AUTOUR DU MOIfDE.
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? ena géQ au fond d’un ravin que surplombentf fautes montagnes. Leurs parois s’élèventU’ ? rmant P eu de talus, que la vallée, àdu soleil, jouit d’une fraîcheur et d’unetj 0 Fe P re sque constantes. Dans trois direc-p e ^’ e lle n’a qu’un mur de rochers pour pers-tjj î Ve ! mais du côté cl’Hono-Rourou, une pe-k . ec ^ la ppée laisse voir les cases de la ville et les
)«tit Gns de la rade ( Pl ‘ LI1 4 )- Si r ° n vou 'Va il gravir ce rempart de lave qui encaisse laee ^ ans sa hauteur de mille pieds ,. on joui
e Qcore d’un de ces magnifiques points de> Si fréquens dans la montueuse Oahou.lris i, dans la première semaine, je procédaihr reconna * ssance de ces contrées nouvelles,Examen du terrain , l’aspect de la campa-’ e t le caractère des anciens monumens in-c 0 ^ e,1 es. Je tenais à deviner d’abord, sous cetteencore bien mince de civilisation mo-’ P ® tat anc i en de ce peuple et de ce pays,^d ce premier travail fut fait, j’en vins à laç^bon actuelle , à la physionomie présente deli^yiume au berceau , à son organisation po-l ( > s ^ lle ) sociale et religieuse. Là je rencontraiA Missionnaires à qui il avait été donné deParf ? er i a f ace d e Hawaii . Quoiqu’ils missentt] Ç | ° ls de l’exagération dans des récits person-ik j’aimais à recueillir de leur bouche le•Sv. 1 de toutes les épreuves par lesquelles ilsttis * passé, des obstacles qu’ils avaient vain-N\ des P er sécutions qu’ils avaient subies. Un
a,11 i J iiion sans doute pouvait se mêler à la
e pieuse de propagande chrétienne; mais. 'lait pas moins reconnaître au fond toutbqjt e ^’ 1 te d’un dévouement apostolique qui ve-\ exerce r aussi loin. D’ailleurs la domina-it; ^ e- même était pour ces évangélistes moinsV* qu'un moyen. Il fallait, pour arriver àV r et prêcher ce peuple, se rendre entiè-Pqi Ss 1 maître de lui, acquérir une certaineS'*t^ t | Ce temporelle pour agir avec plus d’au-lx ari s les choses du ressort spirituel.
4 Cq ^ ür °péens résidant dans les îles Hawaii ,^j)|j Panant pas toujours, ou ne voulant pasNtg . er dans son sens le plus noble la con-. a Ce „ Gs . missionnaires, les taxaient de ten-
Mes ^Mbitieuse, d’exagération dans leurs doc-
’ be conduite impolitique ; ils les accusaient.j quelquefois les intérêts commerciaux
^ti 0f ° I,S anglais ou américains à des considé-14 d ‘ S d’ordre religieux ; ils disaient qu’à l’exem-‘’ïttrj 6 . Ieur s collègues de Taïti , ils visaient à4 peu à peu le monopole du pouvoir,
^ a * Ssa nt au roi et à ses dignitaires que lee souverain nominal, à leur dévotion et à
leurs ordres. « Long-temps contrariés par laferme résistance de Tamea-Mea, disaient ces an-tagonistes des missionnaires, ils ont gagné unterrain immense sous le règne de Rio-Rio, etplus encore pendant la minorité du jeune Kau*ike-ouli, leur pupille et leur disciple. L’imbécileBoki, alors régent, se laissait abrutir par sonpenchant pour l’ivrognerie, ou bien absorberpar ses affaires de commerce : jamais il n’eût oséprendre une attitude de force et d’autorité con-tre la tendance des pasteurs. Quelques chefsseuls, à la tête desquels se trouvait Koua-Kini,opposèrent une digue à leurs prétentions. Ellesétaient devenues si exorbitantes, qu’un jour ilsdemandèrent au régent l’expulsion des Français établis dans l’archipel. Peut-être eussent-ilsmême obtenu cet acte d’ostracisme, si Koua-Kini , se levant dans l’assemblée publique, n’eutdéfendu les Français contre des exigences ri-vales. Il parla d’eux en termes flatteurs , rap-pela les services que le Français Rives avaitrendus à Tamea-Mea ; il alla plus loin encore :par une espèce de talion , il proposa d’expulserles missionnaires; mais cette motion, repousséevivement par la reine régente, n’eut aucunesuite. Il fut seulement décidé que la terre d’Ha-waii resterait libre et ouverte à tous les étran-gers, quelle que fût leur patrie. »
Voilà ce que disaient les résidens européensdes missionnaires, et à leur tour ceux-ci articu-laient d’autres griefs contre les Européens ,griefs plus évidens encore et mieux prouvés.« L’inconduite des colons, répliquaient-ils, leurbrutalité envers les insulaires, ont plus d’unefois annulé nos efforts, compromis l’avenir dela foi religieuse dans ces contrées, et par con-séquent celui dé l’établissement commercial.Comment les indigènes d’Hawaii pourraient-ilsCroire à cette pureté de morale qui caractérisele christianisme, quand, sous leurs veux, deschrétiens, élevés dans la foi, vivent dans ledéréglement et dans l’oubli de toutes les prati-ques ordonnées? a
De part et d’autre ainsi on récriminait, et cescontroverses ne devaient pas sans doute être unsujet d’édification pour les nouveaux catéchu-mènes. L’un des griefs les plus actifs des mis-sionnaires contre les résidens, c’était l’opposi-tion que ceux-ci avaient apportée à se soumettreaux lois établies par l’assemblée des chefs indi-gènes. Ces lois, rendues sous 1 influence et d’a-près la formule même des missionnaires, ne da-taient que de 1825. Avant cette époque, quel-ques coutumes locales et les ordres des chefsformaient le seul code du pays, code pratique