une halte dans une assez jolie maison de p a ^sance. Elle appartenait à Boki, qui nous endignement les honneurs. Le lieu était agre ^touffu, entouré de ruisseaux qui bruissaientleur lit rocailleux, tantôt tourbillonnant ^nappe , tantôt s’élançant en cascades. D e ^ 0bre, de l’eau, de la brise fraîche et de l’ air ,baumé ; des jardins, des vergers , des cacharmantes, c’était plus qu’il ne fallait P anous retenir pendant quelques heures, a ^même qu’un excellent repas, préparé d’ a P ^la méthode indigène, ne nous eût pas con viei
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C’est de là que nous devions nous rend'Pari, le pic romantique de Oahou. Pend' ^
412 VOYAGE PITTORESQUE
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le malheureux gisait sur le revers du fossé que | A quelques milles plus loin, la cavalcade^son bidet avait voulu franchir après le mien.
Sans contusion, sans blessure , il regardaitCourir sa bête qui nous rejoignit, après lui avoirfait vider les arçons. Au retour je le trouvaifurieux, et résolu à faire plutôt le reste de laroute à pied qu’à risquer une nouvelle chute.
On le consola, on le plaignit ; on alla mêmejusqu’à disposer pour lui une brouette videqu’on avait apportée comme rechange. MonPhilips s’installa bravement dans ce petit cha-riot, et bientôt, voituré par de vigoureux do-mesliques, il marcha de conserve avec la ré-gente, avec qui il aurait pu lutter pour l’am-pleur et le développement des formes abdomi-nales. Libre alors, et n’ayant plus rien à laremorque , je me mêlai à la foule des cavaliersaventureux.
La plaine venait de finir; nous gravissionsune région montueuse coupée de ravines et detorrens. Ce chemin raide et escarpé dura pen-dant plusieurs milles , et à mesure que nousavancions, le bassin qui se déployait à nos piedsprenait plus de développement et d’étendue. Lavallée d’Hono-Rourou avec ses plantations, laville avec ses cases, la baie avec ses navires ;puis au bout de tout cela, la grande ceintured’eau autour de ces côtes : voilà de quoi se com-posait le majestueux panorama qui se déroulaità nous. Kau-ike-ouli jouissait des impressionsque me causait ce spectacle. Me voyant en ex-tase à chaque coude de chemin où le paysage secombinait sous un nouvel aspect, il venait merejoindre, m’aidait du geste à trouver les pointssaillans, m’orientait avec une complaisance in-finie. J’avais trouvé le moyen de m’en faire un
ami en admirant la terre où il régnait. Désor-mais il chemina à mes côtés. Parvenus à un vasteplateau situé au milieu de ces gorges, il s’ar-rêta , et appelant mon attention sur la lo-calité, il m’expliqua, à l’aide de signes, qu’unemémorable bataille avait été donnée sur ce ter-rain. Quelle bataille! La pantomime ne pouvaitguere l’exprimer. Pendleton qui survint me mitau fait. C’était l’action finale et éclatante par la-quelle le grand Tamea-Mea s’était rendu seulmaître de toutes les îles Hawaii . Sur cette place,il avait défait et anéanti son dernier concurrent,le roi de Oahou. Trente-six ans s’étaient écoulésdepuis cette affaire, mémorable dans les fastesdes insulaires, titre héréditaire et glorieux pourla dynastie régnante. Aussi, quand il chercha àm’expliquer les nobles souvenirs attachés à lalocalité, Kau-ike-ouli prit-il un air grave, re-cueilli, et presque solennel.
devait d’abord m’y accompagner seul; n1 'princesse Naheina-Heina voulut à toute f° rce „ifdes nôtres. Philips s’estima heureux de P 0 ,.. j|;rester en place. « Je suis affourché ici oll sj’ai fini ma croisière. Reprenez la mer s* 'voulez. » Nous partîmes avec trois ouserviteurs. e fS
Notre route fut poussée d’abord à 11 ^iiune suite de ravines et de fourrés ép a ’ s ' e lmilieu de ces gorges, l’air était à peine a r l ^sS*le feuillage des arbres ne tremblait P aS ' jjté'n’éprouvai-je qu’un sentiment d’increlorsqu’au bout d’un mille ou deux, la p 1 '^ Je'nous invita à mettre pied à terre et à n° M jft
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fier de la Violence du vent. Au lieu de
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de cheval, je continuais ma route, lorsq ucà-coup, en tournant l’angle d’un roch ef ' e yi-souffle d’ouragan vint m’assaillir avec ü j e rf egueur telle, que j’eus à peine le temp s > t jecramponner à un bloc de pierre. Le h rü ^>ui>vent dans cet endroit avait le ronflem 611 ^,^.cratère et le bourdonnement d’une chu te ^. s5 iil'A la surprise bientôt se joignit l’effroi- J e g pi' 0 "le bord d’un précipice taillé à pic dan® ^ $$fondeur de mille pieds. Le roc formaitvolcanique, au bas duquel s’étendaitla vallée riante et féconde. Le sifflement ^ 0 eet l’aspect de l’abîme me firent reculé gjji tavante : je saisis le rocher dans une ^ t o>>
frénétique, et, tout brave qu’il étaitien fit autant. La tête lui tournait, à l ül pi'i' 1
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qu'on juge de ma position ! Quan 1 üt eW
cesse, elle était là comme dans un sam»** * Ql $v1 - un
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penchée vers le précipice , commeprêt à prendre son vol.
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Voilà ce qu’était le Pari, une aireun belvéder aérien d’où toute une^^vallée se déployait au regard. Le s P ect * oS p ,epait d’admiration et de terreur. Sous