Band 
Tome premier.
Seite
443
JPEG-Download
 

AUTOUR DU MONDE.

443

Cl, uel]

e *Ie encore que sa défaite : ii se tua de saSUr Ifi rlinmn dp halnîllo

Mal

sur le champ de bataille,gré cette catastrophe, les Hawaiiens ne

^Cogèrent pas à la descendance : ils intronisé-1 le jeune Taraï-Opou , le même qui régnaitI Cook parut sur ce rivage. A cette époque,c * llp s n’ohéissaient pas à un seul chef ; mais cha-j e d’elles avait un arii-rahi, chef suprême, et„ es ar ‘is, ou princes de districts. Quant à lajî^de généalogie royale d’Hawaii , on peut lau, ner, pour l’époque antérieure à Cook, danshtbleau que dressa King sur les indications“aies des prêtres, au temps de la découverte.„l e tableau compte quatre générations ainsiass ées :

P

^ “urahou-aou-kaï-kaïa régnait a Hawaii : ilqu’ un fi] s nommé Nirou-Akoua. Pendant] e î. eil:i ps, Mawi avait pour roi Moka-Kea, dontJ s se nommait Papika-Niou.

1)Ja . ,ro u-Akima eut trois fils, dont l’aîné se nom-f,| 11 Kahavi ; Papika-Niou à Mawi n’eut qu’un8 a Ppelé Kaou-Rika.

a havi ne laissa non plus qu’un fils Kaïa-j^ttao ; Kaou-Rika à Mawi en eut deux : Mea-Tahi-Teri.

1(^1 aia 'Mam a ° laissa deux fils : Taraï-Opou etüll‘°«a; Mea-Mea, roi de Mawi, ne laissa qu’

St ii

a Ppelée Roalio.ar aï-Opou épousa la veuve de Mea-Mca,

Poi

eut un fils Tiwaro : le fils à son tour

q. ( ^ 5a Roalio, sa sœur utérine ; et, par suite deRouble filiation, Taraï-Opou put revendi-ez e » faveur de son fils la possession de MawiC des adjacentes. Cette prétention fut toute-ï^versée par le frère du roi défunt, Tahi-«Z 'Pd, appuyé d’un parti puissant, résista lesy 68 a U main.

N 011 l’ arc ldpel quand Cook dans

\ t ° ls ‘ème voyage parut devant l’une de cesl V| 20 janvier 1778 , l’illustre navigateur. a dans la baie de. Waï-Measous le vent de\\ '•

vue de ces vaisseaux énormes, le pre-

'ttr

a ° Uv ement des naturels fut une surprisequelque effroi. Ils ne s’approchèrent^ eilr s pirogues que peu à peu et avec quel-^ pl >r "deuce , montèrent en petit nombre surfoi, *** et restèrent émerveillés du spectacle°dVait. Cependant l’une de leurs premiè-gestions intelligibles fut de demander dunommaient hama - ili : circonstance

k?’ds

1

Ce nt Ut s ’ ex P , » c I uer autrement que par unej Au e . au| érieure d’Européens.

Ua. nil '‘ eu de ces démonstrations amicales ,

Q j^ re k se mblaient peu jaloux pourtant de

ces étrangers sur le sol de leur île. Ils

allèrent même jusqu’à s’opposer au débarque-ment, et les Anglais furent obligés de tuer undes plus l’écalcitrans pour intimider les autres.Après cet exemple, il n’y eut plus de lutte. Cook,descendu sur le rivage, rencontra partout durespect et de la soumission. Les naturels se pros-ternaient sur son passage, la face contre terre;on lui olfrait des pvésens de toute sorte, et unprêtre de l’ile lui adressa une prière comme àDieu . Dès ce moment des échanges paisibless’établirent entre les vaisseaux et la terre.

Ce fut àTauaiqueCookvisita un moraï (lieud’a-doration, lieu de sépulture) voisin du mouillage;et ce qui le saisit le plus dans ce monument pieux,fut sa ressemblance avec les constructions analo-gues de Taïti . L’affinité des deux archipels luiparut dès-lors probable; il ne s’agissait plus qued’aller à la recherche d’autres démonstrations.Lemoraï de Tauai consistait en un clos considéra-ble ceint d’un mur de pierres de quatre pieds dehauteur , et pavé à l’intérieur en cailloux mo-biles. A l’une des extrémités s’élevait une sortede pyramide quadrangulaire haute de vingtpieds sur quatre de côté à la base; la charpenteétait formée de perches verticales , traverséespar des baguettes de manière à présenter l’as-pect d’une cage grossière dans toute sa lon-gueur. Elle paraissait avoir été revêtue jadisd’une éLoffe mince et grise, dont quelques lam-beaux étaient encore pendans. Près de cette py-ramide et sur une sorte de plate-forme figuraientdes fruits offerts à Tangarea , dieu de l’ile. Lapyramide se nommait Hene-nanou , et dans unmoraï plus éloigné on en voyait une secondeplus importante encore, dont la hauteur allait àsoixante pieds. Du reste tout l’intérieur de cetenclos était semé d’objets symboliques et votifs,auxquels il était difficile d’attribuer un sens. Iciune longue, haute et étroite cage en bambous;là des piédestaux presqu’au ras du sol, de formeet de matières diverses; des lambeaux d’étoffesattachés à des pieux; une perche courbe ettaillée en lame de scie; une espèce de ruche re-couverte de chaume et reposant à dix pieds dusol sur une planchette que soutenaient deuxpoteaux ; voilà quels divers incidens présen-tait l’intérieur de l’cnceinte, dont la gravureseule peut donner l’idée (Pt-- LV ■—■ 2).

Au fond du moraï se dressait une case dequarante pieds de long, dix de large, et autantd’élévation. C’était le sanctuaire du lieu. En yentrant, on découvrait dans le fond deux figuresde bois, d’un seul bloc et assises sur un piédestald’environ trois pieds de hauteur. L’une de cesfigures était coiffée d’une sorte de casque, et