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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

' a vre d’un mille et demi de largeur. Au-delà le®°l s’élève doucement pendant l’espace d’un oumilles, jusqu’à ce que commence uner,a nie de hautes montagnes qui sont comme11,10 ceinture de rochers autour de la haie,future qui, des deux côtés, vient aboutir auxe " x pointes de l’entrée.

fond de la baie se trouve pour ainsi direP^tagé en deux par une pointe avancée sur-^•Uée d’un piton de roches : sur la droite unefaille verticale en basalte, haute de plusieursCetlt aines de pieds, ferme l’un des côtés du hâ-y re i tandis que la face'opposée se compose d'unj^° c immense, tapissé d’arbres et de plantes.

es cascades qui jaillissent du haut des monta-j’ l,es coupent cette verdure de leurs nappesJuches et écumeuses. Cette végétation active,e Mélange d’eau et de forêts , cette naturesre ste et luxuriante, attiraient et charmaient lepïard. Les vallées étaient si touffues qu’on n’ylsl inguait qu’un très-petit nombre d’habita-j 0l >s. Trois ou quatre seulement, perchées sur^Paîtedes collines avoisinantes, semblaient do-lr *èr les autres et surveiller le pays} ailleurs^ v oyait à peine çà et là quelques cases percer^ r avers les clairières, ou montrer leurs toits au-es «>is des haies serrées qui les entouraient.

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Ç’est dans cette baie que 'l’Oceanic jeta sonCl 'e le 11 mars 1831. A peine étions-nous

^atrés que plusieurs centaines de pirogues'Valaient déjà le long du bord, tandis que des^'liers de têtes bronzées paraissaient au-dessusu ^ e au, et semblaient vouloir gagner le sloopv a «âge. En quelques minutes le pont fut cou-d’i nsu l a i r es; ils avaient grimpé de tous lesv ^ s ! les uns par le câble ; les autres par le gou*fjv^ail, à tribord, à bâbord, de l’avant, de l’ar-Cinq ou six entrèrent dans la chambreQk ^ es fenêtres ouvertes du couronnement,une véritable prise d’assaut. : un abor-dans toutes les règles, à part les voies de

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' Cependant ils étaient deux cents sur le

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fitif 1 ’ ^ ais > vifs, bons et ne songeant pas à mala ’ ni ais trop nombreux pour être surveillés,s 0 a «gereux dans un de ces cas de brouilleaitlej comme il en survient si souvent avecP >Cu pEdes. « Diable ! se disait Pendleton ;pl^ 1,e peut pas durer ainsi ; nous ne sommestfçV'Pac* nous avec ces gaillards-là : il faut met-{>a s °« ordre à leurs visites. » Et ne voulantV en; User de violence, il demanda que l’on fitC * ,e P s Principaux du pays. En atten-po ür ’ °« fit autour du bord une espèce de gardeUn nouveau fi« x d e visiteurs n’aggravâtCs embarras de l’équipage.

On ne pouvait plus ni manœuvrer, ni se re-connaître à bord du sloop; chacun de nous étaitassailli d insulaires , hommes et femmes, nouspressant, nous accablant de questions que nousne comprenions pas toutes. Philips, qu’à sonembonpoint on avait pris pour le capitaine dubord, avait déjà une petite cour de Nouka-IIi-viennes. On l’entourait, on le harcelait d’avan-ces et de caresses pour obtenir soit un petitmiroir, soit quelques grains de verre. Jolies,gracieuses et avenantes pour la plupart , cesfemmes avaient une coquetterie instinctive, unair d’abandon et de laisser-aller qui ne sem-blaient pas répugner à ce Lovelace de l’Océanie.Il se permettait avec elles des gestes familiersdont celles-ci paraissaient fort honorées. Fortaccommodantes d’ailleurs, elles n’étaient guèredisposées à refuser ou à défendre quelque chose,différentes en cela des Hawaiiennes qui met-taient quelque réserve et quelque choix dansleurs passions.

Quant aux hommes, ils se souciaient peu dece que leurs femmes pouvaient faire; ils s’amu-saient de tout à bord, s’inquiétaient des moin-dres bagatelles, demandaient principalement desfusils et de la poudre pour exterminer leurs en-nemis. Ils auraient voulu obtenir, posséder toutce qu’ils voyaient, une montre, un habit, un mor-ceau d’étoffe, un bout de corde. Avec peu dechose, je fis une multitude d’heureux; puis onabusa tellement de ma générosité, on me fatiguatant et si bien, que je fus obligé d’en venir à unrefus général et systématique. Sans cela toutel’tle fut venue vers moi; on m’eût forcé à donnerjusqu’à mon dernier vêtement. Le seul avantageque je retirai de mes libéralités, ce fut de cons-tater jusqu’à quel point mes études philologi-ques me seraient utiles dans l’Océanie. Il mefallut comprendre ce qu’on demandait aussibien par gestes que par mots, et la pantomimeaida souvent à l’intelligence du dialogue. Ce-pendant le peu que je savais du dialecte ha-waiien me servit à Nouka-Hiva ; il n’y avaitd’un idiome à l’autre que d’insignifiantes alté-rations, et un quart-d’heure d’expériences mesuffit pour les constater.

Aucun chef pourtant ne se présentait en-core , et Pendleton allait faire un coup d’auto-rité , quand on annonça une barque portant despersonnages de distinction. C’était en effet lepremier chef de la tribu, un joli petit enfant dedix ans nommé Moana, que conduisait Haape,son tuteur et régent pendant sa minorité. Ilsétaient accompagnés de Tena, fils du régent etenfant du même âge que le roi, et de Pia-Roro f