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AUTOUR DU MONDE.
^ibutaires de Porter, à l’exception des deuxUns puissantes, celle des Taï-Piis et celle des^Uti-akou-Touoho. Celles-là déclarèrent formel-
er *ïent qu’elles resteraient indépendantes du
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Patronage étranger.
Porter ne crut pas que l’heure fût encore ve-^e de réduire les tribus réfractaires. Il cherchaa s’établir auparavant, de telle sorte que leurs °Umission devînt immanquable et facile. Lesttaturels parmi lesquels il vivait le servirent demieux; ils allèrent jusqu’à bâtir pour les■'ttropéens un joli petit village, que Porter apP e la Madisonville; et plus tard la guerre décla-r ® e contre les Ilapas ayant, nécessité des précau-h°Hs défensives, les mêmes hommes se prêtèrenta construire sur leur territoire une forteresseJUi prit le nom de fort Madison. Le 19 novem-' re , quand cet ouvrage informe fut terminé,orter crut devoir prendre possession de Nou-fa-Hiva, au nom et pour le compte des États-
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pour le compte
n >s. Quoique deux tribus fussent encore in-s °Umises, il étendit cet acte à toute l’île , et le^oclama par la pièce qui suit, pièce mêlée de° l irsoufflure espagnole et de logique améri-
c-iine :
" Les présentes ont pour but de faire con-ytre à l’univers que moi, David Porter, capi-’Oe de navire au service des Etats-Unis d’A-mérique, et commandant la frégate l’Essex, ai,nom desdits États-Unis , pris possession del, c nommée par les naturels Nooheevah, géné-^ e, nent connue sous le nom ÿihde sir Henry^ artln , mais actuellement appelée île. de Ma-^°n; qu’à la prière et avec l’assistance des tri-alliées de la vallée de Tieu-Hoï , ainsi que^ es tribus des montagnes, que nous avonsI 0rtl ptées et rendues tributaires de notre pavil-j’ai fait bâtir le village de Madison, consis-en six belles maisons, une corderie, une
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° l 'langerie, et autres dépendances; que, pourdéfense de ce village et pour la protectionn aturels alliés, j’ai construit un fort suscep-e de recevoir seize canons, où j’en ai placé
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re > et que j’ai nommé fort Madison.
Nos droits sur ces îles, basés sur une prio-
rité a . , -
ev idente de découverte, de conquête et
0 lJ U t Ccu Pation, ne sauraient être contestés. En’ les insulaires., pour obtenir de notreSftire Une protection qui leur était si néces-l^ill' ° nt t ^ s * r ® ® tre a ^dtis dans la grandeh|[ - 6 arn ® r ic9ine, dont le gouvernement repu-p Qü ^ In a beaucoup d’analogie avec le leur. C’està l eu ^ Uo *’ désirant contribuer à leur intérêt ett!r 0 j t r . , et rendre en même temps nos
^contestables touchant la propriété d’une
île fort importante sons une foule de rapports,j’ai pris sur mon compte de leur promettrequ’ils seraient adoptés par les États-Unis , quenotre chef serait leur chef; de leur côté, ilsm’ont affirmé que, parmi leurs frères améri-cains , ceux qui les visiteraient seraient à l’ave-nir accueillis avec amitié et hospitalité; qu’ilsleur fourniraient avec abondance toutes les pro-visions qui se trouvent dans l’île; qu’ils leurprêteraient leur aide contre tous leurs ennemis,et qu’ils empêcheraient, autant que cela dépen-drait d’eux, les sujets de la Grande-Bretagned’aborder sur leur île jusqu’à ce que la paix eûtété conclue entre les deux peuples.
» Durant notre séjour en cette île, de richesprésens nous ont été offerts par toutes les tri-bus; voici la liste de celles-ci :
» Six tribus dans la vallée de Tieu-Hoï appe-lées les Taeebs, savoir : les Hoattas, les Maouhs,les Houneeahs, les Pakeuhs, les Hekuahs, lesHarrous ;
» Six tribus de Hapas, savoir : les Niekees,les Tattierovys, les Paehas, les Keekahs, les Te-kaahs, les Mullawhoas;
» Trois tribus de Mamatouahs : les Maama-touahs, les Tioahs, les Cahalias ;
» Deux tribus de Attatokahs : les Takeeahs,les Paheutahs ;
» Une tribu des Neekees;
» Douze tribus des Typees : les Pohesyuahs,les Naegouahs, les Attagiyas, les Cahunukohas,les Tomaraheenahs , les Tieheymahues, lesMooaeekas, les Aterhows, les Attestapwyhunahs,les Attebacoës, les Attetomohoys, et les Atta-ka-kaha-neuahs ;
» Lesquelles ont témoigné pour la plupart ledésir d’être placées sous notre protection , etnous ont semblé disposées à obtenir, à quelqueprix que ce fût, une alliance qui leur prometune si grande utilité.
» En conséquence de ces motifs, et aussi pourque la possession de cette île pe puisse nousêtre disputée par la suite, dans une bouteilleenterrée au pied du fort Madison, j’ai déposéune copie de la présente déclaration, et en outre plusieurs pièces de monnaie au coin desÉtats-Unis .
b En témoignage de quoi, j’ai apposé ma si-gnature.
» David Porter, b
» 19 novembre 1813.
Comme on le voit, la prise de possession en-globait toutes les tribus de l’île, quoique lesTaï-Piis et leurs alliés ne fussent pas soumis. Aune première sommation de Porter pour qu’ils