AUTOUR DU MORDE
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*°®ie, il était facile de voir qu’ils portaient1 très-grand intérêt au succès du spectacle et dej l lc e. Celle-ci allait vers eux ou s’en éloignait^ s diverses directions , selon les exigences deg f r °ie ; elle semblait suivre pour cela un pro-4 ri mtIle arrêté d'avance et convenu entre eux../‘Vée sur la scène, elle y récita d’abord avec^ e énité, lentement, gravement, un discours^ Poème; puis, elle s’anima par degrés, accen-ses mots d’une façon plus vive et plusS|j . ^pte , et s’inspirant peu à peu de sonEnfin , quand elle se fut montée au der-llt) r point d’enthousiasme, elle déclama avecf 0 ^Oergic,uri feu, un élan,qui électrisèrent celte^ e e t qui déterminèrent de longs applaudisse-J> eîls * La multitude semblait s’associer au jeu der,c e : calme quand elle était calme, exaltéer tl( l elle était exaltée. Vancouver confessa que,| e 1 4 u ’il ne comprît rien aux mots , les poses,^nf eSteS ’ l’ acceut de cette voix, l’émurent etk ere ssèrent. L’orchestre n’avait rien de sau-5 0 ® e e t de discordant, et Poukou mettait dans^J e u de la grâce et de la décence. Un fait àtiQ rc I u er d’ailleurs, c’est que les principes dei))j s Poétiques anciennes avaient été devinés et1, 0 ^ e n œuvre par ces acteurs polynésiens. LeL Se ns leur avait dit que, pour tenir jusqu’au. Ou spectateur enchaîné et saisi, il fallaitlr une progression d’intérêt, et monter tou-i :? l ïs dans l’échelle des tons , commencer par leet la dignité pour aboutir à la chaleur et
Q^housiasme.
représentation ne fut, du reste, que leCçlj^de d’une autre d’un genre plus relevé. Pour^ a > il fallut de longs et sérieux apprêts ; onl St ^upa comme d’une affaire d’Etat : les®s et les dames de la cour devaient y jouertlT| iers rôles. On croit même que le roi neiL & ll a pas, comme il le faisait dans les gran-
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Usions, de donner son avis sur les ajus-n ^ e t les costumes des actrices.
118 on espace carré, bordé de maisons et
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a Sé d’arbres, se groupèrent 4,000 specta-cle^’ P a rés de leurs plus riches habits, si serrés,'1^ i ass ® s > que tous les coudes se touchaient, et'‘‘'O, laa § s avaient à peine vingt pieds deLa pièce avait été annoncée pourj e ^ eur es; mais, comme les dames ont dansScj P a J s I e privilège de se faire attendre, àeur es les toilettes n’étaient pas achevées et® la O vide. Le parterre se fâcha, il cria, il'Vé °^ a leS relai ’dataires jusqu’au moment oùV h “Ha on maître des cérémonies, un régis-Thi ***üicn ; il s’inclina, prononça un discours
Voc l ua de grands éclats de rire ; puis dis-
parut. L’orchestre préluda à ce moment et ob-tint du silence. La bande des musiciens mon-tait à cinq hommes : tous debout , ils te-naient d’une main une pièce de bois poli enforme de lance, et de l’autre un bâton qu’ilsheurtaient contre le premier instrument : de cechoc résultait une espèce de musique qui servaità accompagner le chant.. Les airs variaient sui-vaut la mesure et le mouvement surtout. Ladifférence des notes, leur progression du graveà l’aigu, dépendaient de l’endroit où les bâtons ve-naient à se heurter. Les musiciens y apportaientune précision telle que peu de dissonances se fai-saient remarquer et que les cinq inslrumensmarchaient lout-à-fait d’accord.
L’orchestre avait terminé son ouverture ,quand une explosion de cris et d’applaudisse-mens signala l’entrée des actrices. Les musiciensse reculèrent alors et s’établirent vers le fonddu théâtre. L’ajustement de la plupart de ces ac-trices ressemblait assez à celui de Poukou. Seu-lement les étoffes étaient plus belles et drapéesavec plus d’élégance. De la ceinture jusqu’à mi-jambe, le costume était plissé avec beaucoupd’art et de goût. Autour des jambes, au lieud’étoffes et de réseaux ornés de dents de chien,ces dames portaient des guirlandes tressées avecune espèce de liane, festons de verdure qui gar-nissaient le bas de la robe et tombaient jusqu’àla cheville. Elles n’avaient point de bracelets,mais sur leurs épaules et sur leurs cous pen-daient d’autres guirlandes artistement faitesavec les larges feuilles du dracæna.
La pièce représentée se divisait en quatreactes. L’actrice principale, jadis la favorite deTamea-Mea, était alors l’épouse d’un chambellandu prince, espèce de Bonneau fort accommodant.Elle avait arrangé sur sa tête une guirlandeverte qui relevait sa gracieuse figure. Près d’elleétait la fille captive du roi Tahi-Tei’i. La femmede Karaï-Mamahou, sœur cadette de la reine,occupait le milieu comme la plus élevée detoutes par le rang et par la naissance. Autourde ces trois actrices de haute volée , figuraientd’autres dames de la cour, dont le nom et la po-sition étaient moins illustres. Cela formait entout sept actrices pour la pièce. Elles se rangè-rent sur une seule ligne en face de l’espace oc-cupé par les dames de qualité et par les chefs.
Le spectacle était un mélange de chants et derécitatifs, dont une pantomime expressive révé-lait tout le sens, La pièce était en l’honneurd’une princesse, nommée K.araï-kouli-niao,que l’on retenait captive à soixante milles de là.Pour mieux assujettir la foule à cette pensée in->.