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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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*’ ei1 pour le traiter royalement pendant son*®Joiir. II fut promené de festin en festin , de

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en fête. Dans le nombre était une especeJeu olympique , un combat simulé qui mé-1 qu'on s’y arrête.

scène se passait en dehors de l’enceintettioraï et sur la partie septentrionale de la

^ r ® v e. Là vinrent se ranger, à peu de distance

, Utle de l’autre , deux divisions de 150 gucr-chacune. Celle de droite figurait l’armée^ Tabi-Teri et de Ta-Eo, rois ennemis; cellej 6 Souche, l’armée de Tamea-Mea. Les combat-if 18 brandissaient des lances émoussées , sem-j a 5les à celles qui servaient au combat, et surailes de chaque corps aurait dû figurer unfacilement de frondeurs pour compléter l’or-f e de bataille; mais il fut convenu que l’ima-^ation suppléerait à son absence.

^ Quand le signal eut été donné , les deux ar-t f Cs marchèrent l’une contre l’autre , d’une{>5 aiere à peu près libre et sans qu’aucun chef

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leur indiquer une direction : à une dis-Ce moindre , des harangues violentes furent°Uoncées ; on se provoqua de la voix et du’ Ste > puis, à un second signal , une grêletr aits siffla des deux côtés et vint s’amortir

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Un bruit retentissant. On ne saurait se faire

gf? Idée de l’adresse avec laquelle les javelots^ lc ut lancés et parés. Quelques guerriers pour-L nt en reçurent des contusions assez fortes; maisUonne humeur ne diminua point pour cela,t^ s c ette lutte qui n’était qu’une escarmouche,V^^uibat de deuxième ou troisième ordre, on'iè'r c ^ es soldats passer tout-à-coup de l’ar-Huj .d’avant, lancer leurs dards, relever ceuxpaient à terre , et les renvoyer à l’ennemi ;*1» s * fluand ils en avaient décoché deux ou trois,tle j diraient; mais les plus vaillans, les Achilles^ a nde, allaient défier leurs adversaires à

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Portée ; ils se posaient devant eux

les

t °quaient par le geste, par des paroles in-nj f es : devenus ainsi des points de mire

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i° US ^ es j ave l° ls ennemis , ils repoussaient«t tei ® ürs lances les traits qui auraient pu les*6^ re > et, saisissant les autres au vol, ils lesVoyaient à l’instant meme avec une mer-^ Use adresse.

ces guerriers nul n’égalait le roi.’^ ea s’était mêlé à la lutte pour quelques' Ct ’ Piqoc d’honneur par la présence des' ~ s * il voulut leur prouver que le rôle de

>1^,, ar mée n’était pas une sinécure pour un mo-Nt Uell!Wa ii e n, 11 combattit avec une si éton-adresse, avec tant de vivacité dans l’at-L > tant de promptitude dans la défense, que

Vancouver et ses officiers en furent émerveillés.Six dards le menaçaient à la fois; d’une main ilen saisit trois en l’air; il en brisa deux avec celuiqui lui servait d’arme offensive et défensive, etesquiva le sixième par un imperceptible mou-vement de corps.

L’ennemi cependant venait de distinguer leroi, au premier rang parmi les siens, et sur-le-champ il tourna de son côté toutes ses attaques.Les javelots arrivaient sur lui comme une grêleserrée et incessante ; il ne les évitait plus quepar des prodiges d’adresse; il allait être touchésans doute , quand par un mouvement soudainson armée l’entoura, lui fit un bouclier vivant;après quoi, réunissant tousses moyens d’action,elle décocha à l’ennemi des traits si nombreux etsi bien dirigés que la victoire se déclara pour elle.Tamea-Mea vainqueur sortit de cette mêlée sansavoir été atteint une seule fois.

Plusieurs épisodes caractéristiques avaientsignalé cette lutte confuse. Tel fut l’instant où ils’agit de se disputer le premier mort ou blessé.Comme celui à qui ce malheur échoit est destinéà être sacrifié au moraï s’il tombe au pouvoirde ses antagonistes, les deux partis font d’in-croyables efforts pour s’arracher celte victime,et beaucoup y périssent de côté et d’autre. Dansle combat actuel , le blessé était du côté deTabi-Teri, et l’on se disputa long-temps, et avecdes chances à peu près égales, à qui l’aurait.L’action se soutint de la sorte toujours plusanimée, jusqu’au moment où plia l’armée deTabi-Teri et de Ta-Eo. Alors les guerriers deTamea-Mea saisirent les blessés du parti adverseou les hommes supposés morts, et les traînèrentsur le sable par les talons, jusqu’à une certainedistance du champ de bataille. Ces pauvres dia-bles , qui jouaient les trépassés, devaient êtredes hommes d’une vertu et d’une résignationexemplaires. De véritables morts n’auraient pasété plus patiens. Déjà pendant toute la mêlée onles avait foulés aux pieds, poussés, mdurtris ;on les traînait alors sur les cailloux et sur lessables , sans que la douleur pût les tirer de leurimmobilité apparente. Une fois la comédie jouée,ils se relevèrent, la bouche, le nez, les yeux, lesoreilles remplies de boue et de terre , se secouè-rent comme des caniches, et gais, rieurs, guil-lerets , ils allèrent se débarbouiller dans la mer.Us avaient rempli leur rôle en acteurs parfaits.

La lutte pourtant n’avait été engagée jus-qu’alors qu’entre la soldatesque, le troupeaudes guerriers. Les chefs n avaient pas combattu ;ils s’étaient tenus tout-à-fait en dehors delàmêlée populaire. Mais quand la victoire lui eut