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VOYAGE PITTORESQUE
le propriétaire de l’habitation songea à obtenirdes indemnités, car plusieurs animaux avaientdéjà été surpris, et leurs maîtres n’avaient payéaucun dommage; c’est pourquoi le maître de larécolte résolut de tuer l’un des animaux qui ladévastaient. Car il avait été dit que, si quelqueanimal forçait un enclos et ravageait la récolte,il serait confisqué et adjugé au maître de la ré-colte. Plusieurs avaient été saisis, puis récla-més, et enfin restitués; cela a été fait maintesfois. Pourquoi alors êtes-vous si prompts dansvotre colère? car c’est dans l’enclos même quela vache a été atteinte, puis elle en est sortie.Pourquoi donc votre déclaration mentionne-t-elle que la vache a été méchamment tuée sur leterrain commun? La vache n’aurait pas été tuéepour paître seulement dans le pâturage com-mun : il est bien connu que c’était dans l’enclosmême qu’elle se trouvait, par tous ceux quiprenaient soin de la plantation.
» Sig 7 ié Kau-ike-ouli. »
Cette pièce, si mesurée, si sage, si remplied’excellentes raisons, frappa d’un coup inat-tendu les Européens, laissés jusque-là à pea prèslibres (je faire dans le pays ce qui leur semblaitbon. Une chose qui les blessa surtout, fut l’in-sistance du roi à leur rappeler les lois indigènes,dont jusqu’alors ils avaient décliné la compé-tence et l’autorité. Il leur importait beaucoupque la publicité donnée à une pareille pièce nefût pas plus tard invoquée contre eux. Aussicherchèrent-ils à annuler le précédent : ils firentu ne foule de démarches auprès des missionnaires,pour qu’ils se refusassent à l’imprimer; mais ceux-ci qui poursuivaient alors la visée contraire, larépandirent à grand nombre. L’édit de Kau-ike-ouli fut bientôt regardé comme le point de dé-part dans la ligne politique que le gouvernementhawaiien devait suivre vis-à-vis des étrangers.Un autre résultat de cet acte fut de creuser da-vantage la ligne d’intérêts qui séparait les rési-densdes missionnaires. Ces dissidences ne peu-vent dans l’avenir profiter à personne, et moinsaux naturels qu’aux autres. Placés entre deuxfractions d’Européens, ballottés de l’une à l’autre,les Hawaiiens se prendront à douter tôt ou tardde notre civilisation, s’ils la voient plus activedans ses haines que dans ses bienfaits, si elle seprésente à eux, égoïste, passionnée, haineuse,11 faut espérer mieux de la sagesse des hommes.Trop d’intérêts communs existent entre les mis-sionnaires et les résidens pour que l’harmoniene se rétablisse pas tôt ou tard.
Parfois encore à des motifs plus graves de dé-
sunion sont venues se joindre quelques cause 5moins avouables et d’un ordre plus personne 1.
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Telle fut entre autres l’origine d’une rauc 1de toute la famille royale contre les résidens» ^surtout contre les Américains . Voici ce quitermina cette rancune. C’était un an avant m 011
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séjour, à l’époque où l’Américain Fench mouià Hono-Rourou. Ce capitaine dînait chez ungociant compatriote, avec plusieurs de ses 0 ,ciers et son chapelain, M. .Stewart, qui aval 1pendant assez long-temps missionnaire à **waii. Durant le repas, quelques considérati 0politiques amenèrent l’entretien sur la naldes rapports qui existaient entre le roisœur Harrietta ou Naheina-Heina. On i’ e P ^quelques propos injurieux pour l’honneur d eprincesse devant M. Stewart, qui les rele^ 8 *^lieu de les laisser tomber, qui les attaqua ^un zèle puritain, et défendit Harrietta contr e ^imputations calomnieuses. Il alla plus loincore : ne voulant pas que l’affaire s’assofP^d’elle-même, il en conféra avec ses ancien 5 c ® tlègues des missions, et bientôt ce misera^®scandaleux incident devint une affaire d'E 1 ® 1,Le bruit en parvint à la famille royale, 4'fut profondément désolée. Non-seulementopposa aux bruits qui avaient couru les dén^tlions les plus formelles ; mais encore ,adresser, par l’assemblée des chefs, une i' e£ lau capitaine Fench, pour se plaindre de 1® j-jduile de plusieurs résidons américains, de ,,violences vis-à-vis des natifs, et de lettrine 1 ^celé calomnieuse vis-à-vis des souvera* ,lS , ,,eroyaume. Cette requête concluait à ceréparation publique fût imposée aux co l, P a jjj-à moins qu’ils ne parvinssent à se justifiaplètement des torts qu’on leur attribuait- jf |jAu reçu de cette pièce, le capitainefut, on peut le croire, fort embarrassé. * ,v8
nait bien d’où partait le coup ; mais l alui manquait ; et d’ailleurs , les griefs a ' sipar les requérans d’IIono-Rourou étai e0 * ^irrécusables, publics. Il prit un biais : d ,e l
en
et
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aux chefs, en les invitant au pardon» ~ w»leur donnant d’ailleurs l’assurance q u à jiitour aux États-Unis , il parlerait de tout & L| |epresident et l’engagerait à faire justice. La ® f Jeroyale fut assez bonne pour se conteucette promesse dilatoire. pin 5
L’histoire de ces petits démêlés se 1qu’on ne croit à l’intelligence de P® tal jjjpe*'d’Hawaii et de l’avenir qui attend cet ar^ eflLes capitaines Kotzebue et Beechey» air®?'rendant justice aux travaux des miss J à®n’ont pas manqué d’accuser ce3 évan*> e