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Tome premier.
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AUTOUR. DU MONDE.

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| Gre > présente une immense dépression au mi*^ ei i des terres situées à la base du Mouna-Roa.I 1 û’y arrive point en gravissant des pitonsJj üs °u moins élevés , mais, au contraire , en.^Cendant deux vastes terrasses. On ne peutvoir le volcan que lorsqu’on se trouve à unî^i’inille de distance, ce qui ajoute beaucoup^‘impression qu’il produit. Sans aucun doute,Cr ete volcanique fut autrefois un cône élevé;^ 8ls le sommet se dévorant lui-même s’est peuP e U éboulé dans les cavités inférieures, et leshautes plate-formes que nous avions tour à** r descendues confirmaient cette hypothèseJpogique, et constataient deux états succès*. 8 du volcan. C’est ainsi qu’une moitié de lapondeur du cratère actuel a été formée,

I Otme l’atteste un rebord de lave, large seu-^ e Ht de quelques pieds sur certains points,

(. , ts le plus souvent de plusieurs toises; rebord^ ressemble à un quai bâti devant cette mer^pos, sorte de galerie d’où l’on peut observer

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( s danger le fond du cratère. La configura-it de ce rebord annonce que la lave en fu*qui n’occupe plus aujourd’hui que le fondp,S°uffre, montait jadis jusqu’à ce niveau,t^ulement des matières par un canal souter*^ **» diminuant sa hauteur de quelques centainesP^ds, a abouti à la dépression actuelle,f. e sommet et les flancs de deux ou trois des

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r es sont couverts de soufre de diverses

l) 0 t Ces ’jaunes et vertes. Tout le reste, sur les

Gt ^ ans f° nc * crat ® re ’ est ^’ un no '' r

t 0 j^“ r e. Du côté du nord et de l’ouest, les pa-tf e Sll périeures sont perpendiculaires, rougeâ-l’çst’ 61 ca l c l n é es P ar le feu. Dans la parlie de’ les bords , moins abruptes , sont tapissésd’une belle couleur jaune. La partief^. 1 °nale est entièrement obscurcie par laqui couvre toute cette partie.s e t a Respect général du volcan, je voulus pas*dîry, ^Ue reconnaissance détaillée. Nous descen*Cei its a ° nc dans gouffre. Durant les quatrel'e^ Premiers pas, il fallut aller à tâtons. La^rupte était semée de rochers peu adhé-^ Ue I e moindre choc faisait rouler dansMu s fa e ; De mauvais pas une fois franchi, il fut)>(l e > de marcher sur une lave sei’rée et so-torma l t un pl an pl us doucement incliné,*ht, s rebord dont il a été question plus haut,trajet dangereux, je n’avançais qu’enterra hi avec une longue perche; etS(: 0rj es en prit, car le rebord, composé deV, de lave cinéfiée, était parsemé de cre-eantes ’ d’où sortaient des fumées et des3 chaudes. Toute cette surface d’un noir

luisant avait gardé les configurations de la laveliquide, lave tellement fragile encore qu’ellecraquait sous nos pieds comme de la glace. Souscelte croûte, épaisse de quelques pouces à peine,grondait un bruit caverneux, un ronflementd’incendie intérieur ; en certains endroits, nospieux enfoncés avec vigueur ouvraient des trousdont on n’apercevait pas lefond. Nous marchionssur un abîme. Parfois même on voyait se dé-tacher quelques morceaux du rebord qui rou-laient avec fracas dans le cratère. Cette chausséede cendres et de scories sera rongée ainsi peu àpeu, et croulera comme une falaise minée aupied.

De la parlie orientale du volcan toute seméede bancs de soufre, nous allâmes vers les paroisde l’ouest. A mesure que nous avancions, cesparois prenaient plus d’escarpement, et à cepoint qu’elles n’offrirent plus bientôt qu’une mu-raille de sept à huit cents pieds de hauteur. Apic sur nos têtes pendaient des hlocs de rochersque le moindre souffle, le moindre ébranle-ment, eût pu détacher pour nous engloutir. Endivers endroits des vapeurs blanchâtres s’échap-paient des flancs et du sommet du cratère, tan-dis que des ruisseaux d’une lave argileusesemblaient comme autant de cascades récem-ment figées.

A la distance de deux milles environ du pointoù nous étions arrivés sur le rebord, nous trou-vâmes , vers la partie occidentale, un endroitoù, élargi de plusieurs centaines de pieds, ilcesse de former une muraille verticale. Cet étatdu terrain paraît avoir résulté d’un grand ébou-lement; et l’entassement des blocs de lave y esttel que l’on peut, en ■s’aidant de ces pointsd’appui, descendre au fond du gouffre. Nousnous y risquâmes par un chemin en zig-zag , etvingt minutes après j’arrivai sur le plan infé-rieur du cratère. 11 s’agissait de traverser cefond de cendres et délavés , et j’avoue que j’hé-sitai. Makoa, qui m’avait suivi dans toute celtereconnaissance, me secourut, tremblant quej’étais de fouler ce plancher, solide aujourd’hui,liquéfié demain. « Monsieur, me disait le boninsulaire, je passerai devant vous. N’ayez pasde crainte; Pelen’estpasfâchée, et lesHawaiiensn’ont rien fait pour la mettre en colère. Essayezavec moi : venez. Des Européens ont traversédéjà lefond deKirau-Ea. Des missionnaires l’ontfait; M. Byron l’a fait, et d’autres encore. Iln’y a rien à risquer. » Makoa parlait avec uneassurance qui m’enhardit ; il citait d’ailleurs desEuropéens, des Anglais qui n’avaient pas re-culé devant le gouffre. J’avançai dope. Cepen-