddam ! je débarque. » Nous eûmes„ Ulcs les peines du monde à l’empêcher de| 5 tre pied à terre. 11 ne se décida à continuer( l ue sur ma promesse formelle d’allerW Jur s au pas à côté de lui, et de saisir lac . e de son bidet s’il prenait le trot. A cesç'bons, il risejua encore l’aventure.
^ e Pendant d’autres préparatifs avaient lieu auLa famille royale possédait autrefois% >ipages, et entre autres un fort élégantLlj ri °l e t dont la régente aimait à se servir.^ s e faisait conduire à sa maison de ManaoliH , e général Ke-koua-noa, qui passait poura hile aulomédon. Mais divers accidens
6k un peu refroidi ce goût pour les coursesV Val,,... T T , i
fii 1 . | 0 '* t,r e. Un jour, dans un chemin qui con-f)j 8 a des champs de taro, le général n’ayantgarde à une fosse d’eau bourbeuse, le0o f °* et fut couché sur le côté, et ces deuxénorme * > dont chacun pesait au moinsjü s ® enis ü vr es, furent engloutis dans la fange, a ceinture. Le même malheur se répéta
ville même, au tournant d’une rue; et
rs » confiné sous la remise, le cabrioletl %i *^ a faveur de la régente. Il fut disgracié àrs - A sa place, on installa une modeste\ v e a deux roues, traînée par deux femmesr * es d’une peau de bouc, apprêtée en guise%ef . ais - Encore la régente renonçait-elle quel-*. s a ce moyen de transport. Quand nous!^c e ïlaies devant le palais, nous la trouvâmes ins-a ai) sune brouette : tenant une ombrelle àV*’ e ** e était entourée de six ou huit servi-^je^^hastes qui devaient, les uns porter lesa s ° n service, les autres pousser dans des
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% 8 étroits le char où elle s’étalait en toute
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6tl était pas ainsi de la princesse Har
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°u plutôt Naheina-Heina, la sœur du^ à’ s ’il faut en croire les bruits d’Hono-Rou-V> a u monarque par des rapports moinsSiu ° Xes > jeune et jolie personne de dix-ln gt ans, aux longs cheveux boucles, a^ith r ® spirituelle et gracieuse (Pr. UH— < ).d un manteau de satin écarlate, et coiffée
d’une espèce de bandeau de soie, elle était mon-tée sur une petite jument pleine de feu qui piaffaitdans la cour du château. A côté de la princessefigurait son secrétaire Maaro, et derrière se grou-■ paient une douzaine d’élégans gardes-du-corpsformant sa suite.
A son tour, le roi parut sur un cheval gris etentouré d’une trentaine de jeunes cavaliers,tous seigneurs distingués de la cour et compa-gnons de plaisir du souverain. Notre caravanese composait ainsi d’une centaine de person-nes, tant à pied qu’à cheval.
Dès que Kau-ike-ouli nous eut aperçus, ilvint à nous, secoua amicalement la main dePendleton et adressa ensuite à chacun quelquesparoles affectueuses. Pendant ce temps, les ser-viteurs s’attelaient à la brouette de la régentela princesse Naheina-Heina rajustait sa coiffureet disposait sa robe de manière à ce que rienn’eût à souffrir d’une longue course; les pale-freniers visitaient les brides et les mors ; lesporteurs de bagages et de provisions s’ébran-laient avec leur charge. Au milieu de ce mouve-ment d’hommes et de chevaux, mon Philipscommençait à douter de nouveau de son équi-libre. Electrisé par la présence de tant de cama-rades , son petit bidet ne se possédait plus ;son cavalier avait beau lui crier : Stop!comme s’il se fût agi d’une ficelle de loch , lemutin ne s’en évertuait que davantage. « Vousresterez toujours près de moi, me disait alorsle marin avec une angoisse évidente ; vous mele promettez , n’est-ce pas ? •— Oui, Philips ,rassurez-vous. »
Il était dix heures du matin quand la caval-cade s’ébranla. La plupart de ces seigneurshawaiiens étaient de fort bons écuyers ; ils ma-niaient leurs montures avec un aplomb et unegrâce remarquables. De temps à autre, envrais étourdis, ils quittaient la route et selançaient au grand galop à travers la val-lée ; puis, après quelques manœuvres d’hippo-drome , ils venaient se remettre dans notrechemin. Le roi lui-même, passionné pour l’équi-tation, n’était pas des derniers à se signalerdans ces exercices de voltige. Habile cavalier,formé aux bonnes traditions hippiques parun groom venu de Londres , il excellait à domp-ter et à manœuvrer un coursier.
Dans une de ces excursions à travers champs,un jeune seigneur, lancé au galop, frôla mon che-val, et, quoique je le tinsse assez fortement enbride, il partit. Presque malgré moi je me trou-vai emporté dans la plaine. Là pourtant je son-geai à Philips, et fis volte-face. Il était trop tard ;