Band 
Tome premier.
Seite
417
JPEG-Download
 

AUTOUR DU MONDE.

4 i 7

^'J te i blessé et à demi-mort, il fut encore,, r Mê à son arrivée à Hono-Rourou et incar-à la citadelle, où ses blessures le forcèrent

Aliter.

r , A U suite d’un acte de barbarie pareil, croi-■°a que les Européens, assemblés en con-’ Se portèrent partie plaignante vis-à-vis desde l’île? Ils prétendirent qu’il n’y avaitsioA a Oahou sûreté pour les propriétés; ilsotter ent tous, et présentèrent au roi une re-f. ete pour réclamer son intervention en leur^ Ve|Jr . La prétention était au moins singulière.^ JSs i Kau-ike-ouli, averti des détails de l’évé-1 , tant par la rumeur publique que par

re cit des missionnaires, n’osa-t-il pas céderf e fois à des exigences qui l’avaient souvent

f c °ntré trop complaisant. Un conseil secretv l fnu, dans lequel on apprécia les griefs des(j/des : leurs droits, leurs motifs furent discutésmanière solennelle ; après quoi une cir-^ a * r e fut adressée aux Européens en réponses e$ eUr rec l u ête, circulaire imprimée par les pres-ï éh < ^ e ^ a m * ss i° n en nnglai s et en hawaiien, puist 0 * ail due à un grand nombre d’exemplaires danspays. Ce jugement et l’acte qui en pro-ies 1 ^Mient le résultat d’une marche tracée par^ Missionnaires , mais la conduite des Euro-cj* 1 ) aurait mérité qu’on mît à leur séjour desImitions plus sévères encore et plus onéreuses.i >iti ^ n Slais au Bengale ne se serait pas conduit^ visais d’un Hindou, un planteur desl e ^ e s n’aurait certes pas maltraité de la sorte

’*ti, ^

«O]

• S r e son esclave. A cette brutalité, à cette vio-

<V

de tout sentiment humain, voici pourtante üt répondait le grand conseil d’Hawaii :

*0,

^ i Ke. 0ULI) i e r0 -, K AAH ou-manou , régente;0ttI ’ gouverneur de Oahou; Adams Koua-gouverneur de Hawaii ; Maxouia, Ke-noa, Hinau, Aïka-naka, Paki , Kinau,N fi, James Kahouhou.

Jt

l

^t)A

« Oauou , 7 octobre iSjg.

» ]yj .

^n Se ^ 01 > Voici ma décision pour vous. NousNüs ° ns a f a requête des résidens anglais ,J Ut ( | acc °rdons la protection des lois : c’est le« Ç, Vot re pétition.

I e V 0u est Pourquoi voilà ma proclamation , queconnaître, ainsi qu’à tous les homtoy* j c °ntrées étrangères. — Les lois de moufr<^ e . Q< ^ ent meurtre , le vol, l’adultère,j° st itutio ns , le débit des liqueurs fortess distilleries, les amusemens le jour duj escr oquerie, et les jeux de hasard les®abbat et les autres jours.

« Si quelqu’un viole ces lois, il est sujet auchâtiment, de même pour tout étranger quepour tous les hommes de ces îles : quiconqueviolera ces lois sera puni.

» Le mariage chrétien est convenable auxhommes et aux femmes. Seulement lorsqu’unefemme regarde un homme comme son seulmari, et que l’homme regarde la femme commeson unique épouse , ils sont légalement mariés ;mais si les parties ne sont pas mariées et ne seregardent point comme mari et femme, qu’ellessoient séparées sur-le-champ.

» Voici encore notre décision que je vous dé-clare maintenant. Nous avons vu votre méchan-ceté jusqu’à ce moment. Vous ne nous avertis-siez point que vos vergers et vos enclos étaienttabou (sacrés, inviolables), jusqu’au momentoù nos animaux sont entrés dans vos planta-tions; alors, sans hésiter, vous les avez tués.Mais nous vous avons avertis du tabou de noscultures long-temps à l’avance, et nous vousavons avertis aussi de retenir vos bestiaux. Nousavons appris que vos bestiaux étaient entrésdans nos cultures et les avaient ravagées ; pource motif, quelques-uns de vos bestiaux ont ététués.

» Voici quel était le moyen d’obtenir justice.Si vous jugiez l’homme coupable, vous ne de-viez point le punir tout d’abord; il fallait at-tendre une consultation de notre part ; puis ) sinous l’avions trouvé coupable, nous vous au-rions accordé des dommages. Mais non, vousl’avez cruellement et sur-le-champ maltraité.C’est un des crimes de deux d’entre vous. Ce-pendant , nous vous représentons que la bles-sure d’une bête n’est nullement à comparer à lablessure d’un homme , attendu que l’homme estle chef de tous les animaux.

» C’est notre communication pour vous tous ,pères des pays d’où viennent les vents ; ayezpitié d’une nation de petits enfans, très-faibleset très-jeunes, qui sont encore dans les ténèbresde l’esprit; aidez-nous à faire le bien, et ob-servez avec nous ce qui doit faire le plus grandbien de notre pays.

» Quant à la mort de la vache, elle a péripour avoir violé le tabou établi pour la pro-tection de la plantation. L’endroit était garantipar une palissade élevée par le propriétaire.Ayant ainsi clos sa propriété, ce qu’il restait afaire était du devoir des maîtres du bétail quiétaient prévenus, par le surveillant de la plan-tation , de ramener chaque soir chez eux le bé-tail. Il leur parla ainsi; mais on n’y eut pointégard , et on les laissa libres durant la nuit. Alors

t>3