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Tome premier.
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AUTOüil DU MONDE.

Son corps était habitué à plus de liberté.. * Je le dessinai avec sa femme et je joignis auch' U ses principaux officiers qui étaient cou-es à ses pieds, ainsi que les deux gardes àliteaux de plumes, qui, le sabre nu, sem-> aie *it prêts à le défendre. Nous fitnes cadeau^ e ürs Majestésd’unchâledeMadrasetdebelles^ 0|) cles d’oreilles ; mais nous eûmes le regret de^° lr Qu’ils recevaient nos présens sans affection® a ns paraître y attacher le moindre prix. »

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e pouse du roi était sa propre sœur, une‘ c *cuse et jolie personne, aux manières en-

d ltles et niaises ; elle se permit, vis-à-vis du(e dateur de l’expédition et des autres visi-l)) l)1 ’ s > des manières qui, dans tous les pays dul 9 ^ e , auraient pu passer pour des avances. Saf 16 de cinq pieds six pouces n’enlevait rienformes de leur harmonie et de leur grâce.

Quatre épouses de Rio-Rio, Kaou-Onoe (on** 0l ï>mait ainsi) était la préférée,

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üs jeunes Français de l’Uranie poursuivi.

^’cx a * ÜS * P ea dant tout leur séjour une sérieP e riences personnelles. Les officiers se trou-e n relations journalières avec le roi et lav;/ la royale. De part et d’autre, on se rendait^la' te \ 0n se 011 échangeait des politesses.

(|j v ' Jle niot une cérémonie importante vint fairers *on à ces petites aventures individuelles.

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Premier ministre du roi, Karaï-Mokou, sur-ItUié Pitt, avait appris qu’à bord de ï Uraniejj pouvait un piètre, un aumônier : c’était(j e Quéien, cousin de l’archevêque de Paris .tL^Uiawaiien voulutêtre baptisé, et son bap-

V , e s e fit à bord avec une certaine pompe.

1 Ce qu’en dit le dessinateur de l’expédition :> 0lU le baptême eut lieu sur l’Uranie; le roil e ut y assister, la reine-mère l’accompagna.If j 5rio t du commandant, sous les ordres deeari neret, fut chargé de transportera bordes membres de la famille royale. J’étais à.1 e h désirant faire de cette scène le sujetdo ub i d e s sin, je préférai m’embarquer sur uneftiijj, j 5 pirogue que le roi avait fait préparerPoq r ai - Le roi demanda quelques momeus* 15 e babiller; et, peu galant envers les dames,11 att ®ndre plus d’une demi-heure. Ses1liée s ^ Us c hères épouses étaient déjà ernbar-* av ant d’entrer dans le canot, il se fitpour pouvoir se mettre à couvert du

V n’ < ' US Une tente ou sous un P aras °i- Sa

Ste pas brillante ; il portait une petite

, e( , RUe galonnée, des pantalons verts col-lait Ses Un c hapeau noir de paille : il rnéna-8e, hl)a r S ^ rani ^ s costumes. Il fut le dernier qui1 a > et nous remarquâmes qu’en en-

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trant dans le canot, il appuya fortement sonnez sur eelui de la reine-mère , et qu’ils répan-dirent tous deux quelques larmes.

» Son embarcation ouvrait la marche; lanôtre suivait immédiatement, et derrière nousétaient encore deux doubles pirogues, et quatrepirogues simples portant des personnes de dis-tinction.

«Leroi fut salué de onze coups de canon. Il des-cendit dans la batterie pour voir exécuter le feu.L’autel était prêt. Le néophyte M. Pitt,ou Karaï-Mokou était à bord depuis plus de deux heures.•M. l’abbé de Quéien , notre excellent aumônier,officia tout simplement, ne pouvant se fairecomprendre de l’auditoire ( Pl. LVII — 1 3 ).Notre commandant était le parrain ; M. Ga-bert, son secrétaire, la marraine; leur domes-tique, le sacristain. On offrit des chaises auxprincesses, dont la plupart se couchèrent parterre. Plusieurs des officiers hawaiiens présensnous demandèrent combien on ferait sauter dedents et combien ou arracherait de membres àleur ministre; et nous eûmes beaucoup de peineà leur faire comprendre que ces sacrifices étaientcontraires à notre religion.

» Pendant la cérémonie, le roi demanda unepipe et fuma. Les reines étaient étonnées ducostume brillant du prêtre, et de la beauté del’image de la Vierge qui se. trouvait sur l’autel.Chacune d’elles demanda à la baiser. De tempsen temps elles demandaient à boire, ce qu’onn’osait pas leur refuser; puis elles visitèrent lenavire, et descendirent jusque dans nos cham-bres , où elles nous firent compliment sur noscouchettes, qu’elles trouvaient fort élégantes etfort commodes. »

Ce Karaï-Mokou ou Pitt, dont le baplêmpvenait de s’accomplir, était un homme d’uneassez haute taille ; son regard ne manquait pasd’expression et de finesse, et son front, plusélevé que celui des autres insulaires, accusaitchez lui des facultés assez développées (Pl. LVII•— 4)- Sa conversion solennelle au christia-nisme semblait être plutôt l’effet d’un calculambitieux que d’une conviction sincère. Peu dejours après, son frère, le gouverneur Boki, sefit baptiser à son exemple.

Tels furent les événements qui marquèrent lepassage de l’Uranie aux îles Hawaii . La corvettemouilla ensuite tour à tour à Mawi et à Oahou.Partout elle eut à se louer des naturels, à l’ex-ception d’un seul, nommé Kiaï, chargé des ap-provisionnemens par le roi. Cet homme trouvamoyeu de faire ses affaires, eu judaïsanl sur lesprovisions qu’il vendit à nos Français .