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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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passer entre ces bâtons, mais sans tou-

yerni 1’ un ni l’autre, des disques arrondis faits

ott Ulle espèce de lave compacte qu’ils nomment

° tt - Jadis les naturels étaient passionnés

s * lr ce jeu, et on se défiait l’un l’autre , non-

I l " e ttient d’individu à individu , mais de vil—

ï)q 0 * v *^ a o e » de district à district. Le lieu où

1 er S v * mes cette joute était renommé par l’habi-

Sq ® de ses champions : ce jour-là, 8,000 per-

VQ .« e s étaient accourues des environs pour les

p^ lr a l’œuvre. Actuellement les missionnaires ,

j, l, tt abus impolitique de leur autorité, ont

, e ndu aux naturels les divertissemens de leurs"il.

Ÿ eill.

!~ etr es. Les cantons, placés loin de leur sur-a oce, ont seuls gardé l’usage de l’ourou-

Ua.

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quittant Waï-Obinou, la route qui longeait

(U iv age se dirigeait quelque temps vers l’in-^. leür , à travers une campagne bien cultivée ;5e ' s > elle brusqtiait sa direction vers le sud. Là^h’ouvait le village de Papa-Poliakou , centrePeüts bouquets de cases semées autour de lui.q^Uoin paraissaient Kalehou, hameau de l’inté-Iç et Taï-Ritii où nous prîmes terre. Situé surIjj Cot « occidental du cap qui forme dans le sud^t’ointe la plus avancée de l’île, Taï-Çltii est, re-

]> fiunble encore par la nature de la lave nui«Ut,- 1 1

°Ure, lave d’une formation évidemment ré-

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l e e - Au-dessus de Taï-Ritii, en remontant versparaissent le long du littoral Kca-waï-

Ufis Kaula-Namauna, situé dans une contrée„ H^lej

r., r . r *5lement bouleversée et presque imprati-

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ia cause des laves. Au-dessus de Kaula-Na-aa commence le district de Kona, le plus po-

itti^ d’Hawaii , à cause de sa superficie. Le pre-l)| t . Vl Hage que nous y reconnûmes futKapoua,monticules coniques de deux centstt,^ de hauteur , composés de cendres et deK,. ere s volcaniques. Kapoua quelque jour ex-îaj,. a de soif dans cette contrée brûlée; il fautÜe j, Se Pt milles dans la montagne pour avoiret Au-dessus est le hameau de Oma-Kaa,pl(j s ^ rxe uf milles plus loin, celui de Kala-Hiti,^ c °Usidérable et plus favorisé par sa position.^°ttr n ' a bordâmes plus , si n’est à Keakea,as «ez imposant par sa population, et'‘ieu s Cür ' eux encore à cause d’une caverne spa-*° rm ® e P ar bu l ave > et fi 116 d es naturels'le Kea-Naee. C’est une avenue couverte

.fiente à soixante pieds de hauteur sur%t s l . x pieds de largeur, et quatre à cinqleai por°- Ses longueur. Une éruption con-. r | llne paraît avoir déterminé sa forma-, e est le résultat d’une chute de lave0e d’un rocher haut de soixante pieds.

Aussi un côté de la voûte offre une paroiperpendiculaire, avec les diverses teintes écar-late, pourpre ou brune de l’ancienne lave;tandis que l’autre côté, formé par l’écoulementde la matière, offre un aspect tout autre ,modifié par les accidens que la nappe liquide aformés dans sa chute. La couleur de cette paroiest d’un pourpre sombre ou d’un noir si écla-tant qu’on la dirait couverte d’un vernis vitré.Le moment où cette cascade en feu se précipitade cette hauteur dans une direction verticaledut présenter un merveilleux spectacle! On a puvoir d’ailleurs qu’Hawaii est toute pleine de ma-gnificences semblables, et, pour la décrire avecune fidélité consciencieuse, il faut revenir sou-vent sur cette constitution géologique qui est sonprincipal caractère , suivre partout cette lavequi y coule et qui en déborde, qui s’y reproduitsous mille aspects bizarres ou grandioses, quipossède l’île et qui la fait trembler à toute heure,soit par le souvenir de ses ravages passés , soitpar le pressentiment de ses ravages à venir.

Au nord de Kea-Kea, et sur le bord mêmedu rivage, nous vîmes Honaunau, notre der-nière halte avant Keara-lte koua. Honaunaun’est pas un endroit sans importance dans l’his-toire politique et religieuse d’Hawaii : elle ser-vit pendant plusieurs siècles de résidence auxdynasties royales, et les vestiges de l’ancienculte indigène y sont plus intacts et mieux ca-ractérisés que dans aucune autre partie de l’ar-chipel.

Le monument lé plus curieux de tous ceuxqu’IIonaunau étale encore , est celui que l’onnomme Hare-o-Keave, maison de Keave, os-suaire des rois et des princes d’Hawaii depuishuit ou neuf générations. Ce morai, délabré au-jourd’hui , fut jadis une solide construction enbois de durée , longue de vingt-quatre pieds etlarge de seize, élevée sur une chaussée de lavequi se prolonge fort avant dans la mer. Son toitétait en feuilles de ti ou dracæna; une palissadeserrée enceignait à la fois le bâtiment et sacour de vingt-quatre pieds carrés, pavée endalles adroitement assemblées. En dehors del’enclos et posées, les unes sur de petits pié-destaux, les autres sur des piliers, figuraientdes images grotesques , des effigies grossières,des personnages difformes de l’un et de l’autresexe, personnifications des divinités tutélairesdu local. D’autres sculptures du même goût,irrégulièrement et confusément jetées, garnis-saient la cour intérieure. C’étaient des figures auxcheveux hérissés, aux mains appuyées sur les han-ches, aux jambes, cambrées comme celles d’un