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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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’ üous arrivâmes sur un piton qui la do^ to ut entière, et d’où l’on découvre l’Océan®iass e imposante du Mouna-Roa, couronné de,]N es éternelles, se déployait dans la directionv o; S - °- ; et avec une lunette il était facile d’y^ es acc idens volcaniques, des cratèresL 11 ^ j et des ruisseaux de lave refroidie. Lel) f mont était presse par une ceinture d ar-

t,*'

qui s’étendaient à six et sept milles de lae là nous dîmes un adieu définitif au volcan

^""au-Ea, et tirâmes vers le district de Kaou,

H

Plu

s méridional de l’île, où se trouvait le

de Pouna-Hohoa. La route était encore1^1*60 de cratères et de coulées refroidies, oùt„ ! Ve j fracturée et glissante, présentait presque^Joui' S l’ as p ec t d’un lac congelé. Le soir, unes pacieuse nous abrita à Kea-Pouana, pays

et désert. Ces cavernes, nombreusest îf " 'es environs, appartiennent, comme tout le

So

a 'U intérieur d’Hawaii, à des éruptions vol-

ques : la lave les a formées en se refroidis-Nous nous étendîmes dans cette hôtellerie

"Ut.

< S , alt e large de cinquante pieds , et, délivré1’^ S du grondement des cratères, je pus réparer^ 0l t>Uie de la nuit précédente.

Pï.p ttlesure que nous gagnions du côté de Ka-le terrain devenait plus fertile, le paysL S habité. Quelques grottes contenaient des- occu pées de la fabrication des étoffes.s 0f t Paient misérables, mais contentes de leur' ‘ Manquant d’eau dans cette zone aride,\ s , atu rels avaient trouvé un ingénieux moyenprocurer. Ils attachaient ensemble les

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Né ltts des longues feuilles canaliculées du’Nçj 1 . 11115 > en les courbant vers la terre dans laV lQ Hde vases et de calebasses. Ainsi s’utili-Nv; 6 grande partie des rosées et des eauxo> e s.

I ^ est

6 V 0 | c SUr la gauche de ce chemin que se trouvede Pouna-Hohoa, moins célèbre que\j e N rau *Ea, moins important, mais tout

n

Cl *rieux > Ses approches sont caractérisées

pni^ouvcmcns et la physionomie de terrainle '-s aux bassins des volcans. Au-delà de

V^des ..

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N-à. Ues dssu res exhalant de la fumée ; puis

Jit et presque sous nos pieds, se décou-

o* ( ^atn\ < ^ ress * on d’environ cinq cents toises

Njn ütre > affaissement d’une ancienne lave à

ll if. p 6 P le ds au-dessous de son niveau pri-

, °*tt a 8e trouvaient les crevasses principales ,

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f 0 * surtout projetaient leur fumée avec• ^ cnil naA.innh__!_•-

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qui accusait un puissant travail soû-les s’étendaient dans un grand déve-

loppement et comme un fossé de circonvallation.Rétrécies en certains endroits, au point qu’oneut pu les enjamber, elles s’agrandissaient d’au-tres fois de quinze à vingt pieds (Pl. LIV — 4 ).Dans les portions les plus larges, la fumée étaitplus épaisse et plus intense. Le terrain était sibrûlant près de là, que malgré ma chaussureje ne pouvais pas rester plus d’une minuteà la même place. A deux ou trois reprises,nous aperçûmes le fond qui se composait defragmens de roches éboulées. Ailleurs je trou»vai la preuve d’une éruption récente dansdes coulées de lave à l’état demi-solide. L’aspectgénéral de ce volcan me sembla plutôt celuide la jeunesse que de la décrépitude. Il est pos-sible que ce soit là un affluent souterrain deKirau-Ea, et quand le vieux volcan, affaissésous les masses qu’il aura vomies, ne pourra rom-pre sa croûte terrestre, il refluera sur Pouna-Hohoa, où, rajeuni et renouvelé, il reprendrases allures de conquérant et de dévastateur.

Un habitant de Kapa-Pala, que nous rencon-trâmes dans la région volcanique, nous racontaque les deux grandes crevasses s’étaient ouvertessept ou huit ans auparavant. La terre se fenditpresque sans bruit ; elle resta ainsi pendant deuxheures béante et muette ; puis un léger tremble-ment de terre secoua Kapa-Pala, et la dépres-sion actuelle se réalisa. L’indigène avait souventvu les crevasses jeter des flammes et vomir de lalave, qui venait saisir au pied les buissons etles arbustes pour les calciner et les détruire.

Des volcans de Pouna-Hohoa, nous nous ren-dîmes à Kapa-Pala, en parcourant des plateauxmoins ingrats et mieux cultivés. Kapa-Pala estun petit village manufacturier, qui fait un grandcommerce d’étoffes, connues dans le pays sousle nom de mamaki. On les cite pour leur finesseet pour leur durée. Depuis que nous avionsquitté les terres basses pour ces régions élevées,le froid était devenu assez vif, et de grands feuxallumés le soir étaient quelquefois insuffisanspour le combattre.

Le jour suivant, nous reprîmes notre cheminvers le littoral , reposant nos yeux fatiguésd’horreurs volcaniques et de gorges désertes,sur des plaines livrées à la culture et sur descases habitées. Notre halte de jour se fit à Kaara-Ra ; celle du soir à Maka- Aka, hameau de qua-tre à cinq maisons habitées par des familles pau-vres et hospitalières.

A Maka-Aka, la pente du chemin qui courtvers la mer devenait beaucoup plus rapide;aussi fîmes-nous en peu d heures les huit ou dixmilles qui nous séparaient du village littoral de