AUTOUR I)U MONDE.
423
îu’ii
’He;
ava it découvert, et à chaque fois il em-
t r : tla a vec lui un grand nombre de compa-s es - Au quatrième il ne revinL point, et l’on
^ Posa qu’il s’était fixé à Taïti ou qu’il avaitjç a h mer. La plupart de ceux qui suivaienti'ij| etre dans ces excursions lointaines et pé-d e euse s, n’y étaient poussés que par le désirr :i(r Se baigner dans les eaux de Waï-ora roa ;1^ ^ assurait que toutes les maladies , toutesv ürt ** 0rm i t ^ s > toutes les plaies cédaient à la(l e | 11 de cçtLe onde miraculeuse, et qu’on sortaitç, 4 piscine beau, jeune et vigoureux.
1 Q|) ^ S traditions, populaires dans l’archipelti 0 b ' te mps avant que Cook y parût, ces tradi-' v aij S attestent du moins que les naturels d’IIa-i„ av aient des notions plus ou moins précises(|' q ® 8 Ües Nouka Hiva et Taïti , avec lesquellesdni Cleiln es communications existaient ; fait’ du res te , aurait pu être établi à prioriil, a Oonformilé des idiomes , des coutumes et^ÏPes.
t^.^Ueillant ainsi sur ma route ce que les lo-^ ^ inspiraient d’observations et de rensei-V' CliS ’ 3 e débarquai le même jour à Halaua,^ir ,t0 * re sur i a c d te N- D. où Koua-Kini devaittrç„ üri séjour de quelques heures. Cette con-°bé'
aujourd'hui a Mio-lVlioï, guerrier ce-Par ses exploits lors des guerres deb'f^^'àlea ; il a succédé dans ce domaine au
b j ■ r °t lui-même qui y était né, et qui n’avaitl%ii] ut de sa carrière que ce petit apanage dé^ (|j 6 av ec une propriété plus insignifiante dansl J [i 0(i f J c t de Kaua. Jusqu’à la mort de Taraï-
5 M:
k
a r
J maître futur de tout l’archipel ne pos-( ICç ,etl de plus. Mio-Mioïqui avait été l’ami d’en-^ compagnon d’armes, le favori de Tamea-^’^Oüs racontait que dès l’adolescence ce^ 1,, 'D® avait révélé l’esprit le plus intelligent^p^'acière le plus hardi. Associé à une:Uf ^ de jeunes chefs de son âge, nommé leurf c b 0 leUr S u îde, il réalisait avec leur secourshs plus extraordinaires. Ici, sur uneta dlée à angle droit comme un mur, le% ^ci't'ier et ses compagnons avaient creusé^ développement de cent pieds un che-
%
ii. Guerrier et ses compagnons avaient creuséi h e Uïl d ’
Pente, par lequel ils faisaient descendre^ U lo gues de pêche. Là, voulant un jourcomme Moïse de l’eau d’un rocher, il^ avn- l ' Xt d e le percer avec ses camarades. Déjàr i traVe| sc plusieurs strata, quand unede lave épaisse et dure l’obligea à laisserNçjj aVa ü. Sans poudre, et ne pouvant faireN C q il fallait être doué d’une patience
Sg Q ° Ura geuse pour concevoir la pensée d’unPareil. D’autres fois Tamea-Mea s’occu-
pait d’économie agricole, d’aménagemens desterrains, d’améliorations dans les procédés deculture. Les campagnes d’Halaua se distin-guaient des autres parties de l’île par le bel as-pect de ses plantations : Tamea-Mea avait diviséles champs entre ses amis ; il avait le sien commeles autres. Chacun veillait d’abord à son lot,puis aidait les autres à faire valoir le leur. Ainsice chef renommé préludait à la grande fortunequi devait lui échoir par la suite. Le travail,l’ordre et le courage, voilà ce qui le conduisit autroue et ce qu’il enseigna à ses sujets après l’a-voir pratiqué lui-même.
Mio-Mioï nous montra plusieurs arbres queTamea-Mea avait plantés de sa main; il nousconduisit au temple'de famiile du grand roi,temple dédié au dieu Taïri, ce qui lui valait lenom de hare o Taïri, maison de Taïri. C’étaittout simplement une pile de pierres assembléesau hasard sur l’angle saillant d’un rocher. Là,d u reste, existait, sousTamea-Mea, le tabou le plusrigoureux de toute l’île. L’amas de pierres étaitsacré à un tel point qu’on punissait de mort qui-conque en violait l’enceinte, ou touchait uneseule de ses roches. Plusieurs téméraires avaientété brûlés sur la montagne voisine pour expierl’infraclion de ce tabou. La foi de Tamea-Meadans la protection des dieux de sa famille étaitune pensée profonde chez lui. Soit qu’elle fûtconsciencieuse , soit qu’elle résultât d’un calculpolitique, il en fit, aux yeux de ses sujets, leprincipe de tous ses desseins. C’était à la fidélitépour ses dieux, répétait-il toujours, qu’il avaitdû la victoire ; c’était à eux qu’il fallait rapporterles bienfaits de son règne.
Quelque plaisir que nous eussions à entendreparler de Tamea-Mea, il fallut quitter sa régionnatale, pour reprendre notre navigation côtière.Du pont du seliooner, il était facile de distinguertous les accidens de ce terrain bouleversé. Nousvîmes la vajlée étroite qui sépare le district deKohala de celui d’Hama-Koua; puis, à peu dedistance de Laupa-ÏIoïhoï, se révéla à nous unvaste déchirement dans la montagne. Il y a peud’années, une longue masse de rochers, minéeau pied par la mer, s’écroula tout-à-coup et s’a-bîma. Aujourd’hui le morne qui reste surplombel’abîme à une hauteur de six cents pieds environ,et sa face du côté de l’Océan est aussi droite etaussi unie qu’un pan de muraille. La rochevolcanique est composée de diverses couches delave poreuse. En plusieurs endroits, 1 eau jailliten nappes d’argent d’une hauteur de trois centspieds. Quelques cases perchées sur ces rochespendantes ou englouties dans leurs anfractuo».