AUTOUR DU MONDE.
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^lelque intolérance et de quelque sévérité. Il ylongues et belles choses à dire là-dessus.a nd on songe à ce qu’étaient les îles Hawaii
de
y a cinquante ans , quand on se pénètre bienCet te pensée que, pour asservir les volontés
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naturels, pour les ployer à la civilisation, lesUe nces politiques ou commerciales prises iso-lent eussent échoué ; que l’action religieusela seule efficace , la seule qui imposât l’o-eiSsa nce et l’adoration : on en vient à examiner| 6 9 uesl i° n avec un s °i n pl us circonspect, a
^ v °ir en poëte plutôt qu’en philosophe. Qui. dit si celte austérité de pratiques, ce puri-^ •stïie intraitable , celte mysticité exclusive,j| ela ient pas, pour le culte importé dans ces^ ’ Une condition de succès ? Qui nous dit siJif 6 re Hgion facile et relâchée eût trouvé desCe Qs %tes à Hawaii ? Faire des chrétiens de tousj natifs, c’était les préparer merveilleusementcivilisation sociale et industrielle; mais‘-Uabord en faire des chrétiens souples,^l) tl3Sans > nourr i s de la Bible et de l’Évangile,] e S ° r bés dans cette pensée, que la religion était^ pr *Ucipe et la lin de toute chose. En se posant^ point de vue, on comprend encore corn-ai 111 Us missionnaires ont pu voir des obstaclest|, propagande dans la conduite desrésidens,
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rs mœurs si peu édifiantes, dans l’im-
^ j,?^ erc he fortune au loin. De là les rixes , de^Compatibilité. Au fond, c’est plutôt unCf"** qu’une guerre sérieuse, car mis
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... .
1 intérêt et l’esprit européens .
H^^olu à bien explorer le pays, à le juger par
S C lê,ïle ’j’ avais pendant la traversée deBonin-
%i jj, a Hono-Rourou étudié l’idiome hawaiien
ljtig s . est qu’un dialecte de la grande langue po-
lai f le Uii e . Pendleton avait à bord un vocabu-
rP ; ssez complet rédigé par les mission-\ j S > je le pris et le dévorai. Le vocabulaireS» ° n , 0ait le mot ; Pendleton , demi-polyné'Içjj’j.n indiquait l’accentuation. Je me croyais^ il f 0 . 1 " 1 quand nous mîmes pied à terre ; maisUt en rabattre. Impossible à moi de coin-Pen r i re un seul mot du dialogue des insulaires^ 1 la première semaine de nion séjour.
^ P e u mon oreille se fit pourtant à la mélo-s cie liCe Ce dialecte : ma langue s’y habitua. Ma^Philologique , composée d’abord de quel-
J 3SeS ’ sen richit graduellement et prit due l 'us bientôt tête aux natifs. L’idiome^pq 611 est doux, f\J.' pale difficulté
‘utile
. p, 'iciü i St doux ’ facile > même harmonieux ;Hojj a e difficulté consiste , comme dans le’ a pouvoir distinguer sur une seule dif.
férence d’accent, imperceptible quelquefois, desmots en apparence semblables quand on lesprononce, et tout-à-fait identiques quand onles écrit.
chapitre xlyii.
HAWAII.- ILE d’hAWAU.
Je n’étais pas depuis douze jours à Ilono-Rourou , que déjà je possédais à fond mon îled’Oahou, l’une des plus curieuses de l’archipel;mais la plus grande du groupe , celle qui luidonne son nom, Hawaii me restait à connaître.C’était peu de la savoir par les livres, je désiraisla parcourir, l’examiner, la décrire. Aussi qu’onjuge de mon bonheur, quand le général Koua-Kini, obligé de s’y rendre pour des affaires dugouvernement, offrit de m’emmener avec lui.Pour expliquer cette obligeance , il faut direque j’avais réussi à la cour d’Hono-Rourou. Leroi me témoignait quelque faveur ; et les cour-tisans de l’Océanie ne sont pas d’une autretrempe que ceux de l’Europe . Le suffrage dumaître avait déterminé tous les autres. On eûtcréé pour moi, si je l’eusse voulu, une place devoyageur-général de l’archipel , aux appointe-mens de quatre dollars par jour. Je n’abusaipas, mais j’usai de mes triomphes; je partispour Hawaii sur le schooner du roi nommé leRio-Rio. Les matelots étaient des indigènes ,quoique le capitaine fût américain et que lecommandement se fît en anglais . Agile , vigou-reux , bien exercé, cet équipage manœuvrait lepetit bâtiment presque avec la même précisionqu’aurait pu le faire un équipage européen.Seulement on n’avait pas obLenu encore desHawaiiens ce silence absolu qui caractérise lesmanœuvres des Anglais .
Embarqués le 2 février, nous doublâmes lejour suivant la petite île Tahou-Rawe ; et de là,quoique éloignées encore de plus de vingt lieues,les cimes élevées du Mouna-Kea et du Mouna-Roa se découpèrent comme deux îlots à l’hori-zon. Peu à peu , leurs bases s’élargirent, puisadhérèrent, et la masse entière d’Hawaii se dé-tacha, se développa au-dessus des eaux, massevolcanique sortie de cratères souterrains avecses pitons coniques , son terrain inégal , sesrochers noirs et anfractueux, son aspect sombreet déchiré. A mesure que nous longions la par-tie occidentale de l’ile, je pouvais voir déjà,admirer ces singuliers effets de gorgés profon-des et de pics élevés , cette géologie parlante,ce système de montagnes qui révélaient l’actiondu feu dans toute celte île de lave refroidie